Andry Rajoelina convoque les « généraux majeurs » à son domicile parce qu’ils ont laissé encore une fois le sang couler sur la place publique ; parce qu’ils ont laissé faire les « sanguinaires ». Il estime que ces généraux lui doivent alors des explications convaincantes parce que d’après lui, « président de la Haute Autorité pour la Transition », il a été convenu que plus jamais il n’y aurait d’effusion de sang sachant que les armes dont les forces armées disposent ne doivent pas être dirigées contre des Malgaches.
De l’avis de nombreux observateurs, les forces armées de l’Etat-major mixte opérationnel, EMMO, ont été à la hauteur des tâches qu’elles assument, sinon la journée du jeudi 19 février dernier aurait encore été catastrophique. Quant à l’intervention armée du lendemain matin, c’était la plus judicieuse des stratégies pour faire le moindre mal tout en préservant la légalité et protéger les infrastructures publiques et les biens des personnes.
Hier vendredi 20 février, les chefs de corps ont rencontré eux aussi le chef suprême des Armées. Ils sont les commandants dans les casernes. Ils donnent les ordres à d’autres officiers et sous-officiers qui sont apparemment plus proches des soldats, des hommes de troupes qui leur doivent obéissance. Ont également été reçus dans la journée d’hier par le chef de l’Etat, les chefs politiques qui ont participé au dialogue sur les partis.
Hier encore dans la soirée, un certain nombre d’officiers ont répondu à l’invitation de Andry Rajoelina à son domicile. Qui sont-ils ? Combien étaient-ils ? La rencontre s’est déroulée pendant plusieurs heures à l’abri des oreilles des journalistes. Par contre, il semble que les généraux interpellés par Andry Rajoelina n’ont pas répondu à son invitation. Bref, nos « derniers remparts » sont tiraillés. Sauront-ils demeurer dans la légalité pour la Patrie, tout en tenant compte de la légitimité ?







