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Environnement

Le tiers de la surface du pays en proie à la désertification

mercredi 29 octobre 2014 | Léa Ratsiazo

Près de 31% du territoire de Madagascar sont considérés comme en cours de désertification actuellement selon les dernières études menées par les experts de l’environnement. 12 régions sur les 22 régions sont touchées par ce phénomène et la situation de la zone Alaotra Mangoro est considérée comme la plus inquiétante en ce moment. Or, Alaotra Mangoro est un des grands greniers à riz de la Grande Île.

Plusieurs facteurs expliquent la désertification, des phénomènes naturels associés aux agissements humains. Le déboisement, les feux de brousse, les feux de culture, le changement climatique…sont autant de paramètres qui accélèrent la désertification de Madagascar. Les écologistes mènent des sensibilisations pour faire connaître le danger des comportements humains dans la désertification afin d’emmener le public à changer de pratiques.

8 commentaires

Vos commentaires

  • 29 octobre 2014 à 09:28 | harmelle (#5862)

    Si l’on fournissait aux populations du gaz ou de l’électricité solaire ou électrique , du zébu , du poulet , elles n’auraient pas besoin de faire cuire de la viande de brousse sur des feux de bois !!! Cette propension Gasy de vouloir résoudre les effets des problèmatiques sans s’attaquer aux causes est certainement une des explications de l’immense désordre , de l’incurie , du « brassage d’air » typique de Madagascar .... :-(

    • 29 octobre 2014 à 15:40 | bbernard (#6880) répond à harmelle

      Eh oui ! L’électricité solaire et les fours solaires sont des moyens importants pour lutter contre le déboisement à des fins de fabrication de charbon de bois ou de fourniture directe de bois pour la cuisson. Encore faut-il qu’il y ait une volonté du gouvernement de promouvoir ces outils car une grande partie du pays pourrait en utiliser sans problème. Les fours solaires artisanaux sont faciles à fabriquer avec des matériaux de récupération et les ONG ou les indépendants qui agissent sur place sont en nombre insuffisants pour couvrir le pays. Quant à l’électricité solaire ou éolienne, il en est de même. L’avantage de l’éolienne, c’est qu’elle a un double emploi, tirer de l’eau et fournir de l’électricité. Que toutes les bonnes volontés malgaches se remuent et instruisent les populations sur ces procédés peu coûteux et efficaces. Le Fatapera est bien, mais il consomme soit du bois soit du charbon de bois, et là, c’est le serpent qui se mord la queue. Il faut le garder en moyen de secours seulement

    • 29 octobre 2014 à 21:45 | RAMAHEFARISOA Basile (#6111) répond à bbernard

      Depuis plus de 25 ans,je passais une partie de mes vacances du côté de F-Romeu,mais je n’avais pas remarqué la vulgarisation de ces fameux fours solaires.
      Maintenant,on dit qu’on peut avoir un four solaire pour 49 euros.
      De l’arnaque,en perspective.
      Basile RAMAHEFARISOA-1943
      b.ramahefarisoa-1943

    • 30 octobre 2014 à 12:19 | bbernard (#6880) répond à RAMAHEFARISOA Basile

      Pov K-On ! Avec une mentalité comme la votre, pas étonnant que vous restiez collé sur votre chaise percée. Un four solaire, à Madagascar, cela se fabrique avec des matériaux de récupération car les malgaches sont très très doués de leurs mains et cela ne coûte pas un seul centime. Vous êtes trop arriéré pour comprendre cela et vous n’êtes pas un malgache car vous êtes incapable d’en fabriquer un.

  • 29 octobre 2014 à 11:03 | jansi (#6474)

    Éduquer à outrance via les médias la population à utiliser du gaz ou tout du moins le four à charbon fatapera mitsitsy qui marche bien au ..... Rwanda ou on l’appelle « four malgache » .
    De même il faudrait prendre très au sérieux la confection de programmes de protection de l’environnement en y associant les industries contre avantages fiscaux par exemple.
    Les opérations de reboisement via des arbres fruitiers et a poussé rapide doivent être actionnées . C’est le genre d’action très prisées par les bailleurs internationaux. C’est une forme de monétarisation des zones rurales éloignées. Et aussi un mode efficace de création d’emplois. Car le reboisement doit être confié à des entrepreneurs ruraux.

  • 29 octobre 2014 à 19:29 | DanBe (#2256)

    Le Charbon vert est actuellement une des solution les plus simple, les plus rapide à mettre en œuvre.

    Sans bien sur oublier les autres solutions (solaire, éolien, hydraulique,...) mais qui demande plus de temps à mettre en oeuvre et pour certaines d’importants investissements.

    Le charbon vert commence à porter ses fruits en région Diana. Il favorise l’implication des locaux, le reboisement et au final, en étant aussi efficace, il est moins cher que le charbon de bois classique. Il n’oblige pas la population à changer ses habitudes (Fatapera...).

    Autre solution, déjà exploitée avec succès par Akamasoa (Père Pedro), les Agrocomposites. Là aussi, pas de changement de pratiques, rapide et facile à mettre en oeuvre.

    Ces solutions, simples et intelligentes, impliquent les Malgaches, sont possible à mettre en oeuvre très rapidement, n’oblige pas les Malgaches à changer leurs habitudes,...

    A privilégier jusqu’à ce que l’on ai un Etat digne de ce nom, qui investisse dans les énergies renouvelables...

  • 30 octobre 2014 à 02:14 | jagiba (#6837)

    Les feux de brousses incontrôlés saignent Madagascar d’une hémorragie gravissime depuis des années : L’Ile Verte aux très forts potentiels forestiers ,agricoles ,piscicoles ,touristiques est devenu l’Ile Rouge à l’agonie sociale et économique sans que de vraies mesures énergiques ,politiques ,techniques , judiciaires soient prises pour informer ,sensibiliser ,agir et sévir ..... afin d’enrayer « ce suicide collectif » qui est de la seule responsabilité Malgache ....Quand les rivières et les fleuves ne couleront plus « rouge sang » ,alors tous les espoirs seront permis....s’il n’est pas déjà trop tard !!!!

  • 30 octobre 2014 à 14:18 | Rakotomenatra (#6912)

    Il y a des pays dit « pauvres » qui génèrent plus de 50% de leur énergie avec des Energies Renouvelables et qui ont une politique/stratégie qui vise à moyen ou même long terme, en favorisant la protection des ressources naturelles.

    A Madagascar c’est le contraire : on pille et pille et s’accroche aux anciennes pratiques, on chasse un ministre qui veut remplacer le matériel vétuste de la JIRAMA par des ER et on tracasse et harcèle les investisseurs et ONGs - même ceux qui s’engagent pour la population et le développement du pays.

    Concernant les réchauds solaires et FAs (foyers améliorés) il y a certains malentendus de la parts des intervenants sur ce site - donc voici les prix et infos :

    Le four solaire n’est pas fabriqué à partir de matériaux usagés et il ne coûte pas 49 €. Le modèle vert vendu par l’ADES est fabriqué de bois (sapin) planté par l’ONG VOZAMA particulièrement à cet effet et coûte 50.000 Ariary, donc environ 15 €. Il a une garantie de 5 ans.

    La parabole SK14 coûte 150.000 Ariary, garantie aussi 5 ans - mais il a une durée de vie d’environ 10 ans !

    Les fatana mitsitsy sont offerts en plusieurs diamètres et qualités. Ceux de l’ADES coûtent pour charbon 15.000 et pour 3 fagots de bois 10.000 Ariary, garantie 3 ans. Réduction de la consommation du charbon environ 50%.

    Il y a aussi des artisans qui les fabriquent - à partir de terre (argile) plus du tôle usagé ; prix environ 5-6.000 Ariary, pas de garantie, mais durée de vie au moins 2 ans, s’ils sont bien faits.

    Le biogaz est aussi intéressant, mais contrairement à d’autres pays, où on utilise des « caca de vaches » séchés comme énergie de cuisson, à Madagascar cela pose un problème de « fomba », bien que les gens s’y intéressent.

    Le reboisement avec bois énergie (Eucalyptus) organisé par la giz allemande à travers son projet PGM-E est un grand succès dans la Région Diana : 9.000 ha on été reboisés par plus de 4.000 ménages depuis 1996, dont la plupart a pu se créer des revenus considérables et assurés pour l’avenir.

    L’idéal serait l’Acacia, parce que cela améliore le sol, mais les paysans préfèrent l’Eucalyptus , car il repousse encore plus rapidement après la coupe.

    Ce qui est très dommage, c’est que les gouvernant malagasy semble se ficher complètement de leur pays : Si tout est brûlé et dégradé d’ici 20 ans, s’il n’y a plus de forêt, plus de ressources et plus rien à manger, tant pis : L’essentiel est leur 4x4, leur « vola », leur « seza », le passeport diplomatique pour toute la famille et pas de fouille à l’aérogare pour pouvoir piller le pays et exporter le volamena et les pierres précieuse et animaux endémiques menacés sans être embêtés.

    Mais qui les a élus alors ?

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