Le ministre de la Haute autorité de transition (HAT) en charge de l’Enseignement supérieur, Tongavelo Athanase, fait patienter et accuse le Conseil d’administration et les enseignants. Il attire l’attention du public mais surtout des étudiants et des parents sur les comportements des enseignants et la mauvaise gouvernance qu’il dénonce et combat au nom de l’intérêt général et du peuple ; un bien grand mot. Se posant en défenseur du contribuable et comme celui qui combat la gabegie, Tongavelo Athanase pointe du doigt d’abord le Conseil d’administration de l’Université d’Antananarivo qui n’aurait pas, à son avis, rendu compte de ses fonctions depuis 2005. Il ajoute que parmi les 1700 agents de l’université, il y aurait 500 fonctionnaires fantômes. Pour affirmer que c’est parce que le ministère et le gouvernement sont soucieux de l’intérêt des étudiants qu’ils ont continué à venir au chevet de cette université mais que dans la logique, une telle situation n’aurait pu être admise. Et comme pour amadouer les personnels en grève et les étudiants, il déclare que le gouvernement est en train de régler cette affaire et que les salaires seront payés sous peu.
Se tournant vers les enseignants de l’Université de Vontovorona, Tongavelo Athanase révèle qu’aucun enseignant jusqu’ici n’a déposé les pièces justificatives des 1800 heures ou 900 heures complémentaires qui leurs auraient été demandées pour pouvoir vérifier. En d’autres termes, le ministère de l’Enseignement supérieur attendrait ces pièces justificatives pour payer les heures complémentaires et tant que ces pièces ne seraient pas entre ses mains, les enseignants et les étudiants pourraient toujours observer leur grève ?





