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lundi 26 septembre 2016
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Editorial

Le patriotisme émotionnel n’est pas toujours à sa place

mardi 6 octobre 2015 | Ndimby A.

Le Conseil d’administration d’Air Madagascar a donc choisi le Canadien Gilles Filiatreault pour assumer la Direction générale de la compagnie nationale. Et inévitablement, les habituels arguments pseudo-nationalistes ont commencé à fleurir sous la plume et sur les lèvres des bien-pensants, hérauts du patriotisme émotionnel. « N’y a-t-il pas de Malgache capable de diriger Air Madagascar ? » s’interrogent les uns. « Ce pouvoir est en train de brader un symbole national à des étrangers » s’indignent les autres. « Cette décision de nommer un Canadien à Air Madagascar c´est pour séduire et convaincre les bailleurs de fonds » affirment ceux qui prétendent être bien informés.

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Le Président du Conseil d’administration Léon Rajaobelina et le nouveau Directeur général (photo : Air Madagascar)

Le recrutement de Gilles Filiatreault est une grande innovation dans l’histoire d’Air Madagascar, car il semble bien que ce soit la première fois que le Directeur général est sélectionné par le biais d’un processus compétitif mené par un cabinet de recrutement, après appel public à candidatures. Tous ses prédécesseurs avaient été désignés par les autorités politiques. Par contre, ce n’est pas la première fois qu’un vazaha (étranger) est appelé à la rescousse pour tenter de redresser la compagnie nationale. Après la situation de quasi-faillite suite à la crise de 2002, Marc Ravalomanana avait décidé de faire appel à Lufthansa Consulting, qui avait fourni trois directeurs généraux qui se sont succédé.

La première chose que Monsieur Filiatreault devrait faire serait donc de s’informer auprès de l’équipe de Lufthansa Consulting, non pas pour recevoir des conseils techniques, car il semblerait que le cursus du Canadien lui donne une certaine légitimité pour assumer la fonction. Mais il devrait surtout écouter quelles sont les marges de manœuvre réelles d’un vazaha parachuté à la tête d’une compagnie nationale dans un pays comme Madagascar, où les arguments sous couvert de patriotisme et de nationalisme cachent souvent des relents xénophobes. A quelle forme de collaboration doit-il s’attendre de la part des autorités malgaches, du Ministère des transports, et surtout du Conseil d’administration, qui aimeront faire sentir au blanc de service qu’il est sous leur commandement, avec ce que cela suppose d’avanies. Et surtout, à quelle forme de coopération loyale peut-il s’attendre de la part du personnel ?

La plupart des médias se souviennent de ces cadres et syndicalistes d’Air Madagascar qui contactaient les journalistes pour participer à la déstabilisation continue du directeur général allemand de l’époque, considéré par la majorité de l’opinion publique interne et externe comme un usurpateur, et un affront fait à la compétence des nationaux après la malgachisation des cadres entamée suite aux événements de 1972. La Transition ayant permis à ce genre d’individus d’avoir gain de cause, on a donc vu des Malgaches diriger Air Madagascar de 2009 à 2015. Et on a vu les résultats.

Dans la Grande Ile, ce qui se passe à Air Madagascar n’est que le reflet de ce qui se passe dans le pays : des mentalités dont certaines sont en état de décrépitude avancée ; des manœuvres d’Iznogoud dont le seul désir est de devenir Calife à la place du Calife, quel qu’en soit le prix ; du corporatisme émotionnel qui affiche une solidarité sans faille quand il s’agit de protéger des intérêts, qu’ils soient licites ou malsains ; et autres joyeuseries que Gilles Filiatreault aura le plaisir de découvrir tout au long de son mandat, sans oublier les coups bas et incongruités de l’opinion publique à son égard.

Devant la situation actuelle d’Air Madagascar, le clan Rajoelina qui agite la réaction pseudo-nationaliste à ce recrutement, devrait faire profil bas au sujet de la Compagnie aérienne, car son choix imbécile d’accueillir les Airbus est loin d’être étranger aux déboires de la Compagnie nationale [1]. Dans un édito de 2009 où nous pressentions que l’arrivée au pouvoir d’Andry Rajoelina de sa clique de populistes incompétents allait mener la compagnie nationale vers la catastrophe (Air Madagascar, bientôt les ailes brisées – 27 avril 2009), nous rappelions que le choix de Marc Ravalomanana d’imposer le choix de Lufthansa était culturellement voué à l’échec. Alors que sous d’autres cieux, des entreprises ayant également une forte valeur symbolique pour leur pays avaient été confiées à des étrangers, pour ne citer que le britannique Tim Clark (Président de Emirates), le Franco-brésilien Carlos Ghosn (chargé pendant plusieurs années de redresser Nissan), le français Jean Todt à la tête de l’écurie Ferrari, le franco-ivoirien Tidjane Thiam patron du premier assureur britannique Prudential, ou l’italien Sergio Marchionne Président directeur général de l’américain Chrysler. Mais bien sûr, avec notre nationalisme sourcilleux qui tend à nous faire considérer comme la huitième merveille du monde, nous sommes incapables de tirer profit des compétences étrangères, dont nous avons pourtant besoin dans un contexte de mondialisation.

Pour mettre en place les conditions du redressement d’Air Madagascar, le nouveau Directeur général devra prendre des décisions drastiques pour redonner à la Compagnie une professionnalisation et une crédibilité perdues. Il aura en face de lui un personnel habitué à être chouchouté, des syndicats surpuissants mais malsains, des cadres qui s’estiment omniscients, et certains leaders qui n’auront qu’une idée en tête : le faire trébucher pour obtenir son départ et prendre sa place. Charmante perspective. J’espère juste pour lui que les habituels agités n’iront pas jusqu’à s’inspirer du comportement de leurs idoles gauchistes et syndicalistes d’Air France, qui non contents d’avoir mis leur entreprise en difficulté avec leurs habituels mouvements sociaux irréfléchis, s’étonnent maintenant des conséquences économiques qui se traduisent en plan social, et se sont comportés en voyou hier envers deux cadres (voir video plus bas).

Pour ma part, je fais mienne la maxime de Mao Tse Toung qui affirme que « peu importe la couleur du chat, pourvu qu’il attrape les souris ». A certains moments, le patriotisme émotionnel doit céder le pas au patriotisme rationnel. Bienvenue à Gilles Filiatreault, et surtout bon courage dans ce tabarnak de panier de crabes.

Notes

[1D’ailleurs, le troupeau aux ordres d’un type dont le premier geste en 2009 a été d’aller se réfugier dans les jupes de l’Ambassade de France pour éviter une arrestation justifiée, n’a aucune légitimité à venir nous donner des leçons de nationalisme.

109 commentaires

Vos commentaires

  • 6 octobre 2015 à 08:49 | betoko (#413)

    Je disais ici à maintes reprises que l’achat par Andry Rajoelina de l’Air Bus 340 est une grosse bêtise , Air Mad devrait le revendre mais qui veut acheter un tel avion très gourmand en kérosène ?
    Une chose m’étonne Ndimby , pourquoi vous ne parlez pas des gabegies émanant du pouvoir successif , mais que de membre du personnel de cette entreprise d’état . Il fut un temps où la compagnie Air Madagascar était très bien géré dont les pdg étaient malgaches et pourquoi depuis l’ère Ravalomanana on a fait appel à des étrangers ? Il n’est nullement question de patriotisme émotionnel ni de xénophobie et encore moins de nationalisme mal placé . Avez vous l’assurance que ce nouveau PDG aura les mains libres et a obtenu carte blanche pour pouvoir redresser cette compagnie ?

    • 6 octobre 2015 à 09:27 | DIPLOMAT (#846) répond à betoko

      Betohika

      Si Rav8 avait fait appel à une entreprise étrangère pour la gestion de la compagnie, c’est precisemment parce qu’ AIR FRANCE et TOTAL avaient rayé la dette colossale de cette compagnie contre un renforcement des parts dans son capital. Donc une FOIS DE PLUS arrêté d’écrire n’importe quoi.
      D’autre part, les faits sont là, cette compagnie avait , sous la houlette de LH consulting retrouvée de la hauteur. D’autant que le président de l’époque, avait décidé d’acheter un avion présidentiel, afin d’éviter de bloquer un avion et de chambouler ainsi les planning de vols. Détail que Ratsiraka et toute sa smala ne se souciaient guère.

      Aujourd’hui AIR MADAGASCAR sera sous la Direction d’un canadien, mais rien ne dit que la situation est récupérable. A mon avis , c’est trop tard, vu les comptes, et l’inertie du personnel bien trop nombreux pour une si petite flotte. Modifier les mauvaises habitudes des PNC qui ’rendent des services’ payant en prenant des excedents de bagages au détriment de la compagnie, etc... etc... Il y aura donc des frictions dans les prochains jours, lorsqu’il faudra degraisser le Mammouth . Sans compter naturellement l’épreuve de s’engager à faire preuve de sérieux pour quitter l’annexe B d’ici 3 mois !

    • 6 octobre 2015 à 09:28 | hrrys (#5836) répond à betoko

      Leon Rajaobelina n’est pas à la hauteur./

    • 6 octobre 2015 à 10:07 | Saint-Jo (#8511) répond à hrrys

      « 6 octobre 09:28, par hrrys » Leon Rajaobelina n’est pas à la hauteur./"

      Ironie :
      tandis que hrrys est à la hauteur, lui !

    • 6 octobre 2015 à 10:36 | tanguy37 (#7699) répond à DIPLOMAT

      Rien a rajouter,analyse et commentaires parfaits
      S’il y avait eu des malgaches compétents et serieux ,ça se saurait !!!NON ?

    • 6 octobre 2015 à 10:39 | Isandra (#7070) répond à betoko

      Ne vous étonnez pas cette attitude de Ndimby,...Quand on chasse le naturel, il revient au galop,...il saisit toutes les occasion pour taper sur Rajoelina,...c’est son sport favori,...

      Quant à ce nouveau DG, je suis un peu sceptique, dans la mesure où il n’y avait pas des audits préalables fonctionnels et financiers,...pour asseoir une feuille de route à suivre,...

    • 6 octobre 2015 à 10:53 | Rakitoza (#689) répond à betoko

      Pour votre info Betoko, il n’y a jamais eu de PDG (Président Directeur Général) à air Mad. Il y a des PCA (Pdt du CA) et des DG, et à certains moments il y a eu des Administrateurs délégués.
      Et le seul DG brillant était Rasata Rainiketamanga, mais qui a bénéficié d’un context favorable (protectionnisme, accord de code-share avec Air Mad etc).

    • 6 octobre 2015 à 11:49 | Tsisdinika (#3548) répond à tanguy37

      Peut-être qu’ Air France ou Areva doivent elles aussi être confiées à des non-français, hein tanguy37, parce que vu la direction que prennent les choses, il semblerait qu’on a les mêmes lacunes à ce niveau.

    • 6 octobre 2015 à 12:02 | DIPLOMAT (#846) répond à Tsisdinika

      Je ne vois aucun problème à cela.
      Mais cessons de comparer la France à Madagascar.
      Il n’y a aucune comparaison possible entre une compagnie Major, et une compagnie qui ne dispose que de quelques appareils . Soyons sérieux une minute voulez vous ?

    • 6 octobre 2015 à 12:18 | betoko (#413) répond à Rakitoza

      je connais personnellement René autre son caractère de prétentieux et imbu de lui même et arrogant , c’est un très bon gestionnaire . Avant lui il y avait un autre compétant aussi, le frère de « XY » le poète sorti de HEC .
      Ce n’était pas à cause d’un contexte favorable , mais les deux anciens DG ne se sont par fait marcher sur les pieds venant des politiciens véreux et aussi ils étaient très rigoureux

    • 6 octobre 2015 à 12:47 | Rakitoza (#689) répond à betoko

      Moi aussi je connais personnellement René.
      Mais j’ai déjà eu l’occasion de connaitre l’oncle Momo.
      Je pense qu’ils sont tous les deux imbus d’eux memes, mais au moins la competence de René faisait l’unanimité.

    • 6 octobre 2015 à 12:50 | Tsisdinika (#3548) répond à DIPLOMAT

      Désolé Diplomat mais les bases du management restent grosso modo les mêmes qu’il s’agisse d’un major, d’un junior ou d’un médor.

      Comparaison n’est pas raison mais comparaison il y a : les problèmes d’AF et d’Air Mad ont ceci en commun d’avoir un personnel gâté pourri qui ne sont jamais aussi combattifs que lorsqu’il s’agit de défendre leurs acquis sociaux anti-économiques et contre-productifs. Je crois rêver en entendant hier une gréviste d’AF déclarer que davantage de charge de travail finira assurément par tuer le personnel !! Il y a bien un pilote d’American Airlines qui est mort aux commandes aujourd’hui mais je ne crois pas que c’est à cause de trop de « coups de volant ».

      Quant à Areva, l’orgueil aura finalement eu raison de leur peau en voulant se positionner hégémoniquement à la fois en amont et en aval d’une industrie qu’ils croyaient maitriser...

      Mais tout ça c’est pas mon problème, je me réserve seulement le droit de comparer ce que je veux avec qui je le veux.

    • 6 octobre 2015 à 13:20 | DIPLOMAT (#846) répond à Tsisdinika

      A vous lire la comparaison de la base de management est identique quelque soit la taille de l’entreprise c’est bien cela ?

      Donc qu’un RH d’’air Mad, pourrait donc faire l’affaire chez AF , ou bien que le PDG d’AIR MAD, serait capable de diriger EMIRATES ....

      Désolé mais, un manager d’une PME peut briller dans son environnement, et être totalement dépassé sur une structure plus grande. Un bon patron d’une epicerie de 5 salariés, sera à la peine pour gérer une grande surface .

      De même que le patron de l’Aeroport d’Ivato ne peut pas gérer ADP ( CDG et ORY ) ... vous le suivez mieux là ?

      Don je vous le répète , évitons les comparaisons malheureuses !

    • 6 octobre 2015 à 13:42 | Tsisdinika (#3548) répond à DIPLOMAT

      Diplomat, c’est vous-même qui vous êtes mis dans l’idée que je cherche à comparer Air France et Air Mad et ensuite vous vous excitez dans votre propre logique. Moi, j’ai comparé les défaillances, pas les exploitations. Air France, malgré sa taille, n’est pas à l’abri d’une tuile fatale. Aucune compagnie n’est invulnérable parce qu’elle est gigantesque. Un éléphant est destiné à mourir au même titre qu’une souris. Faut me relire un peu mon vieux.

      Qu’une PME soit en faillite ou qu’une multinationale dépose son bilan, aux yeux des associés ou des actionnaires, c’est toujours l’incompétence des cadres qui est mis en cause et tout echec reste impardonnable. C’est pourquoi j’ai répondu à tanguy37 en l’incitant à faire son propre bilan de compétence pour les cadres de son pays après son affirmation à l’emporte-pièce sur les Malagasy. Et je le répète, c’est mon droit le plus absolu.

    • 6 octobre 2015 à 21:52 | DIPLOMAT (#846) répond à Tsisdinika

      Un mort reste un mort, c’est une évidence.

      Je vous confirme la mort annoncé d’AF et ce n’est pas seulement du staff mais aussi la concurrence sur le long d’Emirates, et sur le moyen courrier par Easy Jet et Ryan’air...
      Emirates payant le carburant à vil prix et Ryan’air , étant devenu maitre de la magouille, AF ne peut que « couler » et ce nest pas en créant 2 entités pour affaiblir les syndicats (Hop et Transavia) qu’elle pourra y faire face.

      Mais bon, ce fut sympa d’echanger vous :) :)

    • 7 octobre 2015 à 09:52 | jules (#2904) répond à betoko

      Voilà une bonne idée : donner la direction d’airmad à un étranger. Tellement bonne qu’on devrait l’appliquer au pays.
      Et oui il n’y a pas de malgaches capable diriger Airmad ou Mada.
      Si vous en doutez regardez autour de vous , vous étes bien au Creveland, et grace à qui ??
      A l’incompétence nationnale !!!

    • 7 octobre 2015 à 11:23 | QUOUSQUE TANDEM (#543) répond à DIPLOMAT

      On ne peut quand même pas s’empêcher de comparer Air France et Air Madagascar en ce qui concerne leur gestion, le problème d’échelle mis à part.

      Ce sont deux compagnies d’état, seulement à 17% maintenant pour Air France, mais avec un long historique de société d’état.

      Des syndicats politisés et relevant plus de la vision socialiste que de la gestion d’une société profitable.

      Un management inefficace et plus imbu de sa personne que capable de gérer les problèmes humains de la société.

      Des prétentions salariales incompatibles avec les réalités économiques d’aujourd’hui.

      Ceci étant vous parlez de Ryan Air et de ses magouilles, merci de préciser votre pensée.

      Quant à moi, je parierais plutôt sur British Airways (IAG) ou sur Lufthansa (voire KLM) qui sont plus faciles à comparer avec Air France.

    • 7 octobre 2015 à 11:25 | QUOUSQUE TANDEM (#543) répond à Isandra

      Les feuilles de route ne servent qu’à ne pas être suivies (parlez-en donc à i Domelina)

    • 7 octobre 2015 à 11:56 | Gérard (#7761) répond à tanguy37

      Les malgaches intelligents, formés , compétents, sérieux, sont légions, ceux capables de diriger une « compagnie » aérienne de 4 avions certainement nombreux, il suffit de voir leur réussite à l’étranger

      ceux capables, dans leur propre pays, de s’affranchir du « système » de corruption, népotisme, et petits arrangements, subiraient ici trop de pressions, trop de menaces, et préfèrent rester an-dafy

    • 7 octobre 2015 à 12:00 | Gérard (#7761) répond à tanguy37

      Les malgaches intelligents, formés , compétents, sérieux, sont légions, ceux capables de diriger une « compagnie » aérienne de 4 avions certainement nombreux, il suffit de voir leur réussite à l’étranger

      ceux capables, dans leur propre pays, de s’affranchir du « système » de corruption, népotisme, et petits arrangements, subiraient ici trop de pressions, trop de menaces, et préfèrent rester an-dafy

    • 7 octobre 2015 à 12:12 | Isandra (#7070) répond à jules

      Comme notre mère patrie d’ailleurs,...

    • 7 octobre 2015 à 13:34 | DIPLOMAT (#846) répond à QUOUSQUE TANDEM

      Ryan’air : Contrat de travail en Irlande pour des salariés Français vivant en France .http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/10/28/ryanair-condamne-a-200-000-euros-d-amende-en-appel-pour-travail-dissimule_4513827_3234.html
      Ryan’air : Perception de subvention de chambre de commerce qu’elle répercute dans les prix du billets pour vendre moins cher (taxes opaques) C’est illégal : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/20131002trib000788462/ryanair-condamnee-en-france-et-alors.html

    • 8 octobre 2015 à 09:27 | sanois (#8546) répond à Tsisdinika

      Bonjour
      Air France :

      le probleme d air France est qu il y a une majorite privee au capital et qui veut a tout prix des revenus (positifs) a ses actions .
      Principe bien connu a Madagascar on voit qu en France on travaille aussi a tres court terme dorenavant .

      Cela mene a produire des chiffres inverifiables et peut etre pervertis sur les comptes d une societe ( Rappel Madoff si vous voyez)
      Pour cet appat du gain , on produit des evenements sociaux et on manipule «  » l opinion «  » publique (( journaliste payé = journaliste asservi ou viré !

      Vu les perspectives dans le domaine aerien ( visibles par les commandes d avions ) Air France peut continuer et se redresser ( s il y a lieu) dans quelques temps ;

      Donc a Air France nommer un PDG malgache (ou autre) qui ne soit pas aux ordres des actionnaires affames je veux bien et meme j espere. Faisons la proposition .

      Seulement une clause du contrat sera " confiscation des bien personnels en cas de ..................................... + incompetence et avec declaration du patrimoine etc vogue la galere+++

    • 8 octobre 2015 à 09:41 | sanois (#8546) répond à DIPLOMAT

      Bonjour

      Zero pour la copie !

      un laitier president
      un DJ president
      Un comptable president

      que du recent

      Ici les qualites humaines permettent d occuper tous les postes..

  • 6 octobre 2015 à 10:06 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    Avec des faux diagnostics dans tous les domaines de la vie de notre pays, comment voulons-nous qu’il puisse s’en sortir ?

    Concernant AIR MAD en particulier et les autres sociétés d’état, dont les intrants sont achetés en devise et les ventes se font généralement en Ariary , sans possibilité de répercussion de la hausse des coûts sur les ventes, le vrai problème était la dévaluation de notre monnaie de l’ordre de 100% associée à la hausse des prix des carburants depuis 2004. A cela s’était greffée aussi la crise mondiale du transport aérien après l’attentat du 11 septembre et la concurrence des compagnies à bas coût.
    En voulant ignorer tous ces vrais problèmes, nos sociétés d’état et les contribuables deviennent des vaches à lait pour autrui.

    Même un vendeur de cacahuète ne s’en sortirait pas si ses prix de revient augmentaient de + de 100% tandis que ses prix de ventes restaient stationnaire voire avec une légère hausse d’une dizaine d’unité de pourcentage sans recourir à d’autres stratégies (diversification et autres activités informelles voire illicites).

    • 6 octobre 2015 à 12:27 | Tsisdinika (#3548) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Merci pour votre diagnostic d’Air Mad mais je pense que vous n’avez pas raison à 100%. Vous mettez en gros au compte de la mondialisation les problèmes d’une compagnie qui s’est mise dans la mouise toute seule. Par exemple : les billets emis à l’étranger par exemple ne sont pas payés en Ariary et Air Mad possède son propre compte en banque en France. La hausse du prix du carburant est à relativiser avec la baisse du cours du baril, sachant que Total Madagasikara Aviation n’est en rien une référence. Quant aux effets des attentats du 11 septembre, il n’y a aucune compagnie au monde qui s’y réfère encore pour expliquer ses éventuelles déboires, surtout pas Air Mad. Quant à la concurrence des Low Cost, c’est hors sujet pour la destination.

      Le diagnostic clinique d’Air Mad de mon point de vue de simple observateur est clair : effectif pléthorique avec fort pouvoir de nuisance, avantages et acquis sociaux incompatibles avec la rentabilité (GP), mauvais choix d’aéronefs (politiquement motivé) avec en prime un contrat léonin de vente-location, des dessertes long-courrier peu fournies. Mais à la limite, c’est pas mon problème. Le nouveau DG est là pour y apporter sa science.

    • 6 octobre 2015 à 12:49 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à Tsisdinika

      Comme tous les maux, il y avait toujours un point de départ et s’agissant d’une société le déséquilibre arrive quand les charges ne sont pas couvertes par les produits.
      Quels sont les principales charges pour AIR MAD ?
      Quels sont ses principaux produits ?
      Depuis quand les pertes se sont cumulées ?

      La réponse à toutes ces questions vous aidera à voir plus clair et vous verrez que je n’ai pas du tort dans mes explications à moins que vous vous focalisiez uniquement sur le présent en ignorant l’historique du problème.

    • 6 octobre 2015 à 13:09 | Tsisdinika (#3548) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Ce que vous dites là ne sont en rien les racines du problème mais les résultats, c’est l’image comptable que renvoie la compagnie à un instant T à travers son compte d’exploitation. Cette situation de deficit ou carrément de cessation de paiements est connue de tous.

      À mon avis, Air Mad doit revoir de fond en comble sa stratégie et devrait se recapitaliser massivement. Elle devrait également faire une cure d’amaigrissement et remettre en question certaines tutelles et coopérations techniques comme avec l’histoire des A340.

    • 6 octobre 2015 à 13:30 | DIPLOMAT (#846) répond à Tsisdinika

      Désolé de vous contre dire mais les attentats du 11 septembre jusqu’à ce jour on un impacte extrèmement coûteux en matière de sécurité.
      Une grande partie des taxes YR sont destinés à payer le contrôle aux aeroports.

      Par contre, pour répondre à pas plus qu’hier machin chouette, les Low Cost n’ont aucun cas affecté le marché sur M/car... il n’y a pas de LOW Cost long courrier sur notre axe.

      La vérité Tsisdinika est que cette compagnie n’a jamais pris conscience que les retards et annulations cumulées, c’est un manque de respect du clients ! La base même du travail de commerçant . Il est naturel que les acteurs du tourisme se tournent vers Cors’Air , Air Austral ou Air France ! Les litiges ne sont pas traités et les indemnisations légales ne sont pas pris en compte !

    • 6 octobre 2015 à 13:58 | Tsisdinika (#3548) répond à DIPLOMAT

      C’est pas pour avoir absolument le dernier mot mais permettez-moi de vous répondre sur quelques points :

      Vous avez raison sur les coûts sécuritaires renforcés suites à 9-11. Cependant, ces coûts ne sont pas supportées par les compagnies mais sont prélevés sur les taxes d’aéroport et connexes, et donc par les passagers. Personnellement, il ne me viendrait jamais à l’idée de me plaindre de payer plus de taxe si au final aucun barbu ne pourra détourner mon vol au nom d’Allah (clin d’oeil à notre ami commun).

      Je reste sur le même registre par rapport à Air Mad. Comme Air Mad n’est pas Air France, il ne lui est pas possible de disposer d’ avions de réserve pour remplacer au pied levé un vol programmé défaillant. Ceci dit, je suis d’accord avec vous sur le besoin d’indemniser correctement les passagers (et non clients parce qu’il faut des fidèles-malgré-tout comme moi pour être client). Mais je persiste à dire qu’il vaut mieux pour moi arriver en retard que de partir à l’heure et de ne pas arriver du tout. Quelquefois, il faut savoir raison garder et réalité accepter et ne pas exiger les mêmes standards partout parce qu’on aurait soi-disant payé plus cher, sans se soucier ni de l’économie d’échelle ni du coût du doing business dans une juridiction particulière, et là je ne parle pas que de Madagascar.

    • 6 octobre 2015 à 16:36 | Isandra (#7070) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Pour y arriver, il faudrait des audits aussi bien fonctionnels que financiers,...pour savoir exactement où se situent les anomalies et les erreurs,...pour pouvoir y remédier convenablement,...

    • 6 octobre 2015 à 17:23 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à Isandra

      Il faut aussi que les sociétés d’état comme les établissements financiers publient leur état financier annuel dans le JAL (Journal d’Annonce Légale) pour que les contribuables se rendent compte de l’utilisation de leurs contributions.
      Une loi dans ce sens doit voir le jour si l’on veut une meilleure gestion dans nos sociétés d’état.

    • 6 octobre 2015 à 17:29 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à Tsisdinika

      Selon la statistique, en MOYENNE en une année les vols de AF accusent des retards de plus d’une heure donc n’accablons pas notre AIR MAD NATIONALE de tous les maux communs à toutes les compagnies aériennes (les mécaniques ont leurs exigences que les humains ne doivent pas ignorer).

    • 6 octobre 2015 à 17:39 | DIPLOMAT (#846) répond à Tsisdinika

      Cher Tsisdinka,

      Quand je dis « clients » ce sont les agences de voyages , les Tour Operator, et les quelques clients « directes » de la compagnie.

      Quand un Tour Operator (TO) vend un sejour à M/car et que le vol MD est annulé ou retardé quelqu’en soit la raison, c’est le TO qui est responsable et qui doit indemisé les « clients » conformément à loi Novelli, et Châtel !

      Ces indemnisations ne concernent jamais les transporteurs. Qui eux ont une autre forme d’indemnisation conformément à la convention de Montreal ou de Varsovie selon...

      Grace à l’extrême professionnalisme de MD les clients se sont tournés vers la concurrence. Il y a d’un côté la sécurité, et de l’autre il y a l’incompétence. Et AIR MADAGASCAR compte un grand nombre d’incompètent. C’est un fait

    • 7 octobre 2015 à 11:33 | QUOUSQUE TANDEM (#543) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Payez-vous des impôts à Madagascar, et combien ?

    • 7 octobre 2015 à 12:11 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à QUOUSQUE TANDEM

      Ok Chef, j’ai payé en 2014 la coquette somme de 6 025 770 Ariary (Six millions vingt-cinq mille sept cent soixante-dix Ariary) d’impôts sans compter les autres impôts de proximité et indirect.

  • 6 octobre 2015 à 10:24 | Rakotozafy (#1655)

    Ca prouve bien qu’il était urgent de faire partir RABARY, un Avocat n’est pas un gestionnaire, c’est dommage d’attendre tant de temps pour s’en apercevoir.

    Pour ma part je pense qu’on a mis ce Canadien pour rassurer les Bailleurs, afin qu’ils puissent débloquer des fonds

  • 6 octobre 2015 à 10:29 | Saint-Jo (#8511)

    Inutile de se faire des illusions :
    avec la mentalité généralisée actuelle des Gasy,
    surtout ceux qui ont de vrais ou de faux diplômes,
    tout poste lucratif privé ou publique sera revendiqué par des locaux,
    quitte à saboter la bonne marche de la compagnie privée ou du service étatique en question.

    Bizarrement pourtant, ces mêmes individus se bousculent pour aller suivre des séminaires ou des stages de formation ou de perfectionnement à ... l’ Etranger.
    Séminaires ou stages dirigés par des ... Etrangers, évidemment !

    D’ailleurs, n’est-il pas de notoriété publique que ces mêmes Gasy vrai et faux diplômés font tout, absolument tout, pour envoyer leur progéniture faire ses études à ... l’Etranger !
    A croire que ces mêmes Gasy ne croient pas, mais alors pas du tout, à leur propre compétence dès lors qu’il s’agit de l’avenir de leurs propres descendants.

    Tant pis pour l’avenir des descendants des manants donc .

  • 6 octobre 2015 à 11:32 | Isambilo (#4541)

    « leurs idoles gauchistes et syndicalistes d’Air France ».
    Vous allez trop vite en bezogne. Tous les syndicats français ont en leurs seins des groupuscules se disant anarchistes ou trotskistes et qui aiment bien la provocation et les coups de main spectaculaires. Ces groupuscules ne représentent pas les syndicats. Et l’incident d’hier est plus fréquent qu’on ne le pense.
    Les médias français, dont on connait qui sont les propriétaires et quelle est leur tendance idéologique (à quelques exceptions près, dont Mediapart, Politis et le Canard) s’en donnent à coeur joie devant ce genre d’incident.
    Vous remarquerez aussi que cette violence physique vis à vis d’un dirigeant a son pendant dans la violence morale subie par les salariés de la part des directions. Je ne cautionne pas cette violence physique mais je rappelle simplement l’existence d’une violence moins spectaculaire mais tout aussi dure subie par les salariés(y compris les cadres).
    Cet incident rappelle aux chiens de garde (Nizan) que la lutte des classes n’est pas partie en fumée.
    Pour ce qui est de la nomination d’un directeur étranger à Air Madagascar illustre le fait que le pouvoir est entre les mains d’un petit groupe dont les membres se tiennent tous par la barbichette et restent solidaires malgré tout. A ce titre, les photos de Papyzano sur les sauteries dans les ambassades illustrent à merveille la connivence de tout ce petit monde.
    Il faut donc faire venir quelqu’un d’ailleurs, une personne qui n’est redevable d’aucune personnalité malgache. Reste à savoir si ce monsieur supportera la pression. Je suppose qu’il est payé en conséquence.

    • 6 octobre 2015 à 13:00 | betoko (#413) répond à Isambilo

      Qu’est ce que vous dites ? que ces groupuscules ne représentent pas le syndicat ? Vu sur BFM TV , LCI , France 2 et TFI , tous les syndicats sont révoltés car Air France va licencier quelques choses comme 2900 personnes et c’est la éniéme restructuration et tous les syndicats ont dit « niet »
      A Madagascar , dés qu’un syndicat commence à bouger , tout de suite le pouvoir disait " C’est une tentative de déstabilisation ou de tentative de coup d’état
      P/S Le canard enchaîné est un des journaux que je lis souvent avec Libé dont certains réactionnaires disaient ici que c’est un journal subventionné , mdr

  • 6 octobre 2015 à 11:34 | I MATORIANDRO (#6033)

    Efa tena miala aina ty orinasam-panjakana marary ty !

    - Iza no afaka hitsabo ny aretiny ?
    - Avela ho faty ve zany le marary ?

    Fa za aloh mbola miteny ihany hoe avy ato anatiny foana no sakana tsy ahasitrana ty marary ty !!

    Vahaolana ve ny fandraisana ty vahiny ty ?

    Avy ato anatiny no sakana !

    Samia velon’aina !

  • 6 octobre 2015 à 11:49 | râleur (#3702)

    LA Transition a coulé une Compagnie qui était déjà moribonde

    Puis, dans notre pays, le PCA de tous les organismes publics se comporte comme un PDG, par ignorance et par avidité. Ce genre de coomprotement entraîne des dysfonctionnement majeur dans une Entreprise quelle qu’elle soit

    Les membres du PCA d’Air Mad veulent tous une voiture de fonction !
    Or, être Administrateurs d’une Société n’est pas un boulot à temps plein, bien au contraire, c’est un boulot à temps très partiel ! Normalement le CA ne doit se réunir que 2 à 3 fois par an, maximum

    Avant, quand je prenais Air MAd, les vols étaient souvent remplis de GP (groundable passengers) c’est-à-dire du personnel de la Compagnie elle même, même en Business. C’est un comble !

    Comme par hasard, quand on voulait réserver, plus de places ! Comme à Air France ou à Luthansa, il faudrait réduire drastiquement les billets GP, sinon carrément l’annuler comme sur certaines compagnies

    Cela fait des années que cette compagnie ne vit que d’argent public. Il est grand temps d’y faire un très grand ménage.

    Avec internet, il est possible de vendre des billets sans maintenir des couteux agences à Paris ou ailleurs

    • 6 octobre 2015 à 12:14 | Rakitoza (#689) répond à râleur

      - les PNC (hotesses et stewards) qui servent de facteur et facturent les bagages qu’ils transportent au kilo ou à la valise.... Il suffit de voir les tas de Gasy dans le hall du Novotel de Bagnolet, attendant un PNC pour leur confier quelque chose
      - certains Commandants de bord qui transportent les valises d’autrui à partir de CDG en plus de leurs propres bagages, et qui les font livrer auprès de leurs « clients » par les chauffeurs du FMM (service de transport des PN). Record au depart de CDG : 18 valises pour un seul CDB il y a quelques années. Le chef d’escale vazaha mis en place par Lufthansa a essayé de s’opposer à ses pratiques. Résultat : il s’est fait virer à cause du lobbying des pilotes (sady be koa ny gasy nitady ilay toerana... « tsy misy gasy mahavita an’io ve e »)
      - les CDB qui surclassent les amis et les familles de leurs amis, faisant de la business class leur bien personnel, au detriment des passagers payants. Souvent ces surclassés n’ont pas la « classe » adaptée à cette catégorie, et nous poussent à nous demander pourquoi on paye aussi cher pour avoir des voisins aussi bruyants, soulards et qui souvent puent des pieds :/

    • 6 octobre 2015 à 13:05 | betoko (#413) répond à Rakitoza

      C’est vrai , j’en étais témoin , et pas une seule fois . Un commandant de bord originaire de Tamatave en est un des spécialistes

    • 6 octobre 2015 à 13:12 | Rakitoza (#689) répond à betoko

      ah ah ah... apparemment on a la meme personne en tête :D

    • 6 octobre 2015 à 13:37 | DIPLOMAT (#846) répond à betoko

      Et ce que vous décrivez là avez été dénoncé par la DGAC !
      Ce trafic, pour des raisons de sécurité évidente, avait fait l’objet au moins par deux fois de recommandation de la DGAC auprès de la Direction d’AIR MADAGASCAR. Chaque valise doit embarquer avec son propriétaire ! Ce point fait partie du maintien dans l’annexe B en plus des absences de contre visites des outils de navigations électroniques.

  • 6 octobre 2015 à 11:52 | kartell (#8302)

    Cette décision qui fait parler émane de l’actionnaire unique, l’état malgache ou plutôt le pouvoir de Hery ce qui n’est pas vraiment la même chose...

    Bref, cette nomination ternit un peu notre faculté à croire que nos problèmes se résoudront en famille....

    Si une telle situation a vu le jour, c’est qu’elle semble être celle de la dernière chance...

    Nous prenons ainsi notre culture à rebrousse-poil : l’appel au sorcier blanc, celui en qui l’on place ses derniers espoirs pensant que l’efficacité, l’impartialité seront de son côté alors qu’elles seraient totalement absentes chez nos compatriotes plus combinards qu’efficaces !....

    Regardons dans un autre domaine, le football : la grande majorité des entraineurs des équipes africaines sont blancs, et pourquoi ?....

    Donnons-nous plus de compétence à ces blancs qui nous ont colonisés ? et le pouvoir donné à un blanc est-il plus incontestable que celui d’un africain ?...

    Il semble qu’au travers de cette nomination, nous accordons, de facto, des pouvoirs qui nous échappent, par manque de rigueur, de sérieux voir surtout de vision cohérente de notre avenir....

    Mais ne crions pas trop vite : victoire !, même si, cette nomination est providentielle, elle ne donnera jamais un gage de réussite pour ce sauvetage risqué...

    Le medecin le plus compétent, soit-il, n’a pas le pouvoir magique de toutes les guérissons surtout si le malade n’est pas coopératif !

    L’effet de surprise est là mais il faudra faire bien attention à ce que ce soufflé euphorisant ne retombe très vite pour alimenter un vent de contestation au sein d’un personnel de la compagnie, historiquement très combattif.....

    • 6 octobre 2015 à 12:00 | Rakitoza (#689) répond à kartell

      Vous avez raison... Il devra se méfier pour ne pas rééditer son experience capverdienne.

      ********

      Remplacement du directeur de la TACV (Cap-Vert TV, 21 juin 2008)
      http://www.cap-vert.tv/news.php?id=100199

      Depuis qu’il avait été chargé par le gouvernement de préparer la compagnie des Transports Aériens du Cap-Vert (TACV) à la privatisation, le canadien Gilles Filiatreault faisait l’objet du mécontentement des pilotes et du personnel au sol.

      Lourdement endettée, la compagnie nationale est depuis longtemps une patate chaude pour tous les gouvernements qui se sont succédés. La privatisation décidée par le Premier Ministre José Maria Neves est un long processus qui a été retardé à plusieurs reprises et que l’entreprise de consulting américaine, la Sterling Merchant, mandatée par la Banque Mondiale, devait accompagner.

      Des licenciements massifs et brutaux, la fin de certains acquis pour les pilotes, la fermeture d’agences et l’ouverture de nouvelles lignes marquèrent la reprise en main de la TACV par M. Filiatreault, dont les méthodes et les compétences furent lourdement contestées par le personnel et par la presse d’opposition. A la fin 2007, le contrat du directeur fut néanmoins prolongé de six mois. Ces dernières semaines, la tension monta encore d’un cran quand des pilotes annoncèrent leur départ ou quand un mouvement de grève fut évoqué.

    • 6 octobre 2015 à 12:48 | kelyfadada (#244) répond à Rakitoza

      L’article sur TACV est édifiant. Les « fossoyeurs » sont toujours externes pour dégager du cash et liquider le sort des salariés sans se salir les mains. A mettre en relation avec l’open sky, terme prétentieux pour désigner la braderie de la souveraineté aérienne (les libertés de l’air).
      C’est pour çà que beaucoup de cadres malagasy se sont abstenus.

    • 6 octobre 2015 à 13:04 | Rakitoza (#689) répond à kelyfadada

      en tous cas ce qu on a vu depuis 2009, c’est que les cadres Malagasy se sont abstenus de montrer leur competences...

    • 6 octobre 2015 à 13:23 | Tsisdinika (#3548) répond à kelyfadada

      Quand on veut liquider une compagnie, on ne perd pas son temps à engager un « cost killer » comme ce canadien. On le fait seulement si on veut vraiment sauver une boîte au bord de la faillite.

      Vous me faites sourire avec votre « souveraineté aérienne » en dénonçant l’open sky. L’édition papier du magazine African Business (How Africa Can Capitalize On Its Skies And Seas) du mois de juillet a abordé le sujet de l’open sky de façon sérieuse et a conclu qu’il représente une vraie chance de décollage pour le transport aérien en Afrique, dont Madagascar. Mais si on veut absolument garder notre air « libre », c’est tant mieux pour les criquets.

    • 6 octobre 2015 à 13:35 | vatomena (#7547) répond à kartell

      Rien ne dure dans notre beau pays si tendrement aimé : les hommes de talent comme le matériel le plus solide . Ce Canadien finira à la poubelle comme tous ceux qui auront tenté un sauvetage .Les seules valeurs intangibles ici sont la corruption ,la vénalité ,l’incompétence , le népotisme ,le tribalisme ,la jalousie ,la méchanceté ; Et vogue la galère ....

    • 6 octobre 2015 à 14:31 | kartell (#8302) répond à Rakitoza

      @ Rakitoza

      Dans le systéme économique européen, on appelle ce genre de personnage : des liquidateurs ....

      Ils font illusion le temps éclair de leur prise du pouvoir qui a souvent été bradée par des états ne savant quoi faire de leur emblème national sinon de mettre la clé sous la porte lorsqu’elle n’a pas été vendue, elle aussi !....

      Ces personnages sont à l’image de ce fameux Red Adair, pompier de l’impossible, appelé sur toute la planète pour tenter d’èteindre des puits de pétrole en feu...

      Ici,l’état malgache tente d’accorder un délai de grâce supplémentaire à notre compagnie, il joue la montre comme dans d’autres domaines dont celui de notre monnaie nationale au bord du précipice...

      Inconnu dans les économies occidentales, ce personnage tient son fond de commerce en Afrique, là, où il n’a même pas à séduire, ni à prouver son professionnalisme, étant donné qu’on lui dresse un pont pour venir mettre son nez dans notre cambouis national...

      Au fait, combien est-il rénuméré pour cette mission ?....

      Gagner du temps, ce ne sera que cela pour retourner à la case départ dans quelques mois et notre gourou s’en ira comme il est venu, les poches pleines de dollars vers d’autres cieux, où, on lui proposera un nouveau job de sauveur-fossoyeur !....

    • 6 octobre 2015 à 16:36 | ATAVISME PREMIUM (#8774) répond à Rakitoza

      PAR QUI AURAIT-IL ETE EMPECHE ?

    • 6 octobre 2015 à 17:13 | kelyfadada (#244) répond à Tsisdinika

      Pour votre info, la souveraineté, c’est ce dont un pays comme Madagascar peut encore se prévaloir ( 1- droit de survol, 2- droit d’escale technique, 3- droit de débarquer en provenance du pays de l’avion, 4- droit d’embarquer vers le pays de l’avion, 5- droit de débarquer/d’embarquer pour un autre pays que celui de l’avion, 6- droit de cabotage lignes intérieures).
      Chaque pays souverain du monde octroie, négocie et gère ces droits, car ils valent cher,un peu plus que les criquets. Malheureusement, chez nous, ils sont comme les criquets « valalan’ amboa » que même leur propriétaire déconsidère.

    • 6 octobre 2015 à 17:20 | kelyfadada (#244) répond à kartell

      @kartell : Merci pour cette excellente analyse.

    • 6 octobre 2015 à 17:20 | spliff (#5871) répond à kartell

      Bonjour Kartell,

      L’intelligence de vos posts est toujours une source de réflexion interessante en ce qui me concerne.
      Je me permettrais cependant de vous objecter ici qu’il est absolument nécessaire que les exigences d’efficacité supplantent les sensibilités liées au passé colonial douloureux, sensibilités qui sur le terrain matériel de la gestion de cette entreprise ne sont pas d’utilité.
      Par ailleurs, le CEO de Nissan s’appelle bien Gohsn.
      N’est-ce-pas là un exemple d’intelligence qui nous est proposé par les Japonais dont il est de notoriété que « le perdre la face vis a vis des étrangers » est assez central dans leur culture... Eux qui poutant n’ont rien à prouver en termes de capacités à gérer des organisations sophistiquées...

      En ce sens, la ligne de l’édito me parait juste, à condition que le choix de cette personnalité ait été motivé par de bonnes raisons, à savoir sauver l’entreprise et non lui asséner le coup de grâce.
      Car ceux qui ont fait ce choix n’étaient pas sans connaître le palmarès de ce nouveau DG s’agissant du volet social.

      La couleur, bien qu’annoncée laisse subsister un élément de doute :
      Le pouvoir mise-t-il sur des compétences de tacticien avérées du nouveau directeur, compétences que les « recruteurs » auraient donc identifiées de manière ciblée et méthodique en vue d’un sauvetage... ?
      Ou bien s’agit-il de faire naviguer la compagnie vers un clash final irréversible et fatal en nommant un capitaine aguerri à ce genre de mission ? Ce, en misant donc sur l’anticipation d’un jusqu’au-boutisme bête du personnel qui sera donc inévitablement confronté à la nécessaire perte de certains acquis....
      Car si la grève récente était justifiée à plusieurs égards, dont l’incompétence de l’ex-sphère dirigeante, aujourd’hui est un moment de vérité qui testera les syndicats sur la sincérité de leur attachement au développement de la compagnie par opposition à une défense aveugle de privilèges dont les abus à des échelles incommensurables devront cesser.
      Pour rester dans la construction efficace du bien commun, des concessions devront être faites de leur côté. À eux d’en montrer la compréhension en faisant preuve d’intelligence dans les inévitables négociations à venir. Est-ce que ce sera le cas ? On verra.
      En tous les cas, le ministre des transports a bien annoncé à un moment que le dossier de candidature d’une autre compagnie était examiné par les autorités. Reste à savoir dans quelle configuration du marché cela est envisagé et si un éventuel coup de grâce d’air mad ne serait pas organisé dans ce contexte.
      Si tel est le cas, il sera à la charge des syndicats de faire preuve de la finesse nécessaire dans leurs possibles négociations à venir s’ils tiennent réellement à leur compagnie, car tout appel la à confrontation et au jusqu’au-boutisme de la part de la direction ne seraient alors que pièges à leur endroit.

    • 6 octobre 2015 à 18:38 | kartell (#8302) répond à spliff

      @ spliff

      Vous avez posé le problème sur des bases de réflexion consistantes, vos interrogations sont les miennes mais comme vous, je n’ai pas la réponse....

      Je ne suis pas choqué, ni même outré de constater que la place a été livrée à un extérieur car nous en sommes arrivés à un tel point que l’urgence de la décision était le minimum que l’on pouvait faire sous peine de conséquences ultérieures désastreuses....

      Là où je serais plus critique que vous, c’est d’avancer que le choix, offert pour cette décision, était quasiment nul, en d’autres termes, le nombre de ces sauveurs sans frontière suceptibles d’intervenir est restreint....

      Après avoir testé tous les candidats possibles sur la place de Tana, il fallait enfin se résoudre à cette évidence : trouver une personne extérieure....

      Sur la place du marché, les candidats potentiels n’étaient pas légion et les références passées de ce canadien n’inspirent guère d’enthousiasme ...

      Contrairement aux médias qui tentent de le présenter comme le dernier recours, il n’a, pourtant, pas encore montrer de quoi, il sera capable et surtout jusqu’à quel point, il saura supporter le climat de défiance qui s’installera avec un personnel sur la défensive !...

      Là où la lenteur dans les décisions est une fabrication maison, nous assistons à une précipitation qui en dit long sur le renoncement à nos bonnes habitudes de tergiverser....

      On connaît le shéma directeur de remise à niveau des compagnies aériennes, il faut tailler dans l’effectif du personnel, faire renoncer certains utilisateurs à leurs privilèges, éliminer les doublons, chercher l’efficacité ...

      Bref, assainir avec des remèdes de cheval dont tous les personnels de la planéte s’opposent en se cabrant....

      Nous assistons, aujourd’hui, à une petite mise en scène politique en laissant croire, avant même que la restructuration ne soit entamée, que l’affaire est dans le sac alors qu’elle piétine depuis de nombreuses années !....

      Restons dubitatifs et réservés plutôt que de chanter trop vite, un nouveau départ avant même que celui-ci ne soit donné !....

    • 6 octobre 2015 à 19:25 | spliff (#5871) répond à kartell

      « On connaît le shéma directeur de remise à niveau des compagnies aériennes, il faut tailler dans l’effectif du personnel, faire renoncer certains utilisateurs à leurs privilèges, éliminer les doublons, chercher l’efficacité ... »

      Également éradiquer les interférences politiques à la faveur de la prise en compte effectives d’études techniques rigoureuses pour la composition de la flotte en ce qui concerne airmad...

      La personne du nouveau DG ne m’inspire pas d’optimisme particulier et vos réserves me semblent sensées. Je commentais uniquement ce qui me semblait être une critique de principe de l’embauche d’un « étranger », ce que vous venez de clarifier.
      Je conviens effectivement qu’il y a un contexte historique sensible qui fait de cela une question potentiellement sérieuse alors qu’elle prêterait à sourire sous d’autres cieux de nos jours.

    • 7 octobre 2015 à 12:00 | QUOUSQUE TANDEM (#543) répond à vatomena

      la corruption ,la vénalité ,l’incompétence , le népotisme ,le tribalisme ,la jalousie ,la méchanceté

      Il me semble que vous avez oublié la paresse !

    • 8 octobre 2015 à 09:59 | sanois (#8546) répond à QUOUSQUE TANDEM

      Une reprise en main n en deplaise donc on verra !!!!!!!!!!!!

      copié/collé

      Chaque direction d’Air Madagascar a été invitée par le nouveau directeur général de la compagnie à lui présenter son effectif et à justifier tous les postes créés en son sein.

      C’est ce qui a été annoncé par Gilles Filiatreault à la presse à l’issue de sa première rencontre avec le personnel d’Air Madagascar ce mercredi. Evitant de parler de plan social qui obligerait la compagnie à payer plusieurs mois de salaires aux agents « déflatés », le nouveau directeur général semble préférer étudier les dossiers au cas par cas avant de prendre une quelconque décision.

      Le sureffectif est l’un des problèmes qui minent la compagnie, ainsi que le reconnaissent eux-mêmes les employés. Avec seulement sa flotte de quatorze avions, Air Madagascar emploie pourtant près de 1 400 personnes. En plus du nombre élevé du personnel, les questions de népotisme en matière de recrutement ont également été plusieurs fois dénoncées par les employés.

      Au Cap-Vert, alors qu’il était Directeur général de la compagnie des Transports aériens du Cap-Vert (TACV), Gilles Filiatreault a mis en place des réformes qui n’ont pas été appréciées par les employés. Il lui a été notamment reproché des « licenciements massifs et brutaux » ainsi que la « fin de certains acquis pour les pilotes ». Face à la grogne suscitée par ces décisions impopulaires, le gouvernement capverdien a fini par se séparer du Canadien qui se dit spécialiste des compagnies aériennes qui démarrent ou qui sont en restructuration.

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  • 6 octobre 2015 à 11:57 | harmelle (#5862)

    Ndimby pour essayer de complèter ta connaissance des « gauchistes » françouses :-)))
    « Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclat de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continueront la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connue des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. Cela ne fait pas de bruit ».
    Jean Jaurès devant l’ Assemblée nationale, 19 juin 1906

    • 6 octobre 2015 à 13:42 | Ndimby A. (#444) répond à harmelle

      Harmelle

      « M’enfin », comme dirait l’ami Gaston. On se connait bien, et tu sais que je n’ai aucune envie/nécessité de compléter ma connaissance des « gauchistes » (qui est d’ailleurs nulle, je l’admets, mais l’assume), qu’ils fussent françouses ou d’ailleurs.

      Les seuls gauchistes que je connais sont des fout-la-mierda qui me semblent être un échantillon très représentatif. A commencer par l’Amiral sans flotte de la Deuxième République, ou le DJ populiste.

      tsss :-D

  • 6 octobre 2015 à 11:58 | negusti (#1339)

    On répète souvent qu’on a des talents malgaches pour diriger telle ou telle grande entreprise, c’est surtout dans la mentalité que ça faille. Il n’y a pas du mal à recourir à des gens compétents peu importe leurs origines à travers un choix rationnel.Je connais beaucoup de dirigeants malgaches qui une fois arrivés à leurs places se comportent comme des Dieux, ils méprisent et écrasent leurs propres équipes et s’autoproclament leaders. C’est surtout ces mentalités et pratiques à la sauce Rajoelina qui plongent ce pays dans la grande misère, des arrivistes qui se croient compétents, qui se croient défenseurs de la liberté, qui se croient promoteurs du développement et du progrès. Ce Rajoelina foza orana paiera un jour, car en effet tout se paie !

    • 6 octobre 2015 à 12:16 | Rakitoza (#689) répond à negusti

      Mais selon Isandra et ses amis « fozacrates », rien n’est de la faute de Rajoelina car il était Pdt de la TRansition mais pas Pdt de la République..... Allez comprendre cette explication

    • 6 octobre 2015 à 12:28 | betoko (#413) répond à Rakitoza

      En 2012 , lors de ma dernière rencontre avec Andry Rajoelina , je lui avais posé la question s’il va se présenté à l’élection présidentielle , il me répondit qu’il ne sait pas encore , et je lui ai dit , si vous pouviez éradiquer la corruption je voterai pour vous . Réponse : je ne suis que le président de la HAT mais pas président de la république , de ce fait ma fonction est très limitée ,je ne peux pas faire grand chose et je lui ai répondu dans ce cas pour quoi avoir amnistié Didier Ratsiraka . Il m’a regardé de travers et c’était Harry Rahajason dit Rolly Mercia qui me répondit « Quand même à son âge on ne va pas encore l’emprisonné » Quelle langue de bois

    • 6 octobre 2015 à 13:03 | Rakitoza (#689) répond à betoko

      Pouvoirs limités ???? Laissez moi rire
      Qui a imposé le rachat de ces tas de ferraille kerosenophage pour faire plaisir à la France ?
      Qui a décidé l’utilisation opaque des 100 millions usd de wisco, dans les fameux 16 hopitaux manarapenitra (beaucoup ne sont pas opérationnels...)
      Qui a fait l’adolescent mal élevé à Maputo ?
      Qui a entrainé l’échec de Maputo 3 ?
      C’est facile de dire que ce n’est pas de sa faute. La réalité c’est qu’il a honte d’assumer le bilan de ses turpitudes.
      Quant à Rolly Mercia, on connait bien son passé tumultueux à Maevatanana

  • 6 octobre 2015 à 14:21 | Rakoto (#9043)

    Au moins, les mêmes causes entraînant les mêmes effets, on ne peut que constater que Ndimby réussit lui aussi le tour de force de ce qu’il dénonce dans son article.
    On peut être malgache et écrire un article cohérent et doté d’une critique constructive.
    Merci à vous Ndimby, nous prions tous pour AirMadagascar, en espérant qu’il ne soit pas trop tard. Que les oiseaux de mauvais augure, tel que moi, puissent avoir tort ou dans le meilleur des cas qu’une absorption permette de sauver TOUS les travailleurs COMPÉTENTS et INTÈGRES à AirMad !

  • 6 octobre 2015 à 14:33 | vorona (#8254)

    Gilles Filiatreault est sûrement un excellent gestionnaire mais plus sûrement pas très bien informé sinon il ne serait jamais venu mettre ses pieds dans le panier Air Mad remplit de crabes de serpents de vampires et autres bestioles sympathiques.

    • 6 octobre 2015 à 15:07 | Rakoto (#9043) répond à vorona

      Si je peux me permettre.
      Connaissant, un petit peu, ce genre de problématique.
      Vous devriez savoir une chose et une seule. C’est justement dans les moments de crise et dans la gestion de ces crises que l’on voit la qualité des Hommes. Et ne vous y trompait pas, ce genre d’homme aime relevé ces défis et c’est pour cela qu’on les paye et c’est pour cela qu’ils vivront une retraite paisible.

  • 6 octobre 2015 à 17:04 | tsimahafotsy (#6734)

    / quelles sont les marges de manœuvre réelles d’un vazaha parachuté à la tête d’une compagnie nationale dans un pays comme Madagascar, où les arguments sous couvert de patriotisme et de nationalisme cachent souvent des relents xénophobes./ sic

    Et je rajouterais à l’intention de Gilles Filiatreault :
    Vous avez atterri un pays qui est passé directement de la colonisation à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation.
    Vous allez vivre dans un pays qui nourrit le complexe de l’ignare et du colonisé d’où les relents de xénophobie et les actes de barbecue avec les touristes.
    Vous aurez à gérer des salariés et des clients qui ne s’aiment pas.
    Oui nous sommes un peuple orgueilleux et polémique. Nous avons surtout l’orgueil mal placé et nous aimons les polémiques stériles.
    Oui, vous êtes dans un pays où les habitants ne s’aiment pas, ne se font pas confiance. On ne peut pas leur en vouloir, l’exemple vient d’en haut.
    Les habitants de la côte pensent qu’on n’est jamais assez prudent quand on a affaire avec les gens des Hauts-plateaux et ces derniers affirment qu’il faut se méfier des côtiers car ce sont des babakoto qui ont envahi Antananarivo et occupent inopinément les bancs de l’A.N.
    Vous allez vivre dans un pays où les élites pensent qu’ils peuvent faire mieux alors que jusqu’à maintenant ils ont surtout fait preuve de leur nullité. Oui, ils savent parler, jouer les vierges effarouchées, faire du lobbying mais mettre les mains dans le cambouis et secouer les puces de nos dirigeants pourris, non, ils ne savent pas faire.Méfiez-vous de ces personnes bien intentionnées à votre égard. Ils cachent toujours quelque chose de très louche.
    Vous êtes arrivé dans un pays malade, moribond. Malade économiquement, socialement, culturellement, politiquement.
    Mais nous sommes quelques-un à croire que nous pouvons encore nous en sortir. Nous pouvons tout autant décliner durablement.
    Ce que vous allez entreprendre monsieur Gilles Filiatreault est une question de vie ou de mort. Pour le pays. Pour la démocratie. Si vous réussissez, vous nous donnerez le courage pour continuer notre combat contre les bien-pensants et les abrutis qui pullulent dans les allées du pouvoir comme les puces au cul d’un chien, contre les abrutis diplômés pseudo-nationalistes qui depuis Ratsiraka jusqu’aux fozas nous a mené vers le déclin.
    Donnez l’exemple pour que nous puissions attirer chez nous les cerveaux capables de nous aider à sortir notre pays du coma dans lequel il est plongé depuis plus d’un demi-siècle. Tous seuls, nous n’en sommes pas capables, car nous n’avons pas confiance en nous, en nos gouvernants, à nos institutions. La seule chose que nous savons faire c’est vivre dans la béatitude de la corruption à grande échelle.
    Nous souhaitons sincèrement la réussite de votre mission et surtout préparez celui qui vous remplacera. On s’en fout même si ce n’est pas un Malgache. Peu importe la nationalité de l’impétrant, ouvrez grande la porte car nous sommes sommes asphyxiés par les relents des idées pseudo-nationalistes qui prévalent chez nous.

    • 6 octobre 2015 à 17:06 | tsimahafotsy (#6734) répond à tsimahafotsy

      erratum : atterri dans un pays

    • 6 octobre 2015 à 17:56 | Tsisdinika (#3548) répond à tsimahafotsy

      Tsimahafotsy, votre post devrait normalement donner envie à Filiatreaut de faire dare-dare ses valises et aux Malagasy de se tirer illico une balle dans la tête. Mais Filiatreaut doit certainement aimer les défis, et les Malagasy aiment certainement les défauts. Chacun son truc.

      Par contre, je ne suis pas d’accord avec votre affirmation sur Madagascar qui était passé directement de la colonisation à la décadence sans passer par la civilisation, en sachant qu’avant la colonisation, il y avait justement le règne désastreux des Tsimahafotsy et des Tsimiambolahy (qui se sentent morveux se mouchent).

      Ensuite, on ne peut pas passer par la décadence sans passer par la civilisation. Georges Friedman, un des analystes geopolitiques les plus en vue en ce moment a écrit que l’évolution des sociétés se font par trois phases distinctes :

      1. La Barbarie : les gens imposent leur loi sur le monde et ne croient qu’à la force (type colonisation)
      2. La Civilisation : les gens croient en la justesse de leurs façons de vivre et de faire mais restent ouverts à l’idée qu’ils peuvent être dans l’erreur.
      3. La Décadence : Le moment où les gens arrivent à la conviction qu’il n’y a plus de vérité et que les mensonges et ce qui étaient répréhensibles peuvent devenir eux-mêmes vérités (mariage gay ?).

      Ce schéma, ce trajectoire aurait pu être celui de Madagascar mais il ne l’est pas. Madagascar se lit avec une autre grille de lecture que le format standard, ce qui ne veut pas dire que le pays est unique et exceptionnel mais tout simplement complexe et compliqué. Même le terme de xénophobie évoqué par tsimahafotsy tel qu’on l’appréhende ailleurs n’est applicable à 100% au cas des Malagasy. Il est rare de voir un Malagasy manifester ouvertement son déplaisir envers un étranger parce que ce dernier est étranger, et lui dire de rentrer chez lui sous les bananiers. La parenthèse malheureuse de Nosy Be ne peut être considérée non plus comme un acte de xénophobie sachant que l’îlot vit du tourisme et que c’étaient des rumeurs imbéciles de vol d’organes qui a été à l’origine du drame. En tous cas, bienvenue à Gilles Filiatreault et bon vent !

    • 6 octobre 2015 à 18:51 | kozobe (#7754) répond à Tsisdinika

      Bonsoir « Tsisdinika »

      A propos de la chronologiques de l’évolution d’une société donnée que vous avez mentionnée (Barbarie-Civilisation- Décadence), un autre « penseur » aurait dit des USA qu’ils sont passés de la barbarie à la décadence sans passer par la civilisation, car ils éprouvent beaucoup de mal à admettre qu’ils peuvent être dans l’erreur. D’où toutes les tragédies récentes (les guerres souvent injustifiées mais répondant aux intérêts de lobbyes bien déterminés) et à venir ( notre mode de vie n’est pas négociable et la planète pourra toujours crever) à mettre à leur actif. C’était juste pour rigoler un peu. Je ne suis pas sujet au « syndrome » de l’anti-américanisme primaire selon le terme consacré.
      Sinon, comme pour Air Peut-être et non moins malade avéré, il faudrait entreprendre la même démarche pour essayer de sauver ce qui pourrait l’être encore de la Secren et de la Jirama déjà. Et toutes les autres sociétés d’Etat moribondes naturellement.

    • 6 octobre 2015 à 21:54 | Turping (#1235) répond à tsimahafotsy

      Tsimahafotsy ,
      - En lisant une partie de votre post :« Vous avez atterri un pays qui est passé directement de la colonisation à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation. »
      - Quelle affirmation d’une certaine légèreté eêtes-vous en train de profaner !
      - Non ,Madagascar n’est passé de la colonisation à la décadence sans avoir connu la civilisation .
      - C’est comme si vous reniez même votre origine Tsimahafotsienne .Vous essayez de gommer l’histoire de ce pays avec les rois et reines successives .
      Ce qui explique que la civilisation malgache a belle et bien existé non ? Ce n’est pas Galliéni non plus qui a apporté la civilisation à Madagascar mais plutôt la division . L’histoire de Soatoavina ,fihavanana ,etc,.....tout ça fait partie de la civilisation incluant les coutumes et us .
      - Contrairement à la civilisation de l’extrême orient et les autres ,la plupart des malgaches y compris Tsimahafotsy ont été formatés entre les deux civilisation ,n’appartenant plus aux malgaches ni à l’européenne non plus cvoire rejeter de l’extérieur car vous n’allez jamais devenir un européen non plus . C’est ce qu’on appelle la perte d’identité ,tsy an-tany tsy am-parafara .
      - Votre problématique relève plutôt de la période post -coloniale où rien de concret n’a jamais été fait au nom de « fihavanana » comme les autres valeurs qui ont été tant piétinées .Au fil du temps ,cela vous fait honte car la façon de faire la politique comme le business ,l’usurpation du pouvoir a rendu ce pays minable .Fait constaté depuis l’accession de Ratsiraka au pouvoir .
      - Les combattants ,suite à linsurrection du 29Mars 1947 n’avaient jamais caché leur amour pour Madagascar en laissant même leur vie avec le slogan Vive Madagascar !
      - Beaucoup de malgaches ont renié même leur origine .Contrairement à vous ,j’en suis fier car le royaume merina ,ses descendants nobles ,.....ont gardé encore dans la plupart la noblesse d’esprit sans avoir honte de ses origines .
      Le contre exemple : vu que vous soyez un Républicain convaincu selon vos dires ,la République bananière sous l’égide de l’empire colonial n’a pas accouché des institutions mais plutôt des voyous en cols blancs .Contrairement à votre posture ,le retour au régime monarchique avait sûrement donné un avenir meilleur pour ce pays ,comme le cas du Maroc,le contre exemple vu ce qui s’est passé depuis 54années d’indépendance sous dépendance .
      - Oui ,le pays a été nourri par le complexe d’infériorité sous l’égide du PADESM ,ce qui a démontré le non avancement ,la haine ,....la corruption ,etc...le tournant de 1975 nous démontre plutôt la décadence depuis 40ans.
      Conclusion : je prends l’exemple du Japon lors de l’invasion américaine dans l’île d’Okinawa .Les Japonais aiment bien leur civilisation leur patrie .Ils se sont battus jusqu’au bout pour repousser les ennemis afin de défendre leur valeur .L’amiral Matome Ugaki fut rappelé au Japon en février 1945 et le commandement de la 5e flottille aérienne lui fut confié à Kyūshū. Celle-ci eut pour tâche de mener des attaques kamikazes contre les bateaux impliqués dans l’invasion d’Okinawa (opération Ten-Go) et commença à entraîner des pilotes et à rassembler des avions pour la défense de Kyūshū, où les Alliés étaient supposés débarquer.Même l’opération Kamikaze fut lancée .Le Japon a subi deux bombardements intenses à Nagasaki et Hiroshima ayant provoqués plusieurs centaines des milliers de victimes ,voire millions ,un peuple qui se relève toujours .Ny antsika toy ny nangerezan’ny vorona ,na ny toe-tsaina aza .izay no tsy mampivoatra.
      Conclusion / Madagascar ,le peuple malgache à l’origine a bien vécu une civilisation prospère à la malgache qui n’a rien à voir avec ce qui se passe actuellement.Une civilisation détruite au fil du temps pour essayer de faire l’amalgame que les rigolos essaient de moquer nos valeurs de « fihavanana » ,le vrai .Tain’omby nivadika aza tsy nisy sahy naka satria efa nanana tompo ! Même les buses de zébus ,personne n’osa le prendre au temps d’Antan car il y avait déjà de propriétaire .

    • 6 octobre 2015 à 23:42 | tsimahafotsy (#6734) répond à Tsisdinika

      Si j’avais écrit
      /de la société féodale des Tsimahafotsy qui dirigeaient en sous main les Andriamasinavalona xénophobes et esclavagistes à la colonisation et à la décadence/
      ,auriez-vous souscrit à mon post ?
      La xénophobie dont je parle, c’est celle que ravive ceux qui n’ont pas encore digéré l’histoire coloniale.
      La xénophobie de ceux qui jalousent les Karana et les Sinoa et les étrangers qui réussissent mieux que nous dans notre pays.
      La xénophobie alimentée au temps de Ratsiraka pour cacher nos faiblesses et les forfaitures de la classe dirigeante.
      La xénophobie de la classe politique qui n’a jamais eu des projets d’avenir, de grandes ambitions pour ce pays, une certaine idée de Madagascar pour plagier la citation de De Gaulle.
      Oui je suis sans concession sur ce que je pense de l’état de Madagascar. J’assume ce que je dis. Je laisse aux autres le plaisir de s’apitoyer sur leur malheur.
      La politique du bouc émissaire c’est la politique des faibles d’esprit, des xénophobes. Les Malgaches ont pris l’habitude de faire cette politique. Il n’y a qu’à lire les réactions des pseudo-nationalistes à l’arrivée du Canadien( dixit Ndimby) pour s’en convaincre.
      Pour une fois je dis bravo au prezida Rajao d’avoir eu le courage.

    • 6 octobre 2015 à 23:43 | Turping (#1235) répond à Turping

      Lire :se moquer,les deux civilisations...

    • 7 octobre 2015 à 10:24 | Isambilo (#4541) répond à tsimahafotsy

      « les Andriamasinavalona xénophobes et esclavagistes ».
      Vous allez bien trop vite là. Qu’est-ce qui vous permet de qualifier les Andriamasinavalona de xénophobes ? Les Zafimarimia l’étaient effectivement comme le prouvent les textes de Flacourt et Mariano.
      Quant aux « esclavagistes », tout le monde l’était et il y en a encore aujourd’hui.
      Vous donnez des Malgaches une description totalement négative que je ne partage pas, en tout cas je ne m’y retrouve pas. Sans prétention.

    • 7 octobre 2015 à 18:22 | tsimahafotsy (#6734) répond à Isambilo

      Vous êtes libre de dire que je donne une image négative de Madagascar. Je suis de ceux qui disent qu’il ne faut pas se voiler la face et dire la réalité.
      Je ne fais pas du malagasy-bashing, j’essaie de réveiller seulement mes compatriotes et leur dire qu’on n’a jamais était aussi bas. Madagascar s’enfonce. Il est temps de prendre notre destin en main au lieu de perdre notre temps à polémiquer sur les frasques du Dj, sur la famille R8, sur l’impuissance de Hery Rajao. Ces polémiques ne sont qu’une fuite, une manière de refuser la vraie réalité.
      Dès fois je me pose la question si on n’a pas déjà atteint le point de non-retour, si nous ne sommes pas déjà dans une phase de déclin accentué.

    • 7 octobre 2015 à 18:34 | tsimahafotsy (#6734) répond à Turping

      Ne lisez pas seulement une partie de mon post et essayez de comprendre dans le texte ce que j’ai écrit.
      Vous prenez ce qui vous arrange pour me répondre dans un charabia indigne d’un monarchiste.
      Désolé de ne pas pouvoir converser avec vous, mais le républicain que je suis, n’a pas compris où vous voulez en arriver avec votre histoire de monarchie et du Japon.

    • 8 octobre 2015 à 16:14 | Turping (#1235) répond à tsimahafotsy

      Tsimahafotsy ,
      - Votre post ,je l’ai bien lu dans sa totalité .Ce n’est pas ce qui m’arrange que j’ai essayé d’étaler mais plutôt de dénigrer votre esprit malveillant,d’un soit disant Républicain indigne en essayant de gommer l’histoire de Madagascar .
      - Je vous ai rappelé sur le fait que Madgascar n’était pas un pays soit disant sauvage avant la colonisation( ...).Le paradoxe , Gilles Filatreaut n’a pas « atterri dans un pays qui est passé directement de la colonisation à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation » mais plutôt dans un pays où les désordres règnent totalement ,avec le manque de repères ,les les valeurs institutionnelles où les corruptions règnent ,etc....et la façon dont on fait la politique (gabégies et usurpation du pouvoir à des fins personnelles ,les conflits d’intérêts ...),Là ,le reste de votre post ,il n’y a rien à dire.
      °Si vous ne comprenez pas où j’en voulais revenir avec l’histoire de la monarchie ,le Japon ,le Maroc ,etc,.....un état républicain ou monarchique peu importe ,instauré après la colonisation ,ces pays ont su faire régner ce que c’est les valeurs républicaines,monarchiques sans cracher sur les valeurs afférentes à son histoire contrairement à ce que vous vouliez insinuer maladroitement .
      Conclusion :à moins que vous vouliez démontrer le contraire ,prouvez que Madgascar,le peuple malgache n’a jamais eu de civilisation .La problématique est là ,où je ne suis pas toujours d’accord avec vous .
      - Les valeurs républicaines même avec les visions monrachiques ,on les connait ,ce n’est pas à vous de me le dire même si vous avez vécu à l’étranger .Par conséquent ,ceux qui défendent les valeurs du nationalisme ne sont pas forcément des xénophobes relents ,contrairement à vos dires ,qui relève d’une certaine bassesse d’esprit .....en faisant semblant d’ignorer les valeurs de ses aieuls .
      - C’est normal si vous ne pouvez pas converser car cela demande une certaine valeur ,de cultures plus élargies . Si j’ai cité le Japon ,le Maroc ,...néanmoins ces pays n’ont pas rejeté leur racine .
      - Par contre ,vos dires en dénigrant les gouvernances de la république malgache ,c’est la vérité d’’où mes constatations sur les valeurs monarchiques qui marchent ailleurs sans rejeter systématiquement ce que c’est les valeurs républicaines .A Madagascar ,la République même pour la forme n’a pas encore fonctionné correctement même depuis l’indépendance sans se référer uniquement à la valeur coloniale . Il ne s’agit pas d’une histoire d’indigestion de la colonisation mais plutôt en parlant des valeurs qui pourraient être adaptables à la société malgache ,les valeurs ancestrales proprement dites.Comme si vous vouliez dire que si Madagascar n’avait pas été colonisé ,les malgaches seraient devenus des anthropophages car ils n’avaient pas de culture civilisatrice qui leur était propre avant l’arrivée de Galliéni.C’est de ce côté qui est déplorable !
      - C’est votre vision d’être un Républicain ,par conséquent ne diffusez pas de telle inéptie en parlant de la « civilisation » .Et c’est la raison pour laquelle je vous ai répondu .

    • 15 octobre 2015 à 13:23 | Rakoto (#9043) répond à tsimahafotsy

      Je partage parfaitement ce que vous dites lorsque vous écrivez :« La politique du bouc émissaire c’est la politique des faibles d’esprit, des xénophobes. ».

      Il y a notamment l’utilisation de l’expression « karana » pejorative qui commence très sérieusement à être fatigante. C’est d’autant plus fatigant que les malgaches doivent être les seuls à faire cette distinction stupide, les indiens font partie des tous premiers pays de l’ancien 1/3 monde a venir concurrencer du point de vue TECHNOLOGIQUE ET SCIENTIFIQUE le monde occidentale et nous en sommes encore a jalouser les « karanas » alors qu’il s’agit doublement, pour peu qu’on connaisse l’histoire du pays, d’un héritage colonial.

  • 6 octobre 2015 à 17:12 | Mihaino (#1437)

    La vidéo du lynchage que Ndimby a mise dans cet édito a fait le tour du monde grâce à Internet ! Plusieurs hauts responsables français et/ou étrangers ont condamné cet acte de barbarie envers ces 2 cadres d’Air France ! Il est certain que les « voyous » qui ont commis cet acte n’a ni "le patriotisme émotionnel ni l’amour de leur compagnie mais ont agi par colère et par déception à cause de la suppression éventuelle de 2900 emplois ! Pourtant la porte du dialogue reste toujours ouverte , parait-il !

    Concernant notre Compagnie nationale Air Mad , ( Air Maty , disent certains) , Mr le nouveau DG , Gilles FILIATREAULT aura du fil à retordre pour redresser cette entreprise ! Bien d’observateurs redoutent que la scène d’Air France d’hier soit transférée chez nous car MIMETISME OBLIGE !
    Le personnel d’Air Mad devrait changer de comportements et être plus commerciaux car des clients déçus ont été perdus , des amis et moi-même y compris , nous avons des griefs : ( Hôtesses & Stewards hautains et manque de tact et de courtoisie , traitement différent entre les nationaux et les internationaux qui ont payé les mêmes tarifs ! Inutile de détailler les GP qui voyagent avec vous ! Mr le DG devra remercier tous les incompétents avec un licenciement massif s’il le faut et travailler avec des gens compétents et ayant l’esprit marketing ! « Servir et non se servir » , selon la formule bien connue !
    Wait and see ....

    • 6 octobre 2015 à 17:16 | Mihaino (#1437) répond à Mihaino

      Merci de lire devrait changer de comportements .....et plus commercial ...

  • 6 octobre 2015 à 17:49 | diego (#531)

    Bonjour,

    Si Air Mad n’était pas une compagnie nationale, l’appel d’offres dans le processus de nomination de son prochain président ne poserait pas le moindre problème politique encore moins économique. Le patriotisme émotionnel n’y aurait donc pas sa place.

    Air Mad, me semble-t-il, est une compagnie nationale, pour enlever l’émotionnel, et la crispation politique autour de son devenir, il faut la privatiser, point !

    • 6 octobre 2015 à 17:59 | diego (#531) répond à diego

      En France en ce moment, les personnels en appellent à l’État ( et à Madagascar ? ). Pourquoi :

      - parce que l’État détient, je pense, 10% de capital de cette compagnie.

      Le gouvernement français a tout intérêt à ce qu’il n’y ait pas des licenciements massifs, cela aggraverait le chômage.

      L’État va donc intervenir, va aider.....ou vendre sa part et Air France-KLM risque de se faire avaler par plus gros.....la France est en période électorale....l’émotionnel est là quand le pays est en difficulté....

  • 6 octobre 2015 à 17:51 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    C’est un grand dommage pour notre pays et sa population si les pseudo-élites prennent le nouveau DG d’AIR MAD comme un ANGE tombé du ciel pour sauver cette compagnie alors que la réalité est tout autre avec ce canadien GLOBE-TROTTER. Il a postulé à un appel à candidature dont les tenants et aboutissants (détails du contrat : y-a-il une obligation de résultat pour le payer c’est-à-dire des rémunérations en fonction des bénéfices réalisés voire des pénalités en fonction des pertes subies) demeurent inconnu pour les contribuables malgaches (la vache à lait par excellence).
    Si ces conditions de bonne gestion ne font pas parties des articles de son contrat, cessons de diaboliser les nôtres et de prendre pour MESSIE (une déformation propre au chrétien voire au crétin Malgache) n’importe qui car ce monsieur aussi a postulé à ce poste pour ses propres intérêts (il y trouve son compte dans le contrat) mais pas pour les beaux yeux de notre AIR MAD.

    • 8 octobre 2015 à 09:36 | sanois (#8546) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Bonjour

      Si j ai bien compris

      Les etrangers doivent travailler a l oeil

      et promouvoir a leurs besoins de plus une petite oeuvre caritative par ci par la sera bien vue si la cotisation est versee au bon endroit

      Je trouve que la mentalite devient « palestinienne »

    • 8 octobre 2015 à 10:25 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à sanois

      Ne me fais pas écrire ce que je n’ai pas écrit : Il s’agit des clauses du contrat mais pas de travail. De toute façon une obligation de résultat est de mise dans ce genre de situation.

  • 6 octobre 2015 à 18:15 | Turping (#1235)

    Ndimby,
    L’AIRMAD est une entreprise ,société d’état en faillite depuis longtemps.
    - Mettre un étranger à la tête de cette compagnie même si AIRMAD n’est pas à vendre suscite automatiquement des réactions nationalistes ,voire ultra nationalistes,c’est normal si la compagnie devient une compagnie étrangère .
    - De même pour la JIRAMA dans la même situation .
    - Or,force est de constater que dans l’état actuel des choses ,il n’y a pas d’autres possibilités alternatives que de trouver des issues spatio-temporelles dans l’espérance à ce que la situation calamiteuse évolue enfin.
    - Si ma mémoire est bonne l’AIRMAD a été déjà géré au temps de Ravalomanana par un allemand à la tête de la compagnie.Apparemment tout s’était bien passé correctement avec l’équilibre budgétaire d’AIRMAD.
    - La transparence oblige pour qu’enfin tout le monde puisse trouver sa part de gâteau que de voir les malgaches se bouffer entre eux ,monter les uns contre les autres ,....
    - Mettre ce canadien Gilles Filiatreaut a la tête de la compagnie nationale malgache même si le courant nationaliste mal placé va sûrement remettre les choses en cause est une réaction plausible d’ingérence à la base .
    "Le courant nationaliste a sa place d’y être à condition que le système néo-libéraliste ,néocolonialiste ne prenne le dessus .Prenons cette décision comme une décision sage adaptable à la situation actuelle .
    - La compagnie aérienne comme le KLM a fusionné avec AIRFRANCE ,comme d’autres entreprises en faillite,..... en demandant une restructuration et de gérance financière .Espérons que l’arrivée deFiliatreaut à la tête de cette compagnie sera une réussite d’un exemple que les malgaches doivent suivre .
    - La question n’est pas de se poser s’il n’y a pas des malgaches qui pourraient être à la tête de cette compagnie mais plutôt le fait d’avoir constaté les gouffres financiers ,le manque de rigueur et de discipline interne,des coutumes et us qui relèvent plutôt de l’irresponsabilité en matière de gérance ,les entretiens etc.....on est obligé de passer par-là car la corruption et le détournement des fonds publics nous démontrent à quel point il faut changer de mentalité pour réussir en rupture avec le passé !
    - Le patriotisme ,bien sûr que tout le monde doit en avoir ,en dépassant la vision égocentrique au détriment de l’intérêt national.
    - D’abord ,pour relever les défis ,il faut passer par le changement radical en començçant par le rapprochement des dirigeants et l’état ,la décentralisation effective financière ,la mise en place de la politique basée sur le « fokonolona » en créant les sociétes civiles fortes ,les pouvoirs publics forts comme la clé de la réussite .
    - Le pouvoir trop centraliste au temps de quiconque n’a jamais pu résoudre la problématique de base « la misère » ,le non dévéloppement pérenne avec les coups d’état successifs (physique comme institutionnel ).
    - Vu ,que la constitution a été toujours élaborée par les experts selon la connivence des pouvoirs successifs sans avoir étudié les besoins réels de la population ,leur aspiration ,ainsi que la mode sociétale du dévéloppement qu’est le « fokonolona » ,ce qui a toujours expliqué le non avancement pourtant le feu Colonel Ratsimandrava l’avait voulu mettre en place .
    - Beaucoup confondent la commune et scission départementale ,régionale intronisée par Galliéni ,avec la notion du fokonolona qui est plutôt in programme basé sur les bases structurelles du dévéloppement .En gros ,le fokontany , la commune doit avoir un poids inconmensurable à susciter le dévéloppement local .il y a 17 000 communes (fokontany ) à Madagascar .
    - Logiquement ,pour que Madgascar puisse se dévéloppement ,ces entités de base doivent prendre leur rôle ,le moyen budgétaire dans une collectivité territoriale pour ramasser les ordures ,mettre des bennes à ordures dans chaque quartier ,le dévéloppement local comme ce qui se passe ailleurs ,en Suisse (il y a les districts ,le canton ,...) ,comme en Allemagne ,USA ,Japon ,.... Y ena qui prônent le système fédéraliste ,même si on est loin d’en arriver là ,il faut commencer par les gérances basiques .
    - Parallèlement ,la constitution doit -être révisée ,adaptable à la sitution malgache .L’émission Don-dresaka du 04/10/2015 ,un spécialiste a avancé la mise en place ,d’un antemieran-doholona ( assemblée des sages ,des mpanjaka be) en dehors l’antemieram-pirenena ,(assemblée nationale ) pour superviser la situation nationale qui reste aux mains du pouvoir central (exécutif) et les parlementaires qui se battent pour leurs intérêts respectifs ,le fauteuil ,l’intérêt suprême de la ration mais non pas celle de la ration .
    Conclusion : i faut imposer une règle stricte de rigueur et d’austérité ,de discipline ,de civisme et aussi de changement de mentalité . Après ,le pays pourra s’en sortir sans ambage ! C’est une question de temps ,le reste s’ensuivra !Si pays se relève comme le Vénézuela qui a vaincu la politique ultra -libéraliste au temps d’Hugo Chavez ,c’est que ce dernier avait mis le paquet contre l’impérialisme américain .espérons que cela ne va pas être le cas avec Filiatreaut qui ne sera que de passage ,une fois les malgaches les politicards sauraont ouvrir enfin les yeux sans mettre des collyres !
    - Derrrière cette histoire ,il y a aussi la capitalisation des investissements avec la mondialisation.Le peuple malgache sera t-il gaganant au fil du temps ? !

    • 6 octobre 2015 à 20:44 | Turping (#1235) répond à Turping

      Rectif :en commençant ,....situation.

  • 6 octobre 2015 à 21:16 | diego (#531)

    Bonjour,

    Il n’y a pas une seule personne, GASY ici, qui trouve un seul mot, un seul, gentil et plaisant en parlant d’Air Mad.

    Depuis l’ annonce fracassante des difficultés économiques et organisationnelles de cette entreprise appartenant à l’État Malgache :

    - je n’ai pas lu une seule phrase positive sur Air Mad.

    Ce qui est assez comique ce que pas une personne, parmi ceux qui critiquent, ne trouve une seule compagnie aérienne qui serait en équilibre financier dans l’Ocean indien et d’une manière générale dans le monde :

    - quelle serait cette compagnie ?

    La seule bonne chose qui pouvait arriver à Air Mad, que les Malgaches, en tout cas ceux qui réagissent ici, ont trouvé serait la nomination d’un MENA SOFINA à la tête d’une compagnie appartenant à l’État Gasy.

    Je demande, si je pouvais j’exigerais à ce que le pays soit gouverné, gouvernable. Je souhaite la réconciliation, la mise en place d’un gouvernement d’Union National. Que des choses qui sont à la porté du pays.

    Parfois, on a l’impression d’être en face d’un monde qui vient de découvrir Madagascar....

    Il faut déjà sortir des contradictions stupides qui consistent à vouloir une chose et ne pas vouloir faire des efforts politiques et économiques, voir des sacrifices politiques, pour y parvenir.....

    Tout le monde trouve normal que les leaders politiques affaiblissent l’État et ses institutions, mais ce beau monde est bien le premier qui dénonce les abus chez Air Mad et applaudisse la nomination d’un MENA SOFINA à la tête d’une compagnie nationale !

    Oooooh !!!!! Et pourquoi faire :

    - mettre de l’ordre !

    UN MENA SOFINA à la tête de l’État Malgache, pourquoi pas puisque tout comme Air Mad, le pays est désordre.

    Arrêtons le massacre !

  • 7 octobre 2015 à 09:42 | Shalom (#2831)

    Faudra-t-il s’étonner que le nouvel élu soit canadien ?
    Où le président actuel a-t-il fait ses études ? La réponse pourrait venir de là...

  • 7 octobre 2015 à 09:47 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    On souhaite à Mr PHILEAS FOGG bonne chance pour son tour du monde en 80j avec AIR MAD, il lui reste juste à trouver son fidèle compagnon de toujours JEAN PASSEPARTOUT, peu importe sa nationalité Française, Malgache ou autres, pour réussir.

  • 7 octobre 2015 à 13:13 | toky (#8231)

    Inona no andrasanareo amin’io fitondrana io ??? Na entiny eto mcar jiaby ny manampahaizana avy any canada raha tsy ireo no miala tsy avotra isika ? Nareo tanora, inona no andrasanareo amin’io ? asa ve ?? manofisa atoandro ! ny antitra ? firy taona nareo no terena tsy maintsy milahatra amin’ny firy vo mahazo vola, hiova ve izany ? ny olona tsotra isanandro miakatra by frais sakafo sns...mba misy fanatenana ho anreo ve ??? ny vonolona haltra mitapiadiana mba efa sur ve nareo fa hofona na hihena ??? aza mirediredy, ny mpianatra indray manana fanantenana ve nareo fa hahita asa, hihena ny vidin"ny fitaovana : lavitry ny afo ny kitay sns sns... mila manova ifotony, tsy mila mandany andro amin’ny mpitondra mitondra fahakiviana sy fahantrana be otrizany sika e. Maninona no tsy sahiny gadrana ravalo, tsy sahiny ny manery andravalo handoa ny tsy naloany sy hanefa ny saziny ????
    MIALA TSOTRA FOTSINY REHEFA TSY ALEHANY

  • 7 octobre 2015 à 16:30 | diego (#531)

    Bonjour Salomon,

    Madagascar a été colonisé par la France.

    Les Malgaches peuvent aller faire leurs études dans les universités de monde entier. De retour à Madagascar, ils vont retrouver un pays qui a été construit administrativement exactement comme la France.

    Même chose, les dirigeants malgaches peuvent faire venir des hommes de toutes nationalités à la tête de Madagascar. Ces hommes vont devoir diriger, gouverner un pays semblable à la Frabce en plus pauvre et en désordre.

    Pour vous dire que le problème à Madagascar est sans doute, un peu, les hommes, mais surtout encore et toujours les hommes et leurs systèmes politiques.....

  • 7 octobre 2015 à 17:49 | racynt (#1557)

  • 8 octobre 2015 à 10:00 | sanois (#8546)

    Copié/collé

    Chaque direction d’Air Madagascar a été invitée par le nouveau directeur général de la compagnie à lui présenter son effectif et à justifier tous les postes créés en son sein.

    C’est ce qui a été annoncé par Gilles Filiatreault à la presse à l’issue de sa première rencontre avec le personnel d’Air Madagascar ce mercredi. Evitant de parler de plan social qui obligerait la compagnie à payer plusieurs mois de salaires aux agents « déflatés », le nouveau directeur général semble préférer étudier les dossiers au cas par cas avant de prendre une quelconque décision.

    Le sureffectif est l’un des problèmes qui minent la compagnie, ainsi que le reconnaissent eux-mêmes les employés. Avec seulement sa flotte de quatorze avions, Air Madagascar emploie pourtant près de 1 400 personnes. En plus du nombre élevé du personnel, les questions de népotisme en matière de recrutement ont également été plusieurs fois dénoncées par les employés.

    Au Cap-Vert, alors qu’il était Directeur général de la compagnie des Transports aériens du Cap-Vert (TACV), Gilles Filiatreault a mis en place des réformes qui n’ont pas été appréciées par les employés. Il lui a été notamment reproché des « licenciements massifs et brutaux » ainsi que la « fin de certains acquis pour les pilotes ». Face à la grogne suscitée par ces décisions impopulaires, le gouvernement capverdien a fini par se séparer du Canadien qui se dit spécialiste des compagnies aériennes qui démarrent ou qui sont en restructuration.

    Posted by : Les Décrypteurs
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  • 8 octobre 2015 à 21:11 | Saint-Jo (#8511)

    Ialàna tsiny aminareo fa betsaka ihany ny manoratra zavatra tsy mitombina momba ny Tantara mirakitra izay nitranga tamin’ny fahagola, indrindra moa fa ny teto Imerina.
    Voalohany indrindra aloha dia aoka hazava tsara fa ny fanandevozana olona dia tsy teto anivon’ity nosy ity ihany no nisiany, fa tena eran-tany mihitsy sady efa nanomboka talohaben’ny fahaiza-manoratra, izany hoe talohaben’ny Tantara voarakitra antsoratra. Ka izay olona voa-andevo dia olona resy ka babo an’ady na ny zanak’izy ireny, fa tsy nisy olona vao-janahary ho andevo akory.
    Ny fanandevozana izay nisy teto amin’ity nosy ity dia manaraka tsara io voalaza io.
    Disobe koa ny filazàn’ny sasany fa ny olona niaina teto Anivo ihany no nanandevo olona avy any Anindrana. Disobe !
    Nisy olona nandevozina tokoa teto Anivontany. Olona babo an’ady na zanak’olona babo an’ady izy ireny.
    Nisy koa olona avy eto Anivontany babon’ny olona avy any Anindrana dia nataon-dry zareo andevo koa. Sady tsy vitan’izay hoe nataon-dry zareo andevo ho azy fotsiny, fa nisy koa ny namidin-dry zareo atao andevo any Ivelan’ny nosy mihitsy koa. Ka io endriny anankiray io dia tena nenjehin’Andrianampoinimerina mafy dia mafy tokoa ka nezahiny ho fongorina hatrany amin’ny fotony. Iny morontsiraka andrefana iny no toerana fahatongavan’ny Arabo mpividy sy mpandafy andevo. Nitondra zavatra nataony takalo tamin’ny mponina amin’iny morontsiraka iny ry zareo. Ka tamin’izany takalo izany dia isan’ny zavatra tena tian’ny Gasy ny basy sy vanja ary bala nentin’ny Arabo, natakalo olona voababo avy taty Anivontany ho atao andevo.
    Tetika roa no najoron’Andrianampoinimerina tamin’izany mba hiadiany amin’ny fanondranana olona avy ao amin’ny fanjakany ho atao andevo.
    Voalohany, najorony ho heloka mahafaty ny “mangalatr’olona”.
    Faharoa : nanao fato-drà tamin’Andriamisara mpanjaka sakalava iray izy, hanidy ara-tafika ny sisiny Avaratra-Andrefan’Imerina. Ary nametrahany mpiantafika havany akaiky, niampy mpiantafika avy any Andramasina sy Antsahadinta, ny sisiny Andrefan’Ivakinankaratra, mba hanidy ara-faika koa ny sisiny Atsimo-Andrefan’Imerina.
    Ny sisiny antsinanana kosa dia tsy nisy nahiahiany satria avobe ny angavo-antsana mampisaraka ny morontsiraka amin’Imerina, no sady koa tsy avy any antsinanana mihitsy ny Arabo mpangalatr’olona no niavy.

    Taty aoriana, noho ny fiaraha-miasa ara-tafika tamin’ny Anglisy, dia nihitatra ny fanjakàna merina, ka nihazo morontsiraka tamin’izay ry zareo. Dia tamin’izay ny Merina vao nanomboka nivarotra olona ho ahondrana atao andevo koa.
    Izany fivarotana olona aondrana natao andevo izany no isan’ny antony iray lehibe nanjanonan’ny Anglisy ny fiaraha-miasa tamin’ny fanjakana merina. Satria efa nisy fifanarahana nifanaovana ka vita sonia momba ny fanafoanana tanteraka ny fivarotan’olona, kanefa dia tsy nanaja izany fifanarahana efa vita sonia izany ny fanjakana merina. [Tsy ny foza-orana fotsiny ange no tsy manaja ny soniany e !]

    Ny filazan’ny sasany manoratra eto indray fa ny Hova tsimahafotsy sy tsimiamboholahy irery foana no Praiminisitra tompom-pahefana dia misy tokony ahitsy ihany koa.
    Voalohany aloha dia ny antsoina hoe Tsimahafotsy dia olona avy any Ambohimanga, ny Tsimiamboholahy kosa dia avy ao Ilafy. Tsy Hova daholo akory izy ireo.
    Ny Tsimahafotsy tena malaza indrindra dia Andrianampoinimerina sy Ilehidama [Zahao ao amin’ny Takelaka Notsongaina II, Tantaran’ny Andriana, Hafatra farany napetrak’Andrianampinimerina]
    Vao nihamboho Ilehidama dia Ramavo, vadibeny no natao Andriamanjaka tsy refesin-mandidy. “Radama-Nanjaka-Tapany”, zanany tamin’ny Tsimiamboholahy Andriamihaja, kosa no nandimby azy. Nony voakenda izy io dia Rasoherina no nandimby azy.
    Ny Praiministra indray dia noterena ho Hovalahy tsimahafotsy sy tsimiamboholahy no mifandimby.
    Noho ny vono olona be loatra anefa dia niala tsy nety natao praiminisitra intsony ny tsimahafotsy. Dia tsimiamboholahy foana izany no nanjary nifandimby ho praimisitra.

    Tena lalina mihitsy ny fitiavan’ireto Hovalahy tsimiamboholahy ireto fahefana.
    Izy ireo no tena mendy tokoa nitady sombitsombim-pahefana tamin’ny Galliéni.

    Mba hamonoana hasina an’Imerina, dia nanapa-kevitra i Galliéni fa esorina tany Ambohimanga i Andrinampoinimerina ka afindra eto Antananarivo. Hafatr’Andrianampoinimerina anefa ny nilevina tany Ambohimanga.
    Mazava ho azy moa fa tsy nakatoa izany famindràna izany mihitsy ny Tsimahafotsy, zanak’Ambohimanga.
    Ka dia inona moa fa dia ry zareo Hovalahy tsimiamboholahy no nitolo-tena nikasika an’Andrianampoinimerina tamin’izany famindràna razana izany.
    Ny hany mba fihetsika masina (masina arakin’ny hevitra gasy momba ny Andriamanjaka, fa tsy masina arakin’ny hevi-pinoana avy any Ivelany akory) mba nataon’ny Hovalahy tsimiamboholahy tamin’izany dia nandady sy nandohalika ry zareo nandray ny razana. Dia tsy fantatra mazava kosa izay takalo azon-dry zareo avy tamin’i Galliéni tamin’izany.

    Marihina manokana fa, rehefa may Anatirova dia ny fokonolona no namonjy niaro ny tsy ahalevona ny razana tao amin’ny Trano Fito Miandalana. Ka isan’ny voa-aro tamin’izany Andrianampoinimerina.
    Tamin’ny fotoana andro naha filoha an’i Marc Ravalomanana, dia naverina any Ambohimanga, arakin’ny hafatra napetrany Andrianampoinimerina.
    Dia nisy olona tsy mahalala izay momba ny Tantara akory no avy hatrany dia nizivozivo nanao hoe “Tsy mety iny fanaterana an’Andrianampoinimerina any Ambohimanga iny”.

    Raha ny faniriako, ahy manokana aza, dia tokony averina ho “toerana fady tsy azon’ny Vahiny aleha” tahakin’ny taloha mihitsy Ambohimanga.

  • 9 octobre 2015 à 11:58 | hafatra (#1895)

    Na ny filohan’ny repoblika aza tsy maninona raha atao vozongo ! ovaina fotsiny ny lalám-panorenana.
    Fa nareo ve mba misaina ry ndimby sa vao mahita vozongo nareo dia manala akanjo ?

    • 9 octobre 2015 à 23:14 | Rakitoza (#689) répond à hafatra

      Ka hatramin’izao anie tsy dia hita loatra ny nafitsokareo Malagasy be fahaizana, be vava, be ambompo, be fitiavan-tanindrazana e....

      Ka inona no mampalahelo anareo raha nitadiavana pro indray ny raharaha

      Io angamba mba tsy manaiky ataon’ny sendika colonie

  • 9 octobre 2015 à 22:47 | kunto (#7668)

    KUNTO ny PATRIOTE MALAGASY d’ANTANANARIVO :
    - « peu importe la couleur du chat du moment qu’il attrape des souris » , ça c’est bien dit , par contre au salaire qu’il va être payer il faut qu’il attrape beaucoup de gros souris pour rentabilisé l’affaire .
    - Bienvenue monsieur le Directeur ...
    QUE DIEU NOUS AIDE

    • 9 octobre 2015 à 22:52 | kunto (#7668) répond à kunto

      KUNTO ny PATRIOTE GASY d’ANTANANARIVO :
      - On a besoin de TOUS pour le développement de Madagascar ( Sinois - Karany - Vazahas ... etc ... ) .
      - Les Patriotes qu’avez vous fait depuis 50 ans ? ( Donc place au pros ... ) .
      - QUE DIEU NOUS REVEIL

  • 10 octobre 2015 à 01:27 | Rahasimbery (#8396)

    « Le problème malgache est d’abord et avant tout un problème lié à la mentalité exécrable des politiciens non moins exécrables, et tant que celle-ci ne changera pas (ou mieux, tant qu’on ne changera pas les politiciens), le statu quo sera de mise pour bien longtemps encore » nous écrit Ndimby. Voilà un exemple révélateur d’un type d’analyse qui a pris le dessus sur toutes les autres approches de notre réalité politique : la plus banale et la plus lourde de sens. En cela, il reprend mot pour mot ce que le commun des Malagasy _ ces grévistes qu’il aime tant _ réclame déjà. En tout état de cause, leur cri me paraît légitime au vu de ce qu’on leur a fait subir depuis des années. Cependant, la responsabilité des intellectuels aux prises avec cette « mentalité » est tout autre chose ; ce terme appelé à la rescousse d’une critique politique est trivial car en réduisant la question du pouvoir à la seule dimension psychologique, c’est la politique en tant que phénomène social complexe qui est neutralisée.

    « Changer la mentalité » ne peut faire l’impasse d’une grille de lecture dont l’axe de réflexion appelle des prémisses nuisibles à notre reconstruction. Ont eu lieu dans notre Histoire des tentatives d’explications psychologiques et elles n’ont jamais été anodines : Jean-Baptiste Piolet crut circonscrire « l’âme malgache » afin de favoriser l’œuvre bienfaisante de la mission catholique et coloniale ; une cinquantaine d’années plus tard, Octave Mannoni dans sa « psychologie de la colonisation » justifia (sans jamais l’avouer) cette dernière par la « structure dépendante », donc « infantile » de la personnalité malagasy. Ce faisant, il propageait probablement au sein de l’élite intellectuelle malagasy de l’époque (les années 50,60) le concept viral « d’infériorité » inoculé et transmis jusqu’à nos jours.

    Il ne s’agit ici d’intenter un procès à la psychologie et aux sciences humaines d’une manière générale mais il est plus qu’urgent d’interroger notre attitude à l’égard de ces « savoirs » : D’où viennent-ils ? Comment nous les approprions-nous ? Sommes-nous critique à leur encontre ? La première question s’adresse directement aux historiens. Leur revient la tâche impérieuse de trouver leur origine, de les dater, de les répertorier et de les hiérarchiser. La seconde concerne le domaine éducatif : apprendre, connaître, digérer, trier, appliquer, créer et transmettre. La troisième contrôle en permanence la validité du « savoir » en le soumettant à l’expérimentation et en mesurant son degré de nuisance : Une mère psychiatre répondant à une question existentielle (qui suis-je ?) de son fils de 15 ans ne devrait pas l’inciter à lire Mannoni et à plus forte raison, tous les auteurs adeptes des formules généralistes « les Malgaches sont… ». Un professeur n’inaugure pas son cours par une assertion « non moins exécrable » de la sorte « les Malgaches sont pauvres », un journaliste n’élabore pas son papier avec un canevas de type « mentalité, femme violée parce que belle ou quelques Malgaches sont barbares parce que… »

    Actuellement, tout cela ne représente que des perspectives lointaines. Le questionnaire susdit en tant que système possible et non le seul, rencontre de nombreux écueils. L’échec de ces « travaux académiques » illustre un fait singulier occupant tout le terrain de la connaissance à Madagascar. Leurs conclusions, si tant est qu’elles soient empiriquement « valides », n’impactent pas le réel et le pourquoi d’un tel constat se trouve être le plus grand absent des problématiques. La raison en est que notre milieu universitaire ne recèle guère de tradition critique. Nos chercheurs dans leur grande majorité acceptent comme « fondés » des méthodes et des corpus n’ayant pas passé aux cribles de leurs propres critères de validation (ces critères existent-ils ?). La situation désastreuse qui en résulte génère des normes de réflexions ignorées et bien souvent écartées par la frange dominante de l’intelligentsia : une dépendance exclusive aux critères exogènes, une culture du prêt-à-penser généralisée, un mimétisme absolu et enfin, la plus mortelle, le dénigrement des productions littéraires et artistiques nationales. Du gratin, les plus qualifiés, à ceux qui n’ont mis qu’un pied à l’université, le désastre sourd, sévit. Sous le vernis de l’expertise technique en réalité se dessinent une profonde désorganisation et une impotence collective. Cela se manifeste par la reconnaissance accordée à la « vertu magique » du savoir au détriment de l’efficacité, de la justesse, de l’innovation et du partage. Ipso facto, le statut des intellectuels reflète d’avantage un état conforme à des règles a priori et d’autant plus excentrées qu’à des principes éprouvés, prouvés et approuvés. Nos diplômes incarnent en fait un « titre magique » donnant un accès partiel à l’imprenable Olympe (même au royaume des dieux, la hiérarchie s’impose), et force est de constater que le statu quo aussi est de rigueur au sein de notre « élite intellectuelle ».

    Quand bien même rétorquerait-t-on qu’il est des « savoirs universels », encore faut-il que tout soit mis en œuvre pour les vérifier. Il serait en effet absurde de les rejeter sous prétexte que ce n’est pas nous qui les avons produits et d’autant plus bête encore de les avaler sans rechigner. Ainsi, la critique, tout en assurant une « scientificité » provisoire à ces derniers, en même temps, annule toute attitude « magico-passive » à leur égard. La passivité consiste à acquiescer une conception réplétive du savoir ; le but n’étant pas la maîtrise et la créativité, le sujet connaissant se trouve être engagé dans un jeu où il n’est qu’un réceptacle parmi d’autres en attente de contenu dont il peine à soupçonner le pouvoir d’aliénation. Est magique toute opération visant à rendre systématiquement occulte l’origine des connaissances. De surcroît, nul n’est besoin de la divulguer et encore plus, de l’examiner. Seul l’effet spectaculaire que procure le tour importe : ça fonctionne, on y croit ; un fonctionnalisme mystique hypnotisant l’esprit des profanes. Le prestidigitateur, par sa formation, perpétue la pratique en reproduisant ledit mysticisme. D’un côté, il s’inscrit à un ordre établi au sein du microcosme des initiés _ dont le summum est ailleurs, le mythique occident _ et de l’autre, sa science lui garantit un privilège quasi divin et ne peut se distribuer que de façon sélective et parcimonieuse. (Économisme du savoir : Sao dia ataon’ny olona tohatra fiakarana ; élitisme irrationnel et soumis : mazana ny Vazaha, ny Sinoa ; psychologisme culpabilisant : la mentalité, la personnalité, l’identité des Malgaches, leur barbarie ; juridisme miraculeux : il suffit d’appliquer à la lettre les lois car elles sont universellement bonnes ; il serait curieux d’étudier ces …ismes). Pour ne pas subir les caprices de ces êtres surnaturels censés incarner la source du savoir, il n’y a qu’une seule alternative : la critique radicale.

    S’approprier le savoir (connaître), c’est lui donner un visage familier et humain (démystifier) que l’on peut à tout moment écarter, interpeller (critiquer). C’est aussi le naturaliser quitte à passer pour ingrat aux yeux de ses inventeurs (nuance entre la gratitude et la soumission). C’est lui poser des bases solides sur lesquelles seront bâties les recherches (expérimenter). Et enfin, c’est le diriger vers un usage bénéfique pour la société (s’engager). Plus le savoir survit à la critique, plus il est proche et estimable. Et inversement, plus celle-ci l’effarouche, plus il est faible, aliénant et dangereux. Quand le savoir cesse de questionner ses principes directeurs, il trébuche, perd toute visée réelle et peut basculer à tout moment dans le domaine de la crédulité. Dans la pratique, la pensée critique tout en s’octroyant une possibilité d’erreur tente de décrire parfaitement les phénomènes afin d’en soulever une vérité, tandis que la crédulité est une adhésion aveugle à une vérité révélée. Bien que dans certains cas, le penseur et le crédule puissent détenir accidentellement la même vérité, leurs attitudes divergent cependant quant au rapport aux savoirs, _ à leurs sources _ et au cheminement intellectuel nécessaire à leur compréhension et à leur production. La prudence, la méthode, la retenue pour le premier, la prescription, la morale, et le jugement hâtif pour le second.

    Non qu’il faille imaginer un penseur dénué de toute conscience morale _ parce qu’il vit avec et au milieu des siens qu’il se soucie naturellement de ce que « marina, tsara, soa, hendry, rariny, hitsiny » peuvent bien signifier _ mais qu’il estime juste de distinguer le savoir du devoir. En d’autres termes, l’expression de sa connaissance est le moment où il montre la conduite à tenir dans le processus du savoir et où il évalue le prix de celui-ci dans son usage éventuel. Aussi, elle engage inévitablement sa responsabilité sociale ; ce par quoi est fondé ce qu’il sait et ce pourquoi il doit ou non se retenir de le prescrire socialement. La critique en tant qu’un art du discernement est la seule amène de construire et l’éthique du penseur et le cadre cognitif dans lequel il évolue. 
    Là se situe le paradoxe, les Malagasy les plus brillants que j’ai pu entendre adoptent encore l’attitude propre au crédule : l’application prescriptive et impulsive des connaissances acquises. En cela, ils ne dépassent guère le stade des apprentis et des étudiants ayant récemment décroché le graal, leur diplôme ; trop heureux d’avoir retranscrit sur leur copie les leçons nouvellement apprises par cœur, à force de les répéter tout au long de leur vie, ils finissent par en croire la teneur. Lors d’une conférence portant sur l’économie, à la question adressée à un intellectuel malgache « selon vous, pourquoi à l’inverse des autres pays africains, l’économie de Madagascar tarde à décoller ? » Après la logorrhée habituelle sur le développement durable, la globalisation économique et le « typiquement malgache », celui-ci trancha sur un ton de confidence que le « fort métissage et la multitude des races » composant la population y freinent le progrès économique. Par ailleurs, l’étude en l’occurrence concluait de façon intéressante à une « crise de confiance » ceignant les acteurs politiques et plus spécifiquement l’élite économique malgache mais notre trublion ne l’entendait pas de cette oreille. L’assistance était majoritairement européenne et universitaire. Un esprit saillant aurait pu y déceler une digression si l’on jugeait par le sujet traité mais personne ne trouva mot à redire. L’événement se déroulait à Paris : les chercheurs français actuels se permettent-ils de faire une lecture raciale de leur économie ? Laissons à chacun le soin de réfléchir à cette question car nous risquons à notre tour de nous y égarer.

    Aza mitratreva ry namako, réfléchis avant de parler mon cher ami, auraient pu lui conseiller les anciens. D’une part, la parole y était perçue comme une fonction pourvoyeuse de sagesse et de bienfaits sociaux et d’autre part, la réflexion en marquant une pause _ l’aspect pédagogique, la temporalité du savoir _ fut le véritable rempart à la bêtise. A la condition, bien sûr, qu’il y eût un accord tacite sur ce que chacun entendait par « bêtise ». Mais depuis, beaucoup d’eaux ont coulé sous le pont. Pire, le pont s’est écroulé et dans sa chute, il a entrainé toute une flopée de Malagasy n’ayant pour témoin que leur propre dérive. L’emprise qu’exerce cette culture (à) de la dérive sur l’ensemble de la population est si puissante que tout leur espoir se résume à la quête tragique du salut (l’ailleurs). Chez les intellectuels, la pensée salutaire _ un des visages de la magie _ vit en vase clos. En adoptant la stratégie d’évitement, en minimisant le rôle des rapports de force sociaux et internationaux, en refusant toute idée d’altérité, de briser les chaînes de l’Histoire, elle renforce et légitime le politiquement correct c’est-à-dire, ce qui convient d’être dit, admis, publié avec le quotient de la vérité scientifique (la rationalité, la structure, la barbarie et la civilisation, la tradition et la modernité etc.) sans qu’une voix puisse en contester le contenu et qu’une nouvelle alternative en soit proposée. Dès lors, cette posture les maintient dans le giron de la pensée dominante ; elle leur procure un confort dans l’environnement magique et les effets en sont les plus néfastes : la censure et à tous égards, l’autocensure. Chez le reste des Malagasy, le succès qu’affichent les religions du salut, le bannissement et ce, au nom du « pain quotidien » de toute considération intellectuelle du champ politique, la logique partisane contre les idées militantes, les propagandes salutaires des gourous, la personnalisation du destin national, le méli-mélo idéologique en sont les preuves flagrantes…

  • 10 octobre 2015 à 13:27 | el che (#344)

    «  »J’espère juste pour lui que les habituels agités n’iront pas jusqu’à s’inspirer du comportement de leurs idoles gauchistes et syndicalistes d’Air France, qui non contents d’avoir mis leur entreprise en difficulté avec leurs habituels mouvements sociaux irréfléchis" ( Ndimby)


    Raccourci trop simpliste (et réac) de Ndimby qui comme à l’habitude fustigent les syndicalistes. Or pendant de longues années ces derniers ont dénoncé la politique désastreuse des dirigeants de Air France, qui devant la course effrénée à la rentabilité, ont fini par obtenir le contraire des résultats escomptés. Parallèlement, la sécurité a été négligée, les salaires révisés à la baisse et conditions de travail dégradées.

    Versez vos larmes de crocodiles sur ces cadres licencieurs, si vous voulez, mais voyez ces dizaines de personnes qui se suicident pour avoir été licenciés.

  • 11 octobre 2015 à 08:44 | betoko (#413)

    A écouter en podcast l’interview du nouveau PDG d’Air Mad par Marie Audra de RFI . Ce qui m’avait frappé le plus c’est qu’il va renégocier le contrat de location des avions d’Air Mad , autrement dit ,non seulement Henry Rabary-Njaka n’a pas fait son boulot correctement , mais il s’est fait avoir . Peut être qu’il avait touché une forte commission et que le reste ce n’est pas son problème

  • 11 octobre 2015 à 09:40 | Saint-Jo (#8511)

    Le Gouverneur Général, du temps de la Transition I , est venu à Madagascar ces derniers jours.

    Il s’est permis, comme à son habitude, de nous faire la leçon.

    Et en même temps, comme par hasard, l’usine TIKO d’Andranomanelatra est victime d’un incendie volontaire.
    Simple coïncidence ?
    Un dicton gasy, merina plutôt, dit : « Nandalo Ramaka, ny tanàna may » !

    Autres questions plus générales :
    - pourquoi les Gasy aiment incendier tout ce qui les entoure ? les tanety ? les forêts ? les rova ? les magasins (lundi noir) ? les usines (TIKO, lundi noir et dernièrement) ? les personnes (lundi noir, Nosy-be) ?
    - pourquoi les Gasy, malgré la répétition sans fin des cuisants échecs de cette forme d’administration centralisé en un seul lieu de pouvoir, s’accrochent-ils aveuglément à la pratique stérile d’un gouvernement central pour gérer de façon continuellement catastrophique toute la Grande Île ?

    Mystère et boule de gomme ? ou peur irrationnelle d’explorer de nouvelles pistes d’administration et de gouvernement ?
    D’ailleurs, depuis 1895 les Gasy n’ont-ils pas globalement la réputation, fondée ou non, de manquer de courage ?

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