Dans son allocution à Morondava lors de son déplacement dans le Menabe ce weekend, le président de la transition, Andry Rajoelina a « mis en garde ceux qui bloquent actuellement l’enseignement » selon ses termes. Il a dit : « nous avons accepté de mettre en place une Transition consensuelle et inclusive. Si l’on priorise les débats malgré les divergences d’opinion, nous sommes tout à fait d’accord. Mais oser jusqu’à détruire la Nation pour l’intérêt personnel, cela dépasse la limite. Actuellement, certains hauts responsables du Régime poussent les instituteurs à maintenir leur grève afin de bloquer l’enseignement au pays. C’est inadmissible qu’on prenne nos enfants en otage pour des raisons purement politiques. Je mets en garde les responsables concernés et les appelle à résoudre ces problèmes dans les plus brefs délais », a-t-il déclaré.
Depuis quelque deux ou trois mois maintenant, le monde éducatif est secoué par un mouvement de grève initié par le SEMPAMA (Syndicat des éducateurs et enseignants des EPP, collèges et lycées). Il a pris de l’ampleur et a mobilisé la semaine dernière la plupart pour ne pas dire la majorité des établissements scolaires publics de la capitale. Au vu de la situation et des risques que le mouvement peut provoquer, le ministre de l’Education nationale étant à l’extérieur, le Premier ministre a accueilli les dirigeants du SEMPAMA et a fait montre d’une attention particulière aux revendications légitimes du SEMPAMA. Selon les membres du SEMPAMA, il a promis de prendre au sérieux les revendications et d’œuvrer pour la résolution de leurs problèmes car il est des situations ridicules et honteuses telles ces indemnités de 90 ariary.
Le ministre de l’Éducation nationale ce vendredi 20 avril à Andranovelona, a fait remarquer que la résolution des problèmes ne dépendait pas directement de son département mais des Finances, sachant que le ministère de l’Éducation n’est pas maître des Finances ; il exécute seulement le budget national. Toutefois, explique-t-il, des propositions seront soumises au ministère des Finances.
La mise en garde du président de la transition s’adresse-t-elle au ministre de l’Éducation nationale et au Premier ministre qui ont pris des initiatives de dialoguer et de prendre en considération des revendications légitimes ou au ministre des Finances qui détient les cordons de la bourse ?







