La Chambre de Commerce et d’Industrie d’Antananarivo (CCIA) a eu gain de cause. Magro doit déguerpir des sites appartenant à la Chambre de Commerce à Ankorondrano. La politique de contrôle et de reprise en main des patrimoines décidée par la Chambre de Commerce et confirmée par le nouveau président de la CCIA est en train de porter ses fruits. Portée devant le tribunal de référé, le litige qui consiste en des arriérés de paiement de loyers n’avait pas abouti ; le tribunal de référé s’était déclaré incompétent.
Ce mercredi 10 mars, après délibération sur le fonds précédé de reports d’audience, le tribunal de Commerce a dit la loi. Magro doit libérer les lieux et s’acquitter de certaines sommes d’argent en guise d’amendes et de dommages subis par la CCIA : 22 millions d’ariary et 10 millions d’ariary.
Magro est locataire de ce patrimoine foncier de la CCIA. Il avait bénéficié d’un bail emphytéotique de 40 ans depuis 1998. Aux yeux du tribunal qui a rendu son verdict ce mercredi 10 mars, Magro n’a pas respecté ses engagements. Les pro-Ravalomanana et les entités qui réclament l’application des accords de Maputo et d’Addis-Abeba et qui ont fait du site leur lieu de rendez-vous et de meeting pourraient donc être contraints de trouver un autre lieu. Cependant, comme le groupe Tiko fera vraisemblablement appel, avec demande de non exécution provisoire, cela n’est pas forcément une menace immédiate.
Recueilli par Valis





