Depuis Jeudi, et encore plus depuis Samedi et la condamnation juridique de Marc Ravalomanana, il est devenu bien difficile de faire assoir les différents protagonistes autour d’une même table. Les trois mouvances avaient refusé de participer à la suite des discussions à l’espace Les Hérons de Votonvorona, car elles refusaient d’être submergées par une masse de partis politiques signataires des accords d’Ivato et elles continuent de privilégier l’approche mouvance.
La CNOSC a essayé de réunir à nouveau les uns et les autres dans un lieu « neutre », cette fois-ci à l’espace Astauria d’Antanimena ce Mardi 31 août, mais sans plus de succès. Une nouvelle fois, les trois mouvances ont boudé le rendez-vous proposé, comme pour renforcer le message qu’aucune discussion ne pouvait avoir lieu suite à la condamnation de Marc Ravalomanana.
La CNOSC se retrouve ainsi boudée, bien qu’elle continue à bénéficier de l’engagement visible du Dr Simao, envoyé de la SADC. Celui-ci est même allé jusqu’à laisser entendre sur les médias que la présence des trois mouvances n’était pas nécessairement une condition indispensable à la suite des pourparlers. Selon lui, les partis politiques restent libres de participer ou non à la Conférence nationale, ils devront cependant assumer les responsabilités de leurs décisions. Et s’il a relevé que la condamnation de Marc Ravalomanana était dommageable vis-à-vis du climat des discussions, il a également souligné que la question de l’amnistie serait à débattre lors de la Conférence nationale.
Recueilli par Yann





