Lésés par le fait que la totalité des enseignants de la Fac des Sciences soit syndiquée et donc observe la grève décidée par le SECES, mais suurtout frustrés par rapport aux autres étudiants d’autres facultés qui vaquent toujours à leurs études et examens, les étudiants de la Fac des Sciences sont descendus ce lundi 30 janvier dans la rue. Ils ont occupé le terminus du taxibe 119 et ont fermé l’accès au campus et ses environs en brûlant des pneus au milieu de la route.
Selon un étudiant qui serait leur porte-parole, ils sont obligés d’agir de la sorte car aucune autorité n’a pris au sérieux leur ultimatum qui a expiré ce lundi 30 janvier ; c’est donc une action d’avertissement, indique-t-il et cela va s’intensifier si leurs problèmes sont encore pris à la légère. L’étudiant qui croit encore au président de la transition, lance un appel à son endroit pour qu’il résolve le problème des enseignants du SECES. Il a également lancé un appel au SECES pour qu’il revisite la situation des étudiants ; et ce parce qu’il y a donc en raison de la grève du SECES, deux catégories d’étudiants selon les explications de ce porte-parole des étudiants des Sciences : d’une part ceux dont les cours et examens sont toujours assurés, tel le cas des étudiants en Médecine qui vont entamer leur deuxième session d’examens, et d’autre part ceux dont les cours ne sont même pas achevés et qui attendent le calendrier des examens.
L’État et le SECES attendent-ils que les étudiants s’en prennent entre eux ou pire, en viennent aux mains ou marchent sur la ville, pour enfin résoudre à leur manière ce bras de fer sur des décrets qui ont été pris et qui ne sont pas réalisés comme il faut ? Beaucoup d’étudiants ne comprennent pas pourquoi un travail effectué ne serait pas payé. Ils ne comprennent pas non plus les dépenses ostentatoires improvisées par l’Etat alors même qu’il ne règle pas ce qu’il doit aux enseignants-chercheurs.




