Le pouvoir Ravalomanana a réussi le tour de force malgré lui, de réunir les opposants. Il avait appelé les partis politiques de tous les horizons au dialogue présidentiel mais il a essuyé un échec. Les socio–démocrates et les libéraux s’en méfiaient et avaient abandonné en invoquant des considérations de bienséance et de protocole. Une autre tentative de dialogue présidentielle pour discuter de loi sur les partis politiques, a échoué elle aussi, parce que VIVA TV avait été fermée la veille. La majeure partie des opposants a boycotté ce dialogue sur les partis politiques.
Ces derniers temps, certaines tendances véhiculent et s’attendent à ce qu’une autre rencontre pour revoir cette loi sur les partis politiques soit organisée.
La force tranquille du CRN séduit Andry Rajoelina
Après un premier rapprochement de Andry Rajoelina avec le Pr. Albert Zafy, une coalition d’opposants conduite par ce dernier se déplace dans la région Atsinanana. Le discours est axé sur la paupérisation de la population et le diktat du régime en place. Aujourd’hui, le rapprochement souhaité par Andry Rajoelina pour consolider sa lutte va se concrétiser. Andry Rajoelina estime que la coalition avec toutes les composantes de l’opposition est indispensable.
Le Comité de Réconciliation nationale (CRN) du Pr. Albert Zafy est incontournable, ne serait-ce que pour impressionner l’adversaire et l’opinion internationale de l’ampleur de la manifestation prévue ce jour sur la Place 13 mai. Le côté rassembleur de tous les « ennemis » du pouvoir Ravalomanana mais surtout son envergure nationale font du CRN, le joker dans la lutte contre le régime en place.
Dans tous les cas, cette arrivée du CRN constitue un poids non négligeable de plus au mouvement de Andry Rajoelina.
Comme en chiens de faïence
Jusqu’à tout récemment, il faut dire que le mouvement Andry Rajoelina et le CRN se regardaient de loin comme des étrangers. Andry Rajoelina l’a toujours ignoré car il avait peur du discours du CRN et ne savait pas vraiment à quoi cette réconciliation nationale pouvait servir et de quoi il en retournait. Etant cantonné dans le secteur économique, Andry Rajoelina n’y voyait que des politiques d’arrière-garde.
Du côté du CRN, on scrutait ce jeunot et son entourage se diriger vers on ne sait où car son mouvement piétine et évolue en dents de scie tout en étant à la fois violent et pacifique et souvent immature.

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