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jeudi 29 septembre 2016
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Fonction Publique

Les fonctionnaires africains sont-ils culturellement paresseux ?

jeudi 11 février

Les fonctionnaires africains sont-ils culturellement paresseux ? Qui ne s’est pas posé la question un jour en fréquentant les services publics en Afrique. Est-ce vraiment spécifique à l’Afrique ou est-ce du à un environnement incitant à la paresse ?

En Tanzanie, les fonctionnaires sont condamnés à six heures de prison s’ils sont en retard à une réunion. Bien qu’étant insolite, et qu’il soit difficile de quantifier le phénomène, cette information n’est pas moins intéressante car elle soulève un grand problème auquel l’administration africaine est confrontée : l’absentéisme de ses agents. En effet, les horaires de travail sont difficilement respectés par nos fonctionnaires si bien que la présence devient l’exception et l’absence, la règle. Pour expliquer l’absentéisme dans l’administration africaine, une idée assez répandue laissera entendre que le fonctionnaire africain est culturellement paresseux et non assidu. Qu’en est-il vraiment ?

Il faut dire que si cette idée a l’avantage d’offrir une explication toute prête quant aux causes de l’absentéisme sous nos tropiques, elle ne rend pas compte de la réalité. Non seulement, la paresse n’est pas inhérente aux africains, mais l’absentéisme n’est pas l’apanage d’une société ou d’une civilisation donnée. Ces préjugés ne relèvent au final que d’une sorte de déterminisme social et d’essentialisme ethnique et racial. La preuve est que lorsque des africains travaillent avec des organisations internationales, des multinationales ou à l’étranger ils font preuve d’assiduité et de productivité. D’où la nécessité d’aller chercher les causes réelles de l’absentéisme dans le système d’institutions qui incitent à la paresse et démotivent nos agents.

A ce titre, il n’y a qu’à observer les mauvaises conditions de travail dans lesquelles travaillent certains fonctionnaires. Des locaux souvent rudimentaires, voire insalubres ; des moyens bureautiques faisant cruellement défaut, ce qui entraîne un blocage de l’élan professionnel chez certains fonctionnaires et une sorte de haine du poste de travail. On note également la mauvaise gestion du personnel, notamment la définition imprécise des tâches et des responsabilités, et la faible incitation financière qui poussent certains fonctionnaires à l’exercice d’activités lucratives parallèles conduisant inéluctablement à leur absentéisme. A ce niveau, il ne faut pas aussi oublier que certains Etats paient irrégulièrement leurs fonctionnaires. C’est le cas du Bénin où les fonctionnaires ont perçu leur dû de 1992 en 1998, ou encore du Tchad et du Mali où des problèmes sérieux de retard de paie sont enregistrés au cours de l’année 2015. Ces Etats ne sont pas les seuls, bien d’autres connaissent ou ont connu ce problème. En outre, pouvons-nous citer encore l’absence de mécanismes de contrôle et de reddition des comptes et même le système d’emploi à vie dans les administrations africaines. En effet, dans ce système, le fonctionnaire y entre pour y rester jusqu’à l’âge de la retraite. De ce fait, l’agent public jouit de la sécurité de l’emploi qui implique la promotion, les avancements et le classement, la sécurité du salaire et l’admission à la retraite. Ce sont là autant de prérogatives dont bénéficie le fonctionnaire contrairement à son homologue du secteur privé. La prise de conscience de cette stabilité crée chez le fonctionnaire des attitudes négatives et l’installe dans une certaine facilité et un certain manque de dynamisme et de rendement.

Aussi, un point essentiel à ne pas omettre est que si les fonctionnaires font ce qu’ils veulent, c’est parce qu’ils n’assument pas les conséquences de leurs comportements. S’il est vrai que des remèdes ont été tentés ici et là, ceux-ci ont été sans effets durables. Aujourd’hui, tout porte à croire que l’Etat a fui ses responsabilités en feignant de ne rien voir quant à l’absentéisme. Les textes juridiques existants sont inappliqués et bafoués face aux entorses portées à l’éthique professionnelle. L’Etat semble s’être enfermé dans un certain laxisme. Voilà donc la racine du mal. Car ce laisser-aller de la part de l’Etat ne fait qu’empirer la situation.

Or ce fléau, notons-le, a des conséquences socio-économiques non négligeables. Non seulement, un surcroît de tâches est observé chez les fonctionnaires assidus et ponctuels, mais également l’efficacité et la qualité des prestations souffrent cruellement car les dossiers sont soit laissés à l’abandon, soit bâclés à la dernière minute. A côté, les prestations sollicitées, rarement satisfaites dans le temps, entraînent le mécontentement des usagers qui finissent par discréditer l’administration publique. Mais chose encore plus importante, la faible productivité des fonctionnaires qui en découle, comparativement à la charge qu’ils représentent pour le budget de l’Etat, suffit pour dire que l’absentéisme est un phénomène nuisible à l’économie, un véritable frein à tout développement durable. Au Bénin, un rapport du Conseil Economique et Social en 2006 a, par exemple, révélé que ce pays perd chaque année soixante-dix milliards de Francs CFA à cause des retards accumulés par les agents économiques à différents niveaux.

Dans l’optique de booster l’élan au travail et de réduire le taux d’absentéisme dans l’administration, dans certains Etats, les autorités ont décidé de prendre le taureau par les cornes ces derniers temps en adoptant de nouvelles mesures. En Côte d’ivoire, un décret est pris en janvier 2012 pour établir de nouveaux horaires de la fonction publique. A Casablanca (Maroc), le Conseil de la ville a décidé cette année de mettre en place des pointeuses horaires à l’entrée de toutes les administrations. Bien que ces dispositions soient à encourager, celles-ci ne sauraient suffire. Une réforme plus globale de l’administration publique doit être envisagée, laquelle doit reposer sur un certain nombre de principes. D’abord, le principe de transparence qui inclut la redéfinition claire des tâches et la délimitation des responsabilités des uns et des autres. Car le chevauchement des responsabilités est l’ennemi de la reddition des comptes. Ensuite, le principe de responsabilité, qui doit mener à la contractualisation pour que le fonctionnaire assume les conséquences de son choix en cas de non-respect de ses engagements. Enfin, les principes de résultat et celui de subsidiarité devront être également pris en compte. Le premier aura pour conséquence la redéfinition des mécanismes d’évaluation et de la rémunération du résultat pour mieux inciter les fonctionnaires à la performance. Quant au second, il est fait pour améliorer la qualité des prestations administratives et surtout faciliter le contrôle par les citoyens des services.

Aujourd’hui, face à la longue litanie des maux qui gangrènent nos administrations, il semble que leur modernisation n’est plus un choix, mais une nécessité qui s’impose en raison de la crise des finances publiques, des demandes croissantes de la population et de la mondialisation de l’économie.

Zakri Blé Eddie, Abidjan-Cocody.

Article publié en collaboration avec Libre Afrique

30 commentaires

Vos commentaires

  • 11 février à 09:24 | Noue (#2427)

    à lire et à méditer...

    • 11 février à 10:51 | rakoto-neutre (#8588) répond à Noue

      Bonjour

      En général, les fonctionnaires malgaches sont mal payés, non motivés. A titre d’exemple, la rubrique de 90 Ar de 1963 exuste encore et pourtant nous sommes en 2016
      Pour arrondir le mois ils ont besoin de chercher ailleurs, et surtout les fonctionnaires dans le domaine de l’éducation ou la corruption est moindre, alors que c’est la base de toutes administrations..

      Un fonctionnaire modeste gagne en moyenne 140€ ; Si il vit à Tana ce salaire ne tiendrait pas le mois, il doit faire une petite affaire ailleurs.
      Seuls les hauts fonctionnaires de la classe politique qui n’ont pas besoin de rémunzration. Ils cumulent leurs salaires dans les banques.
      Les moyens fonctionnaires n’ont qu’à accumuler leurs dettes chaque mois.

    • 11 février à 11:32 | Chantal la belge (#9415) répond à Noue

      Dans les douze travaux d’Astérix, Astérix est confronté à la Maison de fous, c’est-à-dire l’Administration romaine. Je crois que le problème des fonctionnaires, c’est leur employeur, c’est-à-dire les politiciens qui savent être de beaux parleurs mais qu’en est-il de leur efficacité et de leur volonté d’agir ? Je crois qu’elle est pareille partout dans le monde : le but de gagner les élections, notamment en créant des emplois dans la fonction publique, encore et encore, pour s’assurer des suffrages. Les services publics vont s’éteindre, de plus en plus de services se privatisent. Je ne suis pas fonctionnaire, je ne l’ai jamais été et moi aussi je râle souvent (la particularité des wallons en Belgique) mais je ne crois pas que les fonctionnaires soient réellement les responsables et si les fonctionnaires se montraient trop zélés et efficaces, cela contrarierait certainement les politiques. Bref, retour à la case départ...

    • 11 février à 11:35 | Eloim (#8244) répond à rakoto-neutre

      Rakoto-neutre,
      Qu’entendez-vous par fonctionnaire ? ou plutôt fonctionnaire de l’Etat ?
      La question de motivation ou de revendication salariale ne peut en aucun cas se présenter de manière générale. La fonction publique est donc soumise à un certain nombre de règles selon la pratique de l’orthodoxie financière du pays.
      Comme tout emploi, il y a un contrat liant les deux parties dont la notion de fonction détaillée est bien explicite aux yeux du dit « fonctionnaire ».
      La question de salaire doit être traitée au niveau de la finance publique, donc du budget de l’Etat, en général.
      Passons, car tout ça c’est du blabla qui ne se termine jamais.
      Alors, ce n’est plus une excuse le fait d’être un fonctionnaire mal payé ou non motivé.
      Ce que je puis remarquer quand j’ai été fonctionnaire de l’Etat Malagasy à une certaine époque, que nos fonctionnaires sont nourris d’un « peu » de fainéantise.
      Généralement, vu et su par tout le monde, un fonctionnaire malagasy ne travaille au bureau qu’environ 5 heures d’affilée par jour, et si on fait le calcul sur l’impact de ce comportement tout en évaluant le manque à gagner, ça va coûter cher à l’Etat.
      C’est pourquoi, je suis partant pour la revendication syndicale sur le niveau du point d’indice de notre fonctionnariat mais il nous faut faire beaucoup d’efforts pour être beaucoup plus PRODUCTIF et faisant montre d’une grande responsabilité aux redevables envers l’Etat et le peuple en entier.
      Chacun doit y réfléchir !

    • 11 février à 12:53 | Gérard (#7761) répond à Eloim

      le titre de « Fonctionnaire » peut désigner des statuts bien différents

      - titulaire d’un poste d’autorité publique, rémunéré par l’état pour le travail effectué dans l’intéret de cet état ?

      - ou titulaire d’une charge, achetée, et donnant droit et autorité pour se payer sur la bête et rendant le salaire très « accessoire » ?

      le systéme des fermiers généraux, ou des juges malgaches décrits par John Sibree :

      "Les juges ne reçoivent pas de traitement de l’Etat, et l’on prétend que le grand juge a offert une somme très-considérable pour conserver sa position.
      Dans cet état de choses, il est évident que les plaideurs ont à payer pour l’Etat, et cet abus subsistera jusqu’à ce qu’un développement général des moeurs publiques et du sentiment du droit, impose l’obligation d’être intègres à ceux qui rendent la justice."

      ce système est il vraiment maty ?

      http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5764676s

    • 11 février à 13:10 | olivier (#7062) répond à Gérard

      Cessez ce malagasy Bashing insupportable..

      OU BIEN ayez la decence de préciser qu’ils sont HVM SVP...

      Vous vous croyez en pays conquis vous alors..

    • 11 février à 14:38 | Gérard (#7761) répond à olivier

      J« espère sincérement que, mis à part votre pointe d’humour, personne ne verra là de ma part le moindre »Gasy bashing", ni la moindre nostalgie pseudo coloniale !

      mais comment ne pas voir que ce trait lancé par un pasteur anglican il y a 150 ans : résonne aujourd’hui avec une particulière acuité ?

      dans le même ouvrage, il faut lire le passage qui concerne la construction de l’église de Ambatonakanga, un délice !

      bonne journée

    • 11 février à 14:52 | olivier (#7062) répond à Gérard

      le ° de la page SVP

      merci

    • 11 février à 15:49 | rakoto-neutre (#8588) répond à Eloim

      Bonjour Eloim

      Cà fait longtemps que je n’ai vu votre écriture dans ce forum.
      Je parle des agents de l’étt.
      Bien sûr que leurs salaires dépendent du fibabcement publique et même le recrutement actuel des fonctionnaires s’appuie sur le budget de l’état, poste budgétaire.

      Les revendications salariales n’ont abouti qu’aux lâchetés et traitrises des meneurs qui ont obtenu des fonctions plus rémunérantes et plus confortablrs, la grève de revendication s’est arrêté là.

      En général ces fonctionnaires sont maltraités.
      - Sur les salaires, le minimum, en les comparant à ceux des hauts fonctionnaires et ceux des parlementaires que le budget de l’état aussi les prit en charge
      - sur le miieu, environnement et pourquoi pas l’univers de leur travail. Ils vivent dans des taudis alors que les autres dans des palaces.
      - dans leur droit, pour le traitement de leurs dossiers on attend et on attend .
      Et l’inzgalité dans le traitement, un policier BAC -3 gagne un peu plus qu’un intellectuel BAC +5 de l’éducation. Le dernier a dépensé plus de l’argent du temps et de l’énergie, pour en arriver là et il est contraint d’effectuer les heures demandées, alors que le premier ne fait que de corrompre sur les routes ou d’extorquer de l’argent et après se soûler.
      En conclusio, le bordel règne dans ces corps de fonctionnaires, ils ignorent la discipline. Sans contrôle ni suivi chacub fait à sa manière.
      Je me demande pourquoi les fonctionnaires malgaches manquent d’aassiduité, A QUI LA FAUTE ?

    • 11 février à 16:25 | Gérard (#7761) répond à olivier

      deux exemples page 570

      « dès qu’un homme avait gagné quelques dollars, il disparaissait pendant quelque temps pour aller s’occuper de ses rizières, planter ou bâtir chez lui, réparer sa maison ou son tombeau de famille. Chacun avait à semer, à transplanter, à moissonner son riz, à surveiller ses clôtures et ses canaux »

      « Un mariage, une naissance, l’enterrement d’un parent, d’un ami ou d’une connaissance, était une excuse suffisante pour s’absenter du chantier plus ou moins longtemps, au point que j’étais parfois tenté de croire que chaque citoyen de Tananarive était lié de parenté avec chaque habitant de cette ville »

      tous ceux qui ont déjà entrepris de construire quelque chose dans notre « île heureuse ».... (selon Robert Boudry) apprécierons sûrement.......

      bonne lecture !

    • 11 février à 16:38 | Eloim (#8244) répond à rakoto-neutre

      Rakoto-neutre,
      A qui la faute, demandez-vous ?
      Je ne veux pas répondre directement à cette question, mais je peux jeter un petit coup d’oeil sur la politique de l’emploi à Madagascar.
      Pour cela on parle à la fois de l’éducation et de l’emploi. Et l’Etat malgache adopte la politique de l’emploi selon l’orientation définie par l’adéquation formation - emploi.
      Pour moi, avant de parler emploi, il nous faut commencer par l’éducation, l’enseignement : primaire, secondaire, universitaire. Ces étapes sont classées par catégorie. Et c’est à partir de cette notion de catégorie qu’on définit ce qu’on appelle barème, puis les points d’indice etc etc ...
      Historiquement, cette notion d’adéquation formation emploi datait de l’avènement de la deuxième République. L’on a parlé beaucoup de la révolution socialiste de l’Amiral Rouge, puis le lavage de cerveau en récitant la litanie du « livre rouge », en matras ...
      La notion de barème et celle du point d’indices restaient assez flous et les syndicats de l’époque n’ont pas osé de revendiquer quoi que ce soit. Il n’y avait pas une base de calcul fiable et tout le monde acceptait de les quelques pourcentages annoncés à chaque début de l’année. Les fonctionnaires de la fonction publique admettaient ce que les Dirigeants de l’époque dictaient.
      Et ainsi de suite ...
      A bas la révolution socialiste, vive le libéralisme sauvage. Tout l’appareil de la fonction publique était en pèle-mêle. D’où, très tard après la chute de l’Amiral Rouge que les syndicats osaient hausser le ton et voyez comment sont les impacts du système laissé par cette maudite révolution socialiste malgache ? Désordres de toute la société, l’économie, ... Et qui en subissent les conséquences ? Nos progénitures !
      A qui la faute ? Au mode de gouvernance ? Au système étatique en général ? ...

    • 11 février à 16:45 | Gérard (#7761) répond à Gérard

      voilà que moi aussi, z ’écris que des bêêêtises : Mr Sibree se prénommait James et non pas John, mais je suis sûr que vous êtes nombreux à avoir corrigé de vous même ...

    • 11 février à 18:07 | olivier (#7062) répond à Gérard

      Gerard

      je ne comprends pas le sens de ce post, sans doute car je « demeure un demeuré »..

      Allez quoi..Appelons un chat un chat ; et un demeuré un olivier !
      quoi qu’un demeuré ne produit pas d’huile vierge..
      Mais passons..

      Ce que vous citez ici a toujours cours..

      Cela fait partie d’une culture locale qu’il convient de respecter..

      Car chacun fait comme il lui plait en son pays..

      Par contre..si vous envisagiez..peut être..éventuellement..mais bon cépavotfote..de dire que rien ne peut être bâti sans effort..sans loyauté ( gros mot s’il en est)..sans subventions..sans taxes d’importation..

      Là NON...Faut quand même pas éxagérer !

      Il parait que vous (nous) devriez présenter des excuses publiques..

  • 11 février à 09:37 | Gérard (#7761)

    Les fonctionnaires africains sont-ils culturellement paresseux ?

    à moins que ce ne soient les fonctionnaires de toutes origines qui soient « culturellement paresseux » et que sous nos latitudes avec le soleil et la chaleur , cette tendance ne soit soumise à la dilatation....

    bonne sieste

    • 11 février à 09:53 | betoko (#413) répond à Gérard

      Des exemples dans les DOM-TOM surtout à Tahiti Avez vous déjà entendu le mot "Fi you ou Fi Ou ?

  • 11 février à 09:50 | Dadabe (#9116)

    Un chiffre, un seul : au Bénin, selon l’auteur de cet article, les fonctionnaires n’ont perçu leur dû de 1992 qu’en... 1998 ! Que les États respectent les fonctionnaires et ces derniers respecteront peut-être leurs missions qui sont indispensables au bon fonctionnement d’un pays !
    En France, surtout en France, il est de bon goût de se moquer des fonctionnaires, paresseux, désagréables etc, etc... C’est faux, naturellement. Quelques exceptions ne font pas une règle. Et je m’empresse de préciser que je ne suis pas un ancien fonctionnaire.
    Bonne journée à tous et en particulier aux fonctionnaires malgaches, en souhaitant qu’ils perçoivent leurs traitements dans les délais.

    • 11 février à 10:56 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à Dadabe

      Bonjour,

      Et c’était pareil pour les fonctionnaires malgaches de 2009 à 2013 durant la transition n’est-ce pas Dadabe ? La faute à qui ? Au Bac-.

    • 11 février à 10:57 | rakoto-neutre (#8588) répond à Dadabe

      Bonjour Dadabe

      Au juste, les modestes et petits fonctionnaires malgaches sont en général maltraités. L’état les considère comme une bonniche.

  • 11 février à 10:50 | RAMAHEFARISOA Basile (#9107)

    - « FONCTIONNAIRE »
    Métier à vie/garanti,et on se laisse aller.Point barre !
    En attendant la retraite !

    Basile RAMAHEFARISOA-1943
    b.ramahefarisoa gmail.com

    • 11 février à 23:36 | Albatros (#234) répond à RAMAHEFARISOA Basile

      Bonne retraite Basile !!!

  • 11 février à 11:04 | Isambilo (#4541)

    Et voilà une belle reproduction des clichés sur les fonctionnaires. Et cette idée stupide de « fonctionnaire africain ». Comme si l’Afrique était peuplée d’un sul peuple avec une même culture. On voit bien maintenant qu’un Roumain n’a rien à voir avec un Suédois. Il en est de même entre un Sénégalais et un Tanzanien.

  • 11 février à 11:07 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    Sans oublier évidemment qu’à Madagascar il y avait d’autres causes :
    - Les fonctionnaires fantômes (une personne occupant plusieurs postes à la fois).
    - Les recrutements basés sur l’argent et la connaissance/la relation familiale et politique.
    - Le refus de travailler sur le territoire national mais dans une région déterminée seulement.
    -etc.

  • 11 février à 11:07 | Isandra (#7070)

    « A ce niveau, il ne faut pas aussi oublier que certains Etats paient irrégulièrement leurs fonctionnaires »

    Heureusement,...ce n’a jamais été le cas de Madagascar, même au moment difficile, pendant la crise où les ennemis de la nation ont tout fait pour que les bailleurs traditionnels ferment le robinet...D’après le grand père imaginaire de ce forum, tout cela est grâce aux subventions de la France métropolitain,....

    • 11 février à 11:17 | olivier (#7062) répond à Isandra

      Isandra

      Vous revoilà encore en plein malagasy bashing...

      Comment pouvez vous traitez d’autres malagasy de « taitres à la nation », alors que vous abondez dans leur sens pour vomir sur les vazah ?
      Serait-ce là le dernier SOCLE qui vous réunissent ?
      La base d’un programme politique commun ?

      Si je vous suis bien : le malagasy-HV/tim Bashing est donc autorisé par la Haute Autorité de la Mauvaise Foi ?

      Si vous n’existiez pas, il faudrait vous inventer

       :)

    • 11 février à 11:17 | Noue (#2427) répond à Isandra

      « ce n’a jamais été le cas de Madagascar, même au moment difficile »

      CA !!

      faut arrêter de dire n’importe quoi ! c’est vous qui avait payé ces fonctionnaires pendant ces temps de crise ?

    • 11 février à 11:18 | Noue (#2427) répond à olivier

      faut pas l’inventer car ça fait brrrrrr dans le dos mdrrrr

    • 11 février à 11:36 | Isandra (#7070) répond à olivier

      Il parait que vous n’avez pas lu mon post d’hier, je vous le recopie ceci

      10 février à 18:19 | Isandra (#7070) répond à olivier ^
      Quelques exemples de Malagasy bashing

      4 octobre 2014 à 10:22 | Paulo Il leone (#6618) répond à Saint-Jo ^
      La corruption et la malhonnêteté sont les principaux marqueurs culturels de ce pays. ça non plus c’est pas un scoop !

      •4 juin 2015 à 11:15 | Paulo Il leone (#6618)
      A Madagascar depuis l’indépendance, chacun sait que ... la démocratie du plus fort est toujours la meilleure !
      vive la RBM* !
      *république bananière malgacho-malgache.
      24 juin 2015 à 12:42 | olivier (#7062) répond à Paulo Il leone ^
      Paulo vont ne comprendrez jamais rien à rien..
      La banane n’est pas un fruit assez « classe » pour définir les castes toutes supérieures qui débattent, se déchirent, critiquent, quémandent à tour de rôle...
      Le Mangoustan...(ou le mangou qui se détend, c’est selon)...me parait plus à même de représenter ces brillants forumistes.
      Savoir rester CLASSE dans l’échec...
      C’est Important !

      16 octobre 2014 à 10:15 | olivier (#7062)
      Il y a plusieurs façons d’interpréter le terme « réconciliation » :
      1) a la sauce « sud africaine » : j’avoue tout en public, et je suis pardonné
      2) à la sauce « MALAGASY » : « arranzzzzement »...étouffement...ré-écriture de l’histoire...suivis de trahisons en série.
      Les paris sont ouverts ?

    • 11 février à 21:57 | Gérard (#7761) répond à Isandra

      Bonjour Isandra,

      La répétition de votre post listant les exemples les plus visibles de ce que vous appelez « Gasy bashing » laisse percevoir que cela vous blesse, ce qui, étant moi même parfois un peu provocateur, me gène.

      je souhaite attirer votre attention sur 2 faits

      1 - les « discussions », sur ces forums sont comme des discussions de bistrot (ce qui ne veux pas dire que tous soient saouls !), sans plus de poids ni d’importance, sauf qu’elles restent écrites dans les mémoires de nos machines

      2 - j’ai justement retrouvé un écrit de « caro » , que l’on ne voit plus ici ? qui disait, je cite :

      " Vous êtes dans ce pays depuis un certains temps dont j’ignore la durée. Vous ne devez pas ignorer que souvent, sinon la plupart du temps, le malgache n’a pas le sens de l’humour ou du second degré contrairement à vous autres, ce n’est pas dans nos habitudes.
      Rapidement, c’est considéré comme de la moquerie, voire de l’insulte. Et c’est une des raisons pour laquelle, il serait nécessaire de ménager les susceptibilités car nous n’avons pas les même perceptions du sens des mots’« et a qui j’avais répondu que je connaissais nombre de situations telles le »Vodiondry" ou l’humour des malgaches trouvait une réelle expression

      Tout cela pour vous dire que il serait dommage que vous soyez blessée pour si peu, je suis à peu près sûr que tout comme moi, ceux que vous citez sont liés à ce pays, s’y plaisent, et que lorsqu’ils provoquent c’est à la fois parce que, parait il, « qui aime bien châtie bien », parce que l’arrogance n’est pas le moindre défaut des vazahas, et parce que être, par le hasard du lieu de naissance, moins pauvre, ne rend pas nécessairement plus intelligent

      Enfin , il en va peut être des pays comme des personnes, au début d’une relation on les aime pour leurs « qualités » , quand le temps passe on se rend compte qu’on les aime, aussi, voire davantage pour leur défauts

      bonne soirée

      l’écrit de caro, c’était là
      http://www.madagascar-tribune.com/L-Ambassadeur-se-mefie-maintenant,21621.html

  • 11 février à 11:27 | Ramarolanoana J (#1663)

    Il faudra d’abord motiver les fonctionnaires avant de leur demander de bien travailler. Il faut les motiver et les valoriser d’abord et les pousser à travailler correctement ensuite. De plus, l’exemple vient d’en haut. Pour que les subalternes soient sérieux il faut leurs supérieurs (les directeurs et chefs de service) le soient aussi.

  • 11 février à 17:14 | Robby (#9217)

    Ici à Mada, c’est la peur d’être renversé au pouvoir qui pousse nos dirigeants à respecter le paiement de salaire de nos fonctionnaires et évitent au maximum de mettre en place des sanctions pour les fautifs car une fois que les agents de l’état seront en greve, c’est leur pouvoir qui seront mis en jeu et ce sera une occasion profitable pour les opposants. Mais c’est pas le même cas pour les malheureux petits enseignants fonctionnaires qui s’habituent à vivre difficilement leur quotidien alors que c’est eux qui ont des roles importants en donnant des éducations à nos enfants.

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