Réagissant par rapport à la présence de Andry Rajoelina, président de la Haute Autorité de transition (HAT) au Sommet sur le climat à l’assemblée générale des Nations unies (ONU), les « légalistes » de la diaspora adressent une lettre de protestation au président de séance de l’Assemblée générale, Miguel d’Escoto Brockmann tout en adressant une copie au Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon. Dans cette lettre en date du 22 septembre, le Collectif GTT (Gasy Tia Tanindrazana) rappelle les faits qui se sont produits depuis le 17 mars 2009 dans la capitale malgache et les condamnations unanimes de la communauté internationale du coup d’Etat perpétré par Andry Rajoelina et qui l’a porté au pouvoir.
Le Collectif GTT évoque aussi les diverses tentatives de résolution de la crise qui n’ont toujours pas porté ses fruits jusqu’à maintenant ; pour réclamer ensuite la condamnatoin renouvelée des Nations unies sinon ce serait la légitimation des « coups d’Etat », indique la lettre reproduite ci-après.
Monsieur le Président,
« Depuis le 17 mars 2009, Madagascar est sous la dictature du putschiste Andry Rajoelina. Toute la communauté internationale est unanime dans sa condamnation de cette prise de pouvoir par la force. Le Groupe international de contact (GIC), la SADC n’ont pas ménagé leurs efforts pour trouver des solutions consensuelles et durables à la crise que traverse Madagascar depuis 9 mois déjà.
Malgré les efforts consentis par la mouvance de la Légalité représentée par le Président Marc Ravalomanana, le putschiste Andry Rajoelina n’a cure de ces efforts consentis dans l’intérêt suprême de la Nation Malagasy, le putschiste Andry Rajoelina et ses compagnons continuent de narguer la communauté internationale.... Pire, l’ONU aujourd’hui donne un prétexte à celui qui a commis un coup d’Etat de se prévaloir de la légitimation de son acte par l’invitation de Madagascar à sa prochaine Assemblée générale.
Devant cette supercherie du putschiste Andry Rajoelina de profiter de cet événement pour tromper le monde d’une quelconque légitimation, nous, collectif GTT Gasy Tia Tanindrazana, rappelons à la communauté internationale qu’un coup d’Etat n’a jamais été reconnu par l’ONU jusqu’ici.
Nous, signataires de la présente, demandons respectueusement à votre Excellence, de faire en sorte que le Droit l’emporte sur la force pour que Madagascar retrouve la Paix et la voie du développement qu’il a amorcée depuis 2002 et que ce coup d’état a anéanti.
Nous demandons instamment à l’Organisation des Nations Unies de ne pas accepter en son sein, en la personne de Andry Rajoelina, un hors la loi, car ceci enlèverait à l’avenir toute crédibilité à l’Organisation internationale qu’est l’ONU et constituerait une violation des règles qui régissent l’Institution.
Nous condamnons toute forme de légitimation du coup d’état perpétré à Madagascar le 17 mars 2009.
Espérant que notre lettre recevra l’attention qu’elle mérite, nous vous prions de croire Monsieur le Président, en notre très haute considération et estime en vous-même et l’ONU ».
Paris, le 22 septembre 2009
Collectif GTT Gasy Tia Tanindrazana
Recueilli par Bill





