Les experts juridiques de la SADC sont dans nos murs depuis ce dimanche 11 mars 2012. Apparemment ils ont été invités par les parties malgaches pour apporter leurs expertises dans l’élaboration du projet de loi d’amnistie qui n’est toujours pas ficelé. Ce projet de loi d’amnistie avait déjà été examiné en conseil de gouvernement puis remis au comité ad hoc qui devait procéder à de nouvelles formulations conformément aux directives issues des débats lors d’un conseil de gouvernement. Malgré les examens multiples des divers groupes et en dépit des expertises des uns et des autres qui sont pour beaucoup favorables à l’amnistie pour Ravalomanana pour parler vrai et simple et contre celle-ci sous motif de refus de l’impunité parce que ce dernier n’a pas simplement détourné des fonds mais surtout parce qu’il a déjà été condamné par contumace pour avoir été au moins complice dans l’affaire du 7 février 2009, le projet de loi d’amnistie est en panne. La mission de ces experts juridiques de la SADC est de débloquer la situation.
Cette mission est composée de 14 personnes dont deux (2) traducteurs ; elle est conduite par Daniels Enver, « Chief State law advisor ». Son agenda est assez chargé car le président de la transition, Andry Rajoelina les accueillera ce lundi 12 mars à 10h30 ; ensuite à 11h30 le Premier ministre l’attend au palais d’Etat de Mahazoarivo. À 12h30, elle rencontrera la ministre de la Justice. Enfin à 14h30, elle est attendue au palais de verre à Anosikely, siège du Conseil supérieur de la transition. Pour l’instant, la rencontre avec le président du Congrès de la transition n’est pas inscrite dans le programme de ces experts juridiques de la SADC.
Une deuxième délégation de la SADC qui sera dirigée par le vice-ministre sud africain des Relations extérieures est attendue à Ivato demain mardi 13 mars. Elle va évaluer les étapes franchies dans la mise en œuvre de la feuille de route mais surtout ce sera une mission à caractère politique.
Recueilli par Valis







