« Le régime de la transition actuelle est prêt à limoger tous les représentants de l’Etat au niveau des collectivités décentralisés, s’ils portent atteinte au pouvoir en place actuel ». C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’Intérieur du gouvernement Monja Roindefo, Masimana Manantsoa. Mais ce dernier précise que les limogeages ne sont pas automatiques ni généralisé. Seul ceux qui passent outre leurs fonctions autorisées par la loi vont être limogés.
« Le tout est d’éviter aux chefs districts et autres d’être à la merci de l’ancien régime » selon les explications fournies par Masimana Manantsoa. Ce dernier promet de respecter la continuité de l’Etat au niveau des collectivités décentralisées. « Seuls ceux qui ne font pas leur travail comme il faut seront limogés » dit-il.
Le limogeage ne s’arrête par seulement au niveau des districts, mais peuvent aller jusqu’au niveau des fokontany. Cette situation concerne surtout la commune urbaine d’Antananarivo. La majorité des chefs fokontany sont accusés d’être encore à la solde de l’ancien régime. Ils risquent ainsi de renverser le pouvoir de transition. D’où l’idée de limogeage. Il faut avouer que la désignation des chefs fokontanty a marqué le début du conflit entre le président déchu Marc Ravalomanana et le président de la HAT, Andry Rajoelina, en son temps maire de la capitale.




