Le domicile de Marc Ravalomanana à Faravohitra a été perquisitionné ce Mercredi 13 janvier. Après environ trois heures de fouilles, les officiers de police judiciaire assistés des techniciens du ministère de la Communication et de l’OMERT (Office de régulation des télécommunications) ont dû reconnaître, devant le huissier et les forces de l’ordre conduites par le colonel Richard Ravalomanana, que les recherches sont restées vaines car il n’y a aucun matériel de diffusion ni émetteur radio dans le site, contrairement à ce qui avait été indiqué par les techniciens des télécommunications radio. Un procès-verbal des résultats des fouilles infructueuses a été établi, en présence des avocats du propriétaire de la résidence soupçonnée d’abriter les matériels de la station de radio dite Radio’ny Gasy qui émet entre FM 89.2 et 89.6.
La ministre de la Haute autorité de transition (HAT) en charge de la Communication, Nathalie Rabe, a admis elle aussi que les fouilles, autorisées par le mandat de perquisition délivré par le Procureur de la République, n’ont donné aucun résultat, mais elle ne s’avoue pas vaincue. Se fiant aux expériences des techniciens, elle note qu’ils ont déclaré avoir repéré une antenne émettrice sur la toiture des maisons soupçonnées mais qu’entretemps, celle-ci a disparu. Elle estime que pendant l’attente de l’ordre de perquisition, l’antenne en question a été enlevée et mise à l’abri quelque part. En tout cas, elle présume qu’une telle résidence est truffée de plusieurs issues de secours ou d’abris souterrains.
Quoi qu’il en soit, des forces de l’ordre, fortement armées, ont été sur les lieux dès 7h selon les riverains, alors que d’autres sources indiquent que lorsque les journalistes sont arrivés vers 8h, les techniciens de l’OMERT et autres fonctionnaires se sont retirés pour ne pas être interrogés. Tahitsy Gilbert, Directeur de l’Information, explique que la radio FM émettant dans une bande de fréquence entre 89.2 et 89.6 MHz n’est inscrite nulle part dans les registres d’aucune entité, ni dans ceux de l’OMERT ni dans ceux du CSA (Conseil de l’audiovisuel). C’est une station pirate. Pire, elle diffuse des propos haineux et ne répond nullement à aucune éthique ; elle encourage la discorde. Cette radio pirate a déjà fait l’objet de plusieurs décisions qui ont conduit à cette perquisition selon Tahitsy Gilbert.
Quant à Maître Hanitra Razafimanantsoa, de la défense du propriétaire des lieux, elle relève que les gendarmes n’ont rien trouvé malgré l’insistance des techniciens qu’elle a autorisé à leur prêter main forte. Elle déplore quelque part un certain harcèlement car la résidence de l’ancien président Marc Ravalomanana a déjà été pillé lors des événements des 26 et 27 janvier 2009, dit-elle, et consécutivement à ce pillage, il avait été procédé à un scellage des lieux. Elle ne voit donc pas comment cette résidence pourrait abriter une station radio pirate.






