« Le mardi 5 mai 2009, le journaliste Ramanantsoavina Evariste a été arrêté pour les besoins de l’enquête. Radio Mada n’a pas observé les cahiers de charges et, après une décision de fermeture, elle émet sur d’autres fréquences. C’est une radio pirate, d’une part. D’autre part, ces matériels ont été saisis parce qu’ils ont servi à diffuser des fausses nouvelles, à inciter à la guerre civile. Parce que la Radio Mada n’a pas observé la loi, elle a du être fermée ». Ce sont les propos de Gilbert Raharizatovo, ministre de la Haute Autorité de Transition (HAT) en charge de la Communication et de la Culture.
Les démarches entreprises
La Radio Mada a été l’objet d’une lettre de mise en demeure en date du 27 mars 2009, de la part du ministère dess Poste et Télécommunications et de la Communication de la Haute Autorité de Transition (HAT) mais sans suite ; la Radio Mada a continué à émettre. Une décision de fermeture de la station a alors été prise par le ministère de la Communication et de la Culture. Un huissier a été mandaté pour exprimer la signification de commandement mais aucun responsable de cette station n’était sur les lieux.
Le ministère a alors obtenu du Tribunal de Première instance, une grosse ou une ordonnance en date du 27 avril 2009, une autorisation de saisie des matériels et équipements de la station Radio Mada, où qu’ils se trouvent. C’est lors de l’exécution de cette ordonnance que la station Radio Fahazavana a été perturbée et le ministre s’en excuse. Radio Mada reste introuvable. Le ministère n’en démord pas et obtient suite à une plainte à Parquet, une décision de perquisition et arrestation pour enquête des responsables de la station Radio Mada.
Recueilli par Bill







