« Fiharian-karena maitso, aiza ho aiza ianao ? » (« Économie verte : où en êtes-vous ? »). Tel est le thème de la journée mondiale de l’environnement, célébrée à Fénérive-Est, Région d’Analanjirofo, du 05 au 07 juin de cette année. Le Premier ministre, chef du gouvernement d‘union nationale, et ministre par intérim de l’Environnement et des Forêts a honoré de sa présence la cérémonie inaugurale, accompagné par la ministre de la Santé, originaire de la région et le ministre de l’Enseignement supérieur, un représentant de la Présidence de Transition, ainsi que de la grande famille du département de l’Environnement et des Forêts. Le choix d’Analanjirofo pour héberger cette cérémonie interpelle plus d’uns et ce au moins à deux titres. D’une part, c’est l’une des régions où l’exploitation illicite de bois de rose a fait et continue de faire parler d’elle. 55% de la superficie de cette région est couverte par des forêts primaires. Cette région détient également 6 aires protégées et on ne risque pas de se tromper quand on avance que la majorité de ces aires protégées ont été violées par les trafiquants de bois de rose. D’autre part, c’est également la région où la société chinoise Mainland extrait de l’ilménite sans aucun respect des cahiers de charges et sans aucun souci de l’environnement global, notamment des relations avec les populations.
Lors de son allocution, le chef de la Région Analanjirofo, a déclaré que depuis deux ans, ils se sont lancés dans le marcottage de plants de bois de rose, procédé qui permet d’accélérer la croissance du bois de rose (40 ans au lieu de 100). Le Premier ministre, Jean Omer Beriziky, a quant à lui, réitéré la nécessité de protéger l’environnement riche en espèces rares et en forêts primaires dans lequel nous vivons, car il y va de notre survie et de la survie de ces espèces endémiques. De même, il a lancé un appel solennel pour ouvrir les hostilités contre les destructeurs de bois précieux, au même titre que pour la lutte contre la drogue et autres stupéfiants. En tout cas, le remplaçant de l’ancien ministre de l’Environnement, Dr. Joseph Randriamiharisoa, voire la passation de service avec le Premier ministre qui assure donc l’intérim, sont introuvables. Les suites de l’affaire de bois de rose saisi à Maurice non plus. Alors que les conteneurs de bois de rose seraient toujours à Maurice, et même si à la demande du gouvernement mauricien, la Banque mondiale a récemment accepté d’enquêter, les véritables expéditeurs ou auteurs principaux du trafic ne sont pas encore appréhendés.









