Ce fut lors d’une cérémonie de présentation du projet Ambatovy ce mardi 19 janvier dans les locaux du ministère des Mines et des hydrocarbures, à Ampandrianomby. Le Directeur général du projet Ambatovy, Patrick Sheehy, a partagé à la presse devant le ministre de tutelle, les réalisations et feuille de route de son entreprise. Autrement dit, il a présenté ce qu’est exactement le projet Ambatovy.
Ambatovy c’est tout d’abord un investissement de 4,5 milliards USD, avec une dépense dans le pays de plus de 800 millions USD jusqu’à présent. C’est plus de 10 000 emplois pendant la phase de construction actuelle. Cette construction s’achèvera fin 2010. C’est plus de 2300 emplois pendant la phase d’opération dont plus de 85% de Malgaches.
C’est également des transferts de compétences et de technologies, des formations soit sur place comme la ferme-école de Betainomby (voir article par ailleurs) soit à l’extérieur comme au Canada.
À en croire le Directeur du projet Ambatovy, c’est aussi un important transfert de technologie et une réelle valeur ajoutée puisque le projet Ambatovy raffinera le nickel et le cobalt en produits finis à Madagascar et la production initiale est prévue pour début 2011. Tout cela dans le respect de l’environnement et en toute transparence conformément à l’Initiative pour la Transparence dans l’industrie extractive ou EITI.
En matière de production, le projet Ambatovy signifie extraction, traitement et raffinage pour une production de 60 000 tonnes de nickel, 5600 tonnes de cobalt et 190 000 tonnes d’engrais de sulfate d’amonium. La durée du projet est de 27 ans ; ce qui constituera pour le pays une source de revenu importante et stable.
La majorité des flux de trésorerie à l’Etat est perçue sous forme d’impôts sur les bénéfices des sociétés, ou encore sous forme de revenus à la source mais aussi sous forme de redevances et impôts sur les revenus salariaux et assimilés. En somme, pendant la durée de vie du projet, le flux de trésorerie vers l’Etat malgache serait de 2,9 milliards de dollars en impôts et redevances.
Sur le plan structurel, le projet d’Ambatovy rassemble des investisseurs étrangers de premier plan, à savoir Sherritt International Corporation, Sumitomo Corporation, Korea Resources Corporation, le SNC-Lavalin Incorporation, et 14 prêteurs dits « lenders ». Le Nickel et le Cobalt sont les principales matières premières que ce groupe d’investisseurs essaye d’exploiter. En effet, le prix du Nickel a connu une hausse car vers l’année 2006, il coûtait 4 dollars/livre contre 8,25 dollars/livre actuellement. Quant au Cobalt, il a aussi connu une hausse, en 2006, il était à 10 dollars/livre et aujourd’hui il est à 22 dollars/livre.
Pour un environnement sain
Le projet d’Ambatovy a créé des polémiques quant à l’impact environnemental. En effet, les exploitations ont généré bon nombre d’emplois, mais aussi d’autres prestations de services telles qu’un hôpital, une école primaire publique (EPP) et principalement la construction de 300 maisons aux alentours du champ d’exploitation. La préservation de l’environnement, notamment l’observation du décret MECIE et des Principes de l’Equateur figurent également parmi les principaux soucis du projet Ambatovy. En partenariat avec des ONG malgaches et internationales telles que le Business and Biodiversity Offset Program (BBOP), le projet conduit des entreprises de protection de la biodiversité dans une zone de la mine. En effet, il existe 4 900 ha de forêts dites zone tampon autour de la mine et la voie du pipeline a également été optimisée afin de minimiser les impacts environnementaux. Pareillement, ces investisseurs ont tenu compte de la sauvegarde des espèces en voie de disparition comme les lémuriens, les amphibiens et reptiles.
Recueilli par Valis





