Alors que Remenabila court toujours, les assauts des dahalo se poursuivent et semblent s’amplifier ailleurs qu’à Esira et ses environs. Les informations recueillies par les reporters d’organes de presse de la capitale mais aussi celles diffusées par la Gendarmerie relèvent que l’objectif premier qui était de retrouver les corps des militaires tués par Remenabila a été une réussite. Plusieurs dizaines de fidèles de Remenabila sont capturés ; mais aussi les amulettes de Remenabila sont désormais entre les mains des forces de l’ordre. À propos de la femme de Remenabila, les informations sont confuses car elles feraient croire que cette femme a été déjà tuée une première fois puis une deuxième fois. En tout cas, les militaires en mission spéciale sont rentrés après plus de 20 jours dans la zone, à la poursuite de ce fameux Remenabila. Certains ont qualifié la mission de « mission Afghanistan » pour bien marquer les difficultés rencontrées sur le terrain (déplacements, logistique) mais surtout pour dire que « l’ennemi était maître des lieux ». Des villages ont été incendiés par on ne sait plus exactement lequel des poursuivants ou des fuyards ; toujours est-il que d’un côté on parle de villageois qui rentrent dans leur village tandis que de l’autre, on insiste sur leur peur des représailles des dahalo.
Afin d’assurer la sécurité dans la zone de prédilection de Remenabila, des postes militaires ont été installés avec des éléments renforcés ; parallèlement, l’effectif des hommes en armes dans ces postes a été augmenté.
Pendant ce temps, la région Bongolava est devenue un autre foyer où sévissent en plein jour des dahalo armés de fusils d’assaut. Une autre opération militaire d’envergure a ainsi été envoyée pour combattre ce fléau.







