Ce vendredi 16 septembre, une école primaire publique (EPP) d’Atsimondrano n’avait pas encore reçu les subventions promises par le gouvernement dans le cadre des mesures de gratuité des frais d’inscription. Le directeur de cette EPP fait patienter, pour ne pas dire qu’il refuse carrément de restituer les frais d’inscription aux parents qui étaient venus les lui réclamer tant qu’il n’a pas encore reçu de la CISCO (circonscription scolaire) les subventions promises.
Une note de service du ministère de l’Éducation nationale a en effet été diffusée à l’attention des responsables des EPP et des CISCO ce mardi 13 septembre. Il leur est demandé « de ne procéder à la perception de frais de scolarité d’aucune sorte » pour rendre effective la gratuité de l’éducation. La note assure ces responsables que « des ressources parviendront incessamment dans les EPP pour leur permettre de bien fonctionner et de permettre également aux éducateurs de mener à bien les activités pédagogiques habituelles ». La note est signée du Secrétaire général du ministère de l’Education nationale.
Ce vendredi 16 septembre cependant, des parents d’élèves d’EPP d’Ambohimamory se sont vus refusés la restitution des frais d’inscription ; il leur a été dit que le responsable de l’établissement attendait d’abord la subvention de l’État, et jusqu’à ce jour, la CISCO ne lui a pas remis cette subvention. Par ailleurs, ayant compris des déclarations du gouvernement à propos de la gratuité de l’éducation que celle-ci touchait tout paiement relatif à la scolarité de leurs enfants, les même parents ont demandé à ce que le directeur de l’EPP rembourse également la cotisation pour le FRAM (association des parents d’élèves, qui prend souvent en charge les instituteurs). Ce que le responsable de l’école a refusé.
Apparemment le problème demeure entier pour les responsables et les parents d’élèves de cette EPP. Les subventions ne leur sont pas encore parvenues et la cotisation pour les maîtres FRAM n’est pas correctement prise en compte par cette note de service. Or les maîtres FRAM doivent tout de même être payés car ils sont embauchés par les parents d’élèves. Et la coutume veut que les parents payent ces enseignants au début de la rentrée scolaire, sinon ces maîtres FRAM ne peuvent assurer leur fonction d’enseignant. Selon les informations recueillies sur Viva TV, il semble que le dialogue entre les parents d’élèves et le directeur de l’EPP se poursuit.
Recueilli par Valis




