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mardi 6 décembre 2016
Antananarivo | 11h12
 

Enseignement

Lycée moderne Ampefiloha

Les enseignants ont repris la grève

vendredi 13 mai | Yvan Andriamanga

Un élan d’espoir anéanti… C’est ce qui attendait les jeunes lycéens (ceux qui veulent reprendre les cours et terminer le programme scolaire) du Lycée Moderne Ampefiloha hier jeudi 12 mai dans la matinée, en réintégrant leur lieu d’études. En effet, les responsables leur ont dit le lundi, lors du début de la grève, de revenir le jeudi car les cours devaient reprendre ce jour-là. Peut-être, avaient-ils pensé à ce moment que leurs revendications allaient être entendues à cause de la visite du Secrétaire Général de l’O.N.U puisque les dirigeants semblaient vouloir montrer à ce dernier lors de son séjour, une capitale propre, en plein développement au vu des divers chantiers, avec une population harmonieuse (quoi que nécessiteuse). Malheureusement, le résultat de leur réclamation leur a déplu et ils ont décidé de rallonger ces « vacances de pentecôte » d’une semaine encore. Reste à savoir si ce nouveau délai sera respecté…

Par ailleurs, il paraît, selon les voix qui courent de par le lycée, que certains enseignants disent que ce doit être les élèves qui devraient revendiquer leur droit car ils sont leurs instituteurs. En outre, d’autres en viennent même jusqu’à proclamer que si ces jeunes ne le font pas, ce sera une année blanche car de toute manière ils n’ont rien à y perdre et si leur revendication n’est pas solutionnée, ils ne vont pas reprendre leur travail. Ce à quoi Ramialy, parent d’élève a répliqué : « Bonjour la responsabilité et la vocation d’enseigner ! Ce n’est vraiment pas une bonne image positive qu’ils communiquent comme cela ! Décidément, ce n’est pas très intelligent de leur part… »

4 commentaires

Vos commentaires

  • 13 mai à 10:31 | Eloim (#8244)

    En tant qu’Enseignant, je tiens à attirer l’attention de ces grévistes qui osent prendre en OTAGE les élèves surtout ceux qui préparent actuellement les examens officiels.
    Soyons sérieux, je n’oppose pas qu’il y a beaucoup à faire concernant l’éducation et l’enseignement à Madagascar. Je ne contredis pas ceux qui favorisent la lutte syndicale, lutte pour l’amélioration des conditions de vie des enseignant, lutte pour les avantages qui pourraient lier ou revenir de droit aux enseignants : amélioration des conditions de travail, des infrastructures, allocations familiales, ...
    Mais, cela ne veut pas dire qu’on aille sacrifier une année scolaire en train de se terminer où la morale des élèves en cours de préparation des examens pourrait chambarder à tout trouble s’il y a dégénérescence de la lutte en fatalité dont ce sont ces élèves même qui en sont victimes.

    • 13 mai à 13:10 | rakoto-neutre (#8588) répond à Eloim

      Bonjour Eloim

      Tout à fait d’accord avec vous, les impacts moraux pour les élèves en classes d’examen pourront affecter les résultats. Mais jusqu’p maimtenant ce sont surtout les enseignants qui sont les mal payés et qui n’ont que des médiocres avantages alors qu’ils n’ont qu’à faire des cours minables en dehors de ses attributions. Le pôt de vin est quasi-inexistant. C’est un métier noble et honnête mais négligé par notre dirigeant. Les mérites, pour eux, ne leur sont rendues qu’après la mort

    • 13 mai à 14:31 | Eloim (#8244) répond à rakoto-neutre

      Je connais très bien le monde de l’enseignement ainsi que les problèmes qu’endossent les enseignants que ce soit à Madagascar qu’ici en France. Partout ailleurs, les enseignants sont les fonctionnaires mal payés malgré les lourdes taches sacrées que doivent remonter chacun de nous. C’est comme si c’est le sacerdoce à nous, d’éduquer, d’élever, d’enseigner, de transmettre aux générations futures le savoir-faire du monde de demain.
      Quelque fois même, l’on est un peu sidéré d’entendre parler les politiques à la longue d’une propagande ou de plaidoirie politico-sociale que les élèves ou plus précisément les jeunes d’aujourd’hui seront l’avenir ou les futurs responsables de la nation demain.
      Pourtant, le monde de l’éducation et de l’enseignement en général qui est le plus oublié dans le panier des priorités de l’Etat.
      Donc, la faute revient tout droit aux Dirigeants du pays qui se montrent inéluctablement irresponsables vis-à-vis de ce sacré métier ou ceux qui se sacrifient jour et nuit d’élever nos progénitures pour leur pourvoir des bonnes éducation en vue d’un avenir meilleur.
      Mes tics piteux dont une attitude déplorable pour certains susceptibles, la prise de conscience valant et valorisant le sujet primordial de l’éducation c’est l’élève et son avenir. Ceci ne contrecarre en aucun cas l’autre acteur qui est l’enseignant ou l’éducateur ainsi que tous les droits qu’on doit leur procurer pour améliorer ses conditions de vie et de travail ainsi que d’autres accessoires y afférents.

  • 14 mai à 21:57 | Kiki (#1274)

    Cercle vicieux io e !!! Rehefa miaramila ohatra no mitroatra fa tsy te ho imposer-na amin’ny karamany (attitude citoyenne ve zany ?) dia miazakazaka ny fanjakana. Ny olona ankoatr’izay koa mahazo miandry eo, na aman-taonany aza, rahonana indray rehefa mba mitaky ny valin-kasasarany.

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