Réuni en assemblée générale ce lundi 16 janvier 2010, le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) a déclaré ne pas faire grève mais observer du moins pendant dix (10) jours le « droit de retrait » qui ne l’oblige pas à respecter le « service minimum » requis dans le cas de grève. Le SMM est persuadé que depuis le meurtre sur le magistrat de Toliara, aucun magistrat n’est plus à l’abri de représailles de la part d’un justiciable mécontent du verdict prononcé par un juge, représailles pouvant conduire à la mort. Dès lors, le SMM exige que des mesures concrètes soient prises pour assurer et garantir cette sécurité du magistrat pour qu’il puisse de nouveau exercer sereinement ses fonctions. L’effectivité du « service minimum » en dépend tout comme la reprise du travail dépend, si l’on a bien compris, de l’issue de l’affaire de Toliara.
Pas seulement cependant. Car par ailleurs, le SMM se dit prêt à dialoguer avec le pouvoir pour discuter des voies et moyens de redorer le blason de l’Administration judiciaire, et cela par la souveraineté, l’indépendance et la crédibilité de la Justice. Dans cette perspective, le SMM propose la tenue les 26 et 27 janvier prochains des États généraux de la Justice, auxquels il invite l’État afin de remettre la Justice à sa place dans la vie de la Nation et afin que celle-ci soit le pilier de l’état de droit. Cette manifestation sera aussi l’occasion pour les magistrats de faire part de tous les genres de pressions qui pèsent sur eux dans l’exercice de leurs fonctions.
Recueilli par Valis







