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Les cinq réformes nécessaires dans l’administration publique en Afrique

jeudi 15 janvier 2015

L’absence de reddition de compte et la montée de la gabegie dont fait preuve l’administration publique en Afrique est contraire aux principes de management public applicables en démocratie. Les nominations, les affectations, les attributions de marchés publics, les recrutements, sont plutôt des outils de rétribution des « soldats électoraux ». Cette logique de rente électoraliste qui bloque les ascenseurs sociaux s’oppose à la logique de création de valeur qui conduit au développement. La question est de savoir si l’Afrique peut se permettre de continuer dans ce sens. Quelles réformes administratives seraient nécessaires pour accompagner le développement et la démocratisation du continent ?

Le premier grand chantier de réforme administrative auquel l’Afrique devra faire face est celui de la dépolitisation de l’administration. Dans un département ministériel par exemple, la coloration politique de la majorité des fonctionnaires (autorités administratives) est fonction de la coloration politique du ministre (autorité politique) puisque ce dernier nomme ses soldats électoraux à des postes administratifs au mépris des exigences de performance. Pire, on atteste dans certains pays comme le Burkina Faso, la création de cellules politiques dans les ministères, ce qui contribue à violer la liberté de conscience des agents publics. Ainsi, certaines administrations publiques sont quasiment fermées les jours de meeting politique (« spoil system »). Cela constitue une violation du principe de neutralité de l’administration. En effet, l’article 5 de la Charte de la fonction publique africaine stipule que l’administration ne doit exercer sur ses agents aucun traitement discriminatoire en raison des caractéristiques liées à la personne. Il convient de séparer le niveau politique (stratégique) du niveau administratif (opérationnel) pour permettre à l’administration publique de servir l’intérêt général. Cela passe par l’adaptation du cadre juridique aux exigences de neutralité et le renforcement des garanties institutionnelles devant servir de recours pour excès de pouvoir.

Le deuxième grand chantier est celui de la gestion des ressources humaines dans l’administration publique. En l’état, le recrutement des fonctionnaires se fait par concours d’entrée dans les écoles de la fonction publique dont les modules de formation ne sont pas toujours adaptés aux besoins actuels de l’État et dont les produits formés ne sont pas toujours les plus compétitifs sur le marché du travail. Par exemple, il est contre-productif de rejeter le titulaire d’un Master en administration publique (MPA) obtenu dans les meilleures écoles du monde pour la simple raison qu’il doit passer par un concours d’entrée dans une école nationale d’administration au rabais (le diplôme est inférieur à un master). En clair, l’administration publique africaine ne recrute pas toujours les meilleurs et ne prévoit pas la possibilité de capitaliser les expériences internationales. Il convient de mettre en compétition comme en Suisse les postes administratifs (libre compétition comme critère d’ascension sociale et de peroformance) et de soumettre au contrôle parlementaire comme aux Etats-Unis (« merit system ») les nominations à de hautes fonctions (contrôle de qualité).

Le troisième grand chantier de réforme est celui du pilotage et de l’évaluation systématique des politiques publiques. Il s’agit de repenser et d’adapter à l’Afrique la Nouvelle Gestion Publique (introduction des objectifs et des indicateurs de performance) dont on parle depuis la fin des années 1990 mais, qui a été engloutie par le poids de la bureaucratie. Pour l’instant, on continue d’enregistrer une trop grande spécialisation par fonction, un système de coordination et d’évaluation de services assuré par la hiérarchie (politique), une trop grande centralisation des décisions, un système de promotion uniquement interne, etc. Ainsi, un professeur titulaire dans une des meilleures universités du monde ne pourra pas intégrer la fonction publique africaine directement au grade de professeur ; il devra recommencer au grade d’assistant. Il convient de développer plutôt la responsabilisation ou la mesure des résultats (rentabilité, efficacité, efficience, qualité des services) en suscitant la compétitivité et la productivité à l’intérieur du service public et en appliquant le principe d’efficience économique dans l’utilisation des ressources et dans la recherche de l’innovation pour la fourniture des services publics.

Le quatrième grand chantier de réforme est celui du management de l’information et des documents administratifs. Pour l’instant, les modes de production, de classement, de recherche, d’archivage ou de diffusion des informations et des documents administratifs sont contre-productifs. Un agent public perd en moyenne deux heures par jour dans la recherche de l’information au milieu d’une montagne de dossiers. Cela rallonge à l’infini le temps des procédures qui finissent par être abandonnées pour certaines et influe considérablement sur la performance administrative. Une meilleure gestion de l’information administrative augmenterait aussi la transparence nécessaire à la bonne gouvernance. Cela passe par la décongestion du circuit de l’information administrative et le développement d’une politique proactive d’archivage physique et électronique. Mieux, il s’agit de la numérisation et de la gestion électronique des documents administratifs.

Le cinquième grand chantier de l’administration africaine est celui de la contractualisation, de l’externalisation et de la délégation des tâches administratives suivant les principes de subsidiarité, d’efficacité et d’efficience.En l’état, l’administration publique est lourde et très onéreuse. Le poids de l’organisation publique asphyxie le système économique. Un ingénieur par exemple se retrouve en retard dans son travail à cause de ses obligations administratives (comptabilité, logistique, ressources humaines, affaires juridiques, etc.). Il convient d’alléger l’organisation publique et d’externaliser (contrats de prestation) l’essentiel des prestations administratives en vue d’accroître la concentration sur le cœur du métier et les gains d’efficience directe (réduction des dépenses de fonctionnement et/ou accroissement de la productivité), les gains d’efficience indirecte (réduction des interventions de l’Etat), les gains d’efficacité managériale (management systématique des résultats, possibilité de mettre en place des démarches de changement), les gains d’efficacité comptable (uniformisation comptable, augmentation de la maîtrise du budget).

Par Louis-Marie KAKDEU, PhD & MPA

Article publié en collaboration avec Libre Afrique

4 commentaires

Vos commentaires

  • 15 janvier 2015 à 10:39 | Turping (#1235)

    - Votre article propose les percepts démocratiques,l’avancée sociétale où la souveraineté nationale ,la volonté du peuple et de ses élus ,représentants qui dictent le dévéloppement pérenne dans tous les sens du terme .Or ,ça n’a amais été le cas.

    - On ne peut pas généraliser car ces cinq reformes nécessaires dans l’administration publiqe en Afrique ,quelques pays ont déjà mis le pied là-dedans même s’il reste encore de gand chantier à parcourir.
    - Chez nous ,ce n’est pas le critère de compétence qui définit la gérance mais plutôt de l’appartenance ,le quota (mérina -côtier) ou de mettre les militaires pour protéger son rêne ,et aussi de réprimer la liberté d’expression par un pouvoir de l’absolutisme .
    - Comment peut -on espérer qu’un pays puisse avancer si les affaires de l’état ne sont que des affaires de copinage ?
    - Le fossé entre le peuple et ses dirigeants qui croient tout faire sans rien faire a été toujours un problème grave fondamental du non dévéloppement en Afrique où la dictature sévit dans majorité des cas du fait que le pouvoir ne sert pas à défendre l’intérêt supérieur de la nation mais plutôt celle de sa ration , avant tout .Les affaires publiques deviennent des affaires personnelles.
    - Le manquement du tissu de lien social est un handicap majeur car tout devrait partir de la base fondamentale où le dévéloppement ,la richesse humaine engendre de la richesse matérielle par le biais de l’éducation ,le concours cohésif où la politique gouvernementale doit-être une politique promotrice de l’évolution sociétale . Or ,l’avancement ,le peu qui existe ressort de la débrouillardise des malgachs qui se livrent à eux même dans la lupart des cas.Madagascar est dans la liste rouge du non avancement depuis la révolution socialiste en décalage par rapport à la réalité .
    - Dans l’attente et la patience du revirement de cette tendance .

    • 15 janvier 2015 à 14:14 | Razaka (#7817) répond à Turping

      Hello l’Ami Turping

      Essayons de quitter toute forme de néocolonialisme si possible et Cessons la Politique partisane – ou encore être Pro de X, Y ou Z !

      Je ne vais pas rentrer dans une polémique, car en tout cas, je n’ai pas trop le temps pour cela.
      J’aime bien échanger ici avec vous. Vous m’aviez appris quelques bonnes lectures du Passé ici Turping, ainsi que CARO avec ses très bonnes élocutions pédagogiques et lucides.
      Contrairement à moi, qui avais appris le français (en 3ème langue) seulement en école d’ingénieur. Mais je pense me faire comprendre, même avec mes fautes de Style !!
      D’ailleurs vous avez presque le même âge que my Dad, car il est de 1962 et je suis né 25 ans plus tard.
      Après être Ingénieur, j’ai fait une Ecole de Management/Gouvernance en 3 ans dont 9 mois de stage en South Korea que je connais donc un peu, mais je manque d’expériences, car cela fait seulement 12 mois que je bosse.
      Je me suis donc toujours inspiré de ces Dragons d’Asie en terme d’Emergence Economique et Sociale, qui n’ont pas d’égale à mon sens pour le moment.

      ===== Quel que soit le passé du Nouveau Chef de l’Exécutif, nous allons à faire à un nouveau 1er Ministre qui connait bien le Monde et son Nouvel Ordre Géopolitique. Cela est très important à condition de les utiliser pour un DEVELOPPEMENT INCLUSIF seul Source de Démocratie et Décentralisation Effective.
      Mais j’espère que le nouveau 1er Ministre va les utiliser (ses connaissances) enfin pour une Emergence Economique et Sociale de Madà. J’aurais préféré une autre Personne mais il en est ainsi. =====

      Wait and See ‘’dixit MIHAINO’’ que j’apprécie aussi.

      Pour moi, il y a 3 paramètres qui pourraient sauver Madagascar à moyen et à long terme. Ces paramètres sont comme des LEVIERS, car placés au bon Endroit, ils peuvent soulever des Masses qu’on n’imagine même pas.

      ==== 1. La Gouvernance Politique : (1er LEVIER) ====
      °°°° CONTEXTE POLITIQUE °°°°
      ** disposer d’appareils nationaux de production capables de réduire les importations et de s’insérer dans la division internationale du travail en qualité d’exportateurs de produits manufacturés, d’une part ;
      ** d’autre part, partager la prospérité en luttant contre la pauvreté, le chômage des jeunes (qu’ils soient diplômés ou non) et les inégalités sociales.
      ** Disposer d’un grande Institution apolitique pour toute Organisation des Elections avec le Ministère de l’Intérieur, comme source de Démocratie et Instigateur de Grands Partis Politiques dans l’équilibre du Pouvoir (Ex : Partis d’Oppositions constructives et libres)
      ** Liberté des Journalistes à informer librement toutes les Régions.

      ## l’Homme d’état est un Leader politique transformationnel ;
      ## l’Homme politique est un Leader tourné vers l’inertie, voire la régression.

      °°°° CONTEXTE SCIENTIFIQUE °°°°
      L’Economie du Développement est en panne ; l’Histoire économique des pays émergents d’Asie (Corée du Sud, Singapour, Thaïlande, etc.) demeure la seule issue pour bâtir les stratégies à même de permettre à Madà de résoudre leurs problèmes à caractère socio-économique et culturel et donc de passer du stade de pays sous-développé à celui de Pays Emergent.
      Ces futurs succès économiques reposent essentiellement sur les transformations socio-culturelles.

      °°°° CONTEXTE POLITIQUE PUBLIQUE °°°° :
      Mettre en oeuvre et assurer le suivi des politiques publiques destinées à corriger les dysfonctionnements de la société et de l’environnement. C’est grâce aux politiques publiques que les gouvernants peuvent corriger les dysfonctionnements de la société (Santé, Autosuffisance Alimentaire, Education-Enseignement, Infrastructures PORTS et ROUTES)

      °°° CONTEXTE LEADERSHIP °°°° (femme OU homme)
      La différence entre un Homme Politique et un Homme d’Etat est que le premier pense à la prochaine élection et le Second aux futures générations », donc nous les Jeunes (avenir du Pays en général)
      ** L’Homme politique pense à la prochaine élection, l’horizon temporel de l’homme politique est limité à cinq ans. Dans cette perspective, il distribuera des sacs de riz, des tee-shirts, des casquettes, des tablettes, etc. pour s’attirer les faveurs de l’électorat ou des Elus ;
      ** L’Homme d’Etat, dont l’horizon temporel varie de 20 à 30 ans, fera des Projets sur 15 voire 40 ans. Ces Projets viseront à modifier les tendances négatives actuelles en transformant les structures économiques, sociales et culturelles dans le Sens du Progrès.

      ==== 2° INSTITUTIONS ou L’ADMINISTRATION PUBLIQUE, (2ème LEVIER) ====
      Lorsque l’architecte du « miracle » singapourien, avait pris les rênes du pouvoir à Singapour en 1958, son premier acte fut de convoquer les Fonctionnaires pour les amener à comprendre le rôle crucial de l’Administration publique et des entreprises dans le processus d’indépendance économique.
      ** Question 1 :
      ‘’Etes-vous satisfaits par le niveau de vos traitements ?
      ‘’La réponse fut évidemment NON, en comparaison avec les salaires du secteur privé et par rapport au coût de la vie.
      ** Question 2 :
      ‘’D’où proviennent vos traitements ?
      ‘’La réponse était : Nos traitements proviennent des recettes Fiscales et Douanières.
      ** Question 3 :
      ‘’Quelles sont les agents économiques qui alimentent les recettes Fiscales et Douanières ?
      ‘’La réponse était donc °Les Administrations, °les Ménages et °les Entreprises. »
      ** Question 4 :
      ‘’Parmi ces trois agents économiques, lequel est le plus gros pourvoyeur des recettes Fiscales et Douanières ?
      ‘’Les Entreprises car elles constituent au moins à 90% aux recettes douanières et à 80% aux recettes fiscales. Les Entreprises constituent le premier importateur et second employeur après la Fonction publique.

      === CONCLUSIONS : (Députés et Elus sont similairement dans ce même cas de figure)
      ‘** Si les Fonctionnaires veulent augmenter leurs traitements, il faut qu’ils appliquent rigoureusement les Règles de fonctionnement aux Entreprises et elles augmenteront le volume des recettes Fiscales et Douanières. Revoir leur Formation et le Concours d’Entrée à la Fonction Publique de Madà
      ** Nos Futures Administrations Publiques (Les Institutions de l’Etat) pourraient créer par des Textes Appropriés un cadre Institutionnel Légal et Favorable à la Création, à la Protection et à la Croissance des Entreprises nationales.
      Sans la Qualité et la Qualification des Ressources Humaines qui travaillent pour nous Administrations Publiques, nous serions toujours sous influence et sous dépendance de la Mafia Locale.

      ==== 3 LA TECHNOPOLE (3ème LEVIER) ====
      Lorsque l’on scrute l’histoire économique des Grandes Ecoles et Universités Asiatiques (en général) mais aussi celles d’autres Pays de l’EU, on constate que la Formation des Ingénieurs et leurs Centres de Recherche ont fortement contribué à l’impulsion et à l’accompagnement de la révolution industrielle à travers les innovations sociales et la Recherche-Développement (inventions et innovations technologiques).
      ** Dans certains pays industrialisés tels que le Japon, certaines firmes multinationales ont créé leurs propres universités ou leurs propres Ecoles de formation des ingénieurs.
      Les Puissance de leurs Conglomérats en témoignent depuis des décennies.
      Dans ce cas, la fonction assignée au système de l’Enseignement supérieur est de répondre de manière précise aux besoins spécifiques des Entreprises MALGACHES : sous les formes suivantes
      ** Formation, Recherche-Développement, Appui-Conseil à la croissance continue des chiffres d’affaires, intelligence économique.
      ** Comment amener les Universités, les Ecoles d’ingénieurs et les futures Centres de Recherche à jouer le même rôle que leurs homologues de l’Occident, dans le processus d’émergence économique ?

      === TECHNOPOLE Suite ===
      **** Le Concept d’Université de Développement ***
      DIMINUER IMPORTATIONS = INDUSTRIALISER LE PAYS = PAS D’EXPORTANTION A OUTRANCE DES MATIERES 1ères

      == L’université de développement apparaît à cet égard comme la seule réponse valable à cette interrogation ; quant à la Technopole, elle apparaît comme une modalité d’opérationnalisation du concept d’université de Développement.
      == L’objectif visé par toute université de développement est d’assurer une couverture adéquate des besoins de la société à travers un système national de production capable de créer des emplois durables et de réduire les importations des denrées alimentaires, des pièces de rechange, de l’expertise et des appareils électroménagers.
      Dans cette perspective, les Universités de Développement doivent mettre à la disposition du Système Productif National tourné vers la satisfaction des besoins sociaux, des ressources humaines compétentes, Motivées, Intègres et Patriotes.

      A° Contrôle et maîtrise progressive des phases d’étude et de réalisation des projets : développement d’une capacité endogène d’étude et de réalisation des projets (Bureaux d’études économiques et techniques ; ingénierie de réalisation de procédé, etc.) ;
      B° existence de filières de formation au fonctionnement, à la maintenance et à la gestion de l’appareil national de production ;
      C° Existence d’une capacité autonome d’adaptation et d’innovations technologiques ;
      D° Fabrication et mise à la disposition du secteur agricole des moyens de production (outillages, engrais, semences améliorées, installations de stockage, machines pour le développement des industries agro-alimentaires ;
      E° Développement de la production agricole à usage alimentaire et industriel et des activités connexes de stockage, de conservation et de transformation-valorisation des produits de l’Agriculture et de l’Elevage ;

      ====== On pourrait développer encore plus mais je n’ai pas le temps, une autre fois ==== Au plaisir de vous lire mon Ami Turping =====.

      Have a Great Day

    • 15 janvier 2015 à 20:18 | Turping (#1235) répond à Razaka

      L’ami Razaka ,
      - Oui ,je suis dans la même génération que votre père ,mon aîné de deux ans .
      - On aura l’occasion de débattre avec intérêt .Je suis dans l’enseignement depuis 15 ans ,les matières scientifiques (Maths ,Biologie ,physique chimie ,au collège et Lycée ,BTS ) et aussi donner des cours particuliers .Une lutte acharnée pour y parvenir .En été ,je fais aussi de l’artisanat de Madagascar ,les pierres ,....pour des projets ,partir à Madagascar ,etc...
      - Vous êtes encore jeune ,le pays vous attendra .
      Merci pour les idées que vous avez avancées .C’est très intéressant !

  • 15 janvier 2015 à 12:11 | vorona (#8254)

    Vu « l’avancement des travaux » depuis les indépendances ça fait du boulot pour au moins un siècle.

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