Au cours d’une conférence de presse tenue au Ministère de l’Environnement et des Forêts, le général Herilanto Raveloharison a donné suite aux déclarations du président de la HAT lors de son interview de Mahajanga demandant la révélation des auteurs de trafic de bois de rose.
Les saisies effectuées au cours des derniers mois ont été ainsi récapitulées au cours de cette conférence de presse. L’addition des chiffres donnés approche les 750 tonnes, et selon le ministre, les enquêtes sont en cours auprès des tribunaux. Une brigade mixte de contrôle a remplacé l’ex Task Force, et dirige les opérations de contrôle avec l’appui des forces de l’ordre.
Des noms de propriétaires de stocks saisis ont même été révélés ; le ministre précise que les personnes citées sont en liberté provisoire. On peut cependant noter que les opérateurs nommés (Mamizara, Botofeno Thierry...) ne passent pas pour être parmi les opérateurs les plus importants, du moins si l’on se réfère aux différents dossiers publiés par l’organisation environnementale Madagascar Wildlife Conservation.
Herilanto Raveloharison a également annoncé qu’un comité composé notamment des ministres de l’Environnement, de la Justice, des Finances, des forces Armées, de la Décentralisation, et de l’Intérieur sera chargé de valider les mesures à appliquer pour les stocks de bois de rose déjà déclarés par leurs propriétaires. En effet, il resterait encore 16 000 tonnes de stock de bois de rose inventoriés. Alors que, selon les données émanant du ministère de l’Environnement et des forêts, 10 596 tonnes, soit 543 containers, ont été exportés en 2009, et ce par 23 exportateurs « légaux » dans le cadre de l’arrêté interministériel du 21 septembre 2009.
Recueilli par Yann





