En tout, ils étaient neuf (9) membres du personnel paramédical en grève à avoir été arrêtés par la Police et conduits à la Brigade criminelle depuis vendredi dernier mais tous ont recouvré leur liberté depuis lundi 1er mars, a fait comprendre le vice Premier ministre de la Haute autorité de transition (HAT) en charge de la Santé, le Pr. Alain Tehindrazanarivelo ce mardi 2 mars 2010 devant les journalistes, et ce en présence des délégués des paramédicaux grévistes. Le premier responsable de la Santé a rencontré les délégués des paramédicaux pour leur signifier que le gouvernement est toujours prêt à dialoguer. C’est ainsi qu’il leur a dit que les techniciens des trois ministères impliqués dans la résolution et l’examen des revendications des paramédicaux, à savoir ceux de la Fonction Publique, des Finances et Budget et ceux de la Santé sont en train de plancher sur leurs dossiers et les revendications.
En tout cas, les grévistes ont noté que la rencontre de ce mardi avec le Pr. Alain Tehindrazanarivelo n’a pas résolu les problèmes mais c’était juste une séance d’informations.
Pour ce qui est des arrestations des neufs paramédicaux, le vice Premier ministre en charge de la Santé s’est fait le porte-parole du ministre en charge de la Sécurité intérieure qui aurait soupçonné des campagnes de déstabilisation et de préparation de troubles dans des établissements hospitaliers. Ainsi, ces directives d’arrestation auraient été prises pour enquêtes. Des entretiens auraient été conduit auprès des directeurs d’établissements dans ce sens.
Selon des paramédicaux pourtant, ces grévistes qui ont été arrêtés sont soupçonnés de collusion avec des politiciens. Ils auraient perçu de l’argent pour entretenir ou alimenter le mouvement de grève.
Pour l’observateur, cette vigilance du ministère de la Sécurité intérieure est vivement encouragée car ces mois de crise ont très nettement changé le train de vie de nombre d’éléments des forces de l’ordre, des nouveaux dirigeants et de ceux qui gravitent autour, voire des gens de la presse. Le ministère de la Sécurité intérieure gagnerait mieux en estime s’il enquêtait sur les enrichissements subits qui sautent aux yeux de tout le monde ; tels ces véhicules tout terrain importés des USA que quelques dirigeants ont acquis en quelques mois ; ou encore ces villas « présidentielles » qui auraient trouvé preneur en quelques mois également.





