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dimanche 21 décembre 2014
 

 > Economie

Révolution verte - Riziculture

Les objectifs loin d’être atteints

vendredi 28 septembre 2007, par Lanto

Tripler la production rizicole. Tel est l’objectif visé dans le cadre de la Révolution verte. Or, selon le bulletin du Réseau des Observatoires Ruraux août -septembre 2007, force est de constater que le système de riziculture traditionnel prédomine encore. De manière générale, les nouvelles techniques diffusées n’ont pas eu de percée conséquente. De grands efforts restent à fournir.

Les SRA (Système de riziculture Amélioré), SRI (système de riziculture Intensive) ou repiquage en ligne simple ont plutôt touché des observatoires à « petite » ou « moyenne » riziculture tels l’Itasy où elles concernent plus de 20% des superficies développées, des périmètres où la proximité des services agricoles, de l’approvisionnement et de commercialisation a joué un rôle prépondérant. Mais, les rendements en système amélioré sont plus élevés que les rendements des rizières cultivées en traditionnel pour un même ménage, sauf en cas de choc naturel.

Différentes innovations

En matière de mécanisation agricole, l’échelle de l’innovation diffère d’une localité à l’autre. Ainsi dans l’Alaotra, l’augmentation de la productivité se reflète par l’abandon du labour attelé pour les motoculteurs, tandis qu’à Fénérive-Est, les producteurs abandonnent l’angady pour la traction animale. A Ambatondrazaka, la possession de terrain de culture favorables (topographie, irrigation) influence positivement les producteurs à innover. L’innovation semble être l’apanage d’exploitants d’élite, avec une production à vocation commerciale.

Et, malgré les avancées en recherche variétale, les structures de mise à disposition et de diffusion des semences améliorées, les semences traditionnelles sont encore plus usitées par la population rurale. Pour ce qui est des intrants agricoles et particulièrement des engrais, la demande est demeurée faible. Une grande majorité des riziculteurs n’utilisent aucun fertilisant et moins de 15% des employeurs d’engrais réalisent des apports combinés de fumure organique et minérale. Le déficit en irrigation demeure un problème majeur dans plusieurs localités. Or, la maîtrise d’eau constitue un facteur essentiel dans la productivité agricole.

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