Trois secteurs ont été choisis par le gouvernement pour mettre en œuvre la relance économique : le tourisme, l’énergie et les NTICs. Dans cette perspective, le gouvernement s’est fixé comme objectif de créer un climat de confiance et incitatif aux investisseurs et en même temps de poursuivre les programmes d’investissements publics. Le gouvernement compte toujours dans ses stratégies, sur la poursuite des exportations des grands projets miniers. Il compte aussi sur l’amélioration de la situation politique et le retour des aides budgétaires dans les six premiers mois de l’année 2010.
Ainsi, pour 2010, le cadre macroéconomique vise un taux de croissance de 2,6% si pour l’année précédente seuls 0,6% étaient réalisés sur les prévisions de 7,5%. Le secteur primaire devrait d’une manière générale, croître de 2,6%. C’est le secteur agricole qui serait le plus performant avec une croissance de 3,5%. Dans le secteur secondaire, le gouvernement qui table sur les prévisions de l’industrie extractive des grandes compagnies minières (Sheritt et QMM) de 411,3% de croissance, mais aussi sur les élections et les effets induits sur l’industrie du papier, a défini un taux de croissance de 8,5%. Ces prévisions ont déjà pris en compte les croissances négatives de –15% dans les zones franches industrielles et les –30% accusées dans les industries textiles. Le secteur tertiaire n’enregistrerait qu’une légère croissance de 1,4%.
Ce cadre macroéconomique a déjà considéré l’inflation qui serait maîtrisée à 13,6% d’une part et d’autre part, un glissement du taux de change - dont le taux n’a pas été fixé -, si l’environnement politique ne s’améliore pas de façon conséquente, précise l’exposé des motifs de la Loi des Finances 2010. Ce ne sont pas les seules variables avoue le gouvernement, car il y a aussi un prévisible renchérissement du pétrole à cause de la reprise de l’économie mondiale indique-t-on.
En tout cas, le secteur extérieur est perçu par le gouvernement, comme très prometteur (industrie minière d’exportation d’ilménite). Il est envisagé pour 2010, une augmentation importante de 24,3% des exportations qui améliorerait le solde de la balance des paiements surtout grâce aux flux de capitaux prévu qui passeraient de 43,3 millions de DTS à 123,3 millions de DTS. Ce qui, pour le gouvernement, contribuera à la hausse des réserves brutes qui pourraient représenter environ 4 mois d’importation.
Recueilli par Valis





