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Société

Interdiction des sachets en plastique

Le ministère du commerce « a oublié » les mesures d’accompagnement

lundi 12 octobre 2015 | Léa Ratsiazo

L’interdiction d’importation, d’utilisation, de commercialisation des sacs en plastique de moins de 50 microns est en vigueur depuis le début de ce mois d’octobre. Mais il y a toujours des marchands qui les utilisent, c’est devenu même un argument de vente face à la concurrence « achetez chez moi, clame une marchande de légumes, moi je vous donne des petits sachets en plastique ! ». Et cela marche. Car nombreux sont ceux qui oublient toujours que quand il faut faire ses courses, il faut emmener ses propres sacs. Comme au bon vieux temps, les coupures de vieux journaux ou les emballages papiers sont les plus utilisées par de nombreux marchands. Du moins pour certains produits car on ne peut pas mettre des fruits et légumes dans des coupures de journaux.

Face à la récrimination de certains corps de métiers qui vivent directement ou indirectement de ces sacs en plastique dont les petits vendeurs ambulants qui ont perdu le peu de ressources qu’ils avaient, le ministère du commerce promet de trouver des solutions. Le ministre en personne, Henri Rabesahala a avoué que son département « a oublié de mettre en place une mesure d’accompagnement » en parallèle avec cette mesure d’interdiction. Il a ainsi promis de se concerter avec les opérateurs économiques susceptibles de produire et d’approvisionner le marché de sacs en plastique biodégradable. Notons qu’une jeune société malgache a déjà mis sur le marché des sachets en plastique biodégradable selon elle mais le ministère de commerce a annoncé que cette société n’a pas encore eu son feu vert.

Le ministère de l’environnement préconise les paniers fabriqués avec des fibres naturelles pour remplacer les sacs en plastique.

133 commentaires

Vos commentaires

  • 12 octobre 2015 à 09:20 | Noue (#2427)

    Notons qu’une jeune société malgache a déjà mis sur le marché des sachets en plastique biodégradable selon elle mais le ministère de commerce a annoncé que cette société n’a pas encore eu son feu vert.

    inona no andrasana hanomezana io société io feu vert ? sa io ministère io no tena tsy manaraka ny lalàna ?

    • 12 octobre 2015 à 13:48 | QUOUSQUE TANDEM (#543) répond à Noue

      inona no andrasana hanomezana io société io feu vert ?

      Peut-être qu’il attend un petit pot-de-vin ?

    • 12 octobre 2015 à 14:22 | saricine (#2893) répond à Noue

      Noue
      Le directeur du commerce a dit que Madagascar ne possede pas encore les techniques de surveillance pour les normes pour les biodegradables

    • 12 octobre 2015 à 14:43 | jangobo (#8776) répond à Noue

      Apetraka aloha ny saosy fa ny rajako tsy mahalala tsy mihinana.

      Raha tsy izany, au diable vauvert.

    • 12 octobre 2015 à 15:35 | jangobo (#8776) répond à saricine

      Et ils ont les techniques de surveillance pour les 50 microns ?

    • 12 octobre 2015 à 16:14 | caro (#7940) répond à jangobo

      Si je n’ai pas vu votre pseudo, je ne vous prendrai pas pour un malgache car vous avez l’air d’ignorer qui c’est le champion du « pif-omètre » !

    • 12 octobre 2015 à 16:26 | Menalahy (#9072) répond à saricine

      Rectification : ce ne sont pas les techniques de surveillance qui manquent car c’est du non-sens.

      Sur un autre forum, il est précisé que ce sont les normes pour les sacs biodégradables qui n’existent pas encore à Madagasikara.

      C’est l’explication de la non-autorisation pour les opérateurs de sacs bio-dégradables.

      Mais c’est une explication « échappatoire » car ces normes existent ailleurs, il suffit de faire du copié-collé.

      Ils sont prompts à faire du copié-collé quand cela les arrange et quand ils veulent singer les pays occidentaux. Mais, quand il s"agit de l’essentiel, ils oublient comment copier-coller.

      A croire qu’ils attendent de chiffrer combien cela va leur rapporter la mise sur le marché des sacs appropriés. Car je peux supposer que pour avoir l’autorisation de mise sur le marché, il faudra déposer un dossier et payer un « écolage » pour obtenir le sésame.

    • 12 octobre 2015 à 18:36 | tanguy37 (#7699) répond à saricine

      ET qu’est ce qu’il attend ce C...!!!

  • 12 octobre 2015 à 10:01 | toky (#8231)

    Dommage, si ce gouvernement agit comme ça sur le trafic de bois de rose, les tarfics de tout genre, madagascar ne serait pas aussi pauvre qu’aujourd’hui ! Donc arrêtez de prendre les gasy comme de canard sauvage svp ! Si vous n’êtes capables de réflechir correctement de A à Z sur un problème donné, dégagez ! Les gasy en ont marre des incopétents et nuls qui leur gouvrenent ! Laissez la place aux autres !

    • 12 octobre 2015 à 14:44 | jangobo (#8776) répond à toky

      Ils sont là pour apprendre le métier et ils le sauront à la semaine des quatre jeudis.

      Que voulez-vous ? On ne naît pas parents tout comme on ne naît pas ministre.

    • 12 octobre 2015 à 14:55 | caro (#7940) répond à jangobo

      « Ils sont là pour apprendre le métier… » :

      alors l’assimilation met du temps à se manifester si depuis presque deux ans maintenant, on est encore à ce niveau !
      Il sera opérationnel alors à la fin du mandat du Président.

    • 12 octobre 2015 à 15:03 | Isandra (#7070) répond à jangobo

      Donc, il faudrait les laisser y rester jusqu’à 2023, pourvu qu’ils soient pro et expérimentés,...de toutes façons, rien ne presse, les Malagasy ont la pauvreté collée à la peau et l’habitude des souffrances, ont la se débrouillent sans coup de pouce de l’état dont ils n’ont besoin que pour les réprimer, spolier,...

    • 12 octobre 2015 à 15:04 | Isandra (#7070) répond à Isandra

      Il se débrouillent tout seul sans coup de pouce,...

    • 12 octobre 2015 à 15:07 | Menalahy (#9072) répond à caro

      Bonjour Caro,

      Pour digérer, il faut du temps à l’estomac pour réduire en bouillie le bol alimentaire. Puis laisser aux cellules le temps d’assimiler les nutriments.

      Je viens justement de publier, sur un autre forum, ce petit post qui pourrait répondre à votre question. C’est à propos d’un petit-déjeuner avec la presse, organisé par notre cher Premier Ministre.

      Bonne lecture et attention à ne pas saliver !


      Début du copié-collé

      Je comprends mieux pourquoi rien n’est fait concrètement de toutes ces annonces qui ressemblent à du brassage de vent pour épater la galerie et pour se faire croire qu’on agit dans le bon sens.

      Où est-ce que ces gouvernants trouvent-ils encore le temps pour concrétiser dans la vie quotidienne de la population ces décisions que Monsieur de la Palice ne renierait pas ?

      Un coup de réunion, par ci, un coup de colloque, par là. Et que je te rajoute un séminaire et autres séances de brainstorming.

      Sans compter les petits déjeuners de presse et les déjeuners entre ventripotents. Tout le monde se régale avec le « hanim-pitoloha » pendant que le peuple crève la dalle faute de trouver à manger correctement ou pour cause de flambée du prix des PPN.

      Je suis étonné que cet article ne fait que relater les propos démagogiques et dithyrambiques de notre cher, très cher Premier Ministre sans avion. Les journalistes présents à ce petit-déjeuner luxueux et copieux se sont-ils contentés de s’empiffrer au lieu de poser des questions pertinentes à qui de droit ?

      Si c’est le cas, les organisateurs de ce petit-déjeuner luxueux et copieux ont atteint leur but : noyer le poisson et empêcher les journalistes d’ouvrir leur bouche.

      En effet, comment parler, quand on a la bouche pleine et qu’on hésite entre le « vary amin’anana » fumant , le « hena-baolina’ bien grillé, ’le mofo gasy » dégoulinant de graisse mais si savoureux, le « menakely » bien croquant et le café brûlant ?

      J’espère que personne n’ait eu de problèmes digestifs (maux d’estomac, indigestion et/ou diarrhée) même si je peux supposer que quelques uns auront encore pris un peu de poids.

      A quand la prochaine organisation de petit-déjeuner de « hanim-pito loha » ?

      Fin du copié-collé


    • 12 octobre 2015 à 15:35 | caro (#7940) répond à Menalahy

      Re-bonjour menalahy,

      Je vous ai mis un post plus loin sur une éventuelle difficulté pour certain de vous saisir car notre peuple est tellement habitué à aller dans le sens de ceux qui nous gouvernent, le béni oui-oui, que l’esprit critique ou celui de mettre en cause ce qui est en place deviendrait un comportement déviant.

      Chacun sa façon de s’exprimer mais on ne peut pas manquer de constater que notre Général aérien brasse en effet beaucoup l’air, est-ce uniquement devant les micros ou, également – j’espère, sans trop de conviction - , dans ses actions, étant donné que ses « zava-bita » dans leur réalité ne se font pas encore beaucoup voir, entre autres, la déclaration de patrimoine de ses collaborateurs.

      Ceux qui ont l’expérience d’avoir exercé sous d’autres cieux, savent bien que les « réunionites aiguës » sont proscrites et fortement limitées par des préparations bien encadrées pour éviter des pertes de temps.
      Par contre, c’est malheureux à dire, chez nous, c’est plutôt l’occasion de voir qui est qui, qui fait quoi, ah lui aussi est invité ?...

      En somme, une réunion qui traite de tout sauf le principal.

    • 12 octobre 2015 à 15:36 | caro (#7940) répond à caro

      Veuillez m’excuser pour le M en minuscule.

    • 12 octobre 2015 à 15:39 | jangobo (#8776) répond à toky

      Le canard sauvage est mangeable, le gasy est taxable : il y a une grosse différence.

      Les autres, sans un changement de mentalité seront comme eux demain. Il vaudrait mieux garder à la place ceux qui sont presque rassasiés.

      A voté ! L’élu est le nôtre. Attendons 2018 et souffrons en silence.

    • 12 octobre 2015 à 16:02 | jangobo (#8776) répond à caro

      les deux ans passés, c’était « en avant ».

      Les deux prochains « prêt »

      Après, ce sera "partez pour la prochaine élection avec le doux espoir d’être réélu.

      Espérons, espérons, dérision.

    • 12 octobre 2015 à 16:14 | jangobo (#8776) répond à Isandra

      Pourquoi 2023 ? Ce n’est pas trop court.

      Pour apprendre, dans la vie, pour passer de la classe de 12ème (sans parler des petites classes de leur niveau) au bacc, il faut au moins 12 ans, donc ce sera 2028 si je sais compter.

      Et nous avons voté. Subissons : ils finiront par se lasser de ne rien faire.

    • 12 octobre 2015 à 16:22 | hrrys (#5836) répond à jangobo

      il n’a pas oublié les mesures d’accompagnement , il s’en fout complètement de votre fichue mesure d’accompagnement .....Attendez encore et encore un Etat rayy aman-dreny , un Etat providence .Les sachets plastiques auraient du être compartimentés dans les endroits appropriés à ça , au lieu de les faire une corvée , un travail complémentaire pour les agents de la commune.......Tout est question de civisme , ailleurs si votre chien fait caca ici et là vous seriez tt de suite passible d’une amende , chez nous , les sachets plastiques ont remplacé les toilettes et les bouteilles en plastiques un urinoir , quel pays des cons !!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • 12 octobre 2015 à 10:10 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    Ah les fameux sachets en plastique, toujours indispensable même ils sont accusés à tort ou à raison de tous les maux voire de tous les mots.

    A l’image de toutes les décisions prises par le présent régime, l’interdiction des sachets plastiques semble non seulement injustifié (protection de l’environnement parait-il pour les sachets moins de 50microns ???) mais également discriminatoire entre les riches et les pauvres.

    La cause réelle est la suivante selon les racontars :
    « Un vendeur d’œufs a mis dans un sachet plastique des œufs destinés à un haut responsable du régime. Malheureusement sous le poids des œufs, le fond du sachet s’est déchiré et les œufs sont cassés d’où des pertes sèches. Le vendeur a déjà encaissé l’argent et ne voulait rien rembourser à l’acheteur même pas 50% des œufs cassés. D’où la colère du responsable qui a fait sortir un décret pour l’interdiction des sachets de moins 50microns ».

    Je ne mens pas mais ce sont des contes racontés par les anciens.

    • 12 octobre 2015 à 10:52 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Pour ceux qui aiment la précision, il s’agit des œufs rares, fragiles et chers communément appelés ATODIM-BANDY/ATODIN-DAINGA en traduction libre des « OEUFS DE MENSONGE ».

      Dommage qu’actuellement on oublie la sagesse des ANCIENS qui parvient toujours à justifier l’injustifiable.

    • 12 octobre 2015 à 10:57 | Menalahy (#9072) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Il y a et il y aura toujours des personnes qui seront à contre-courant de la vérité.

      Certains nient l’existence du réchauffement climatique malgré les faits qui ne sont pas les fruits du hasard.

      D’autres sont incrédules devant les effets néfastes des déchets difficilement recyclables car, quelque part, ils ont intérêt à ce que les choses ne changent pas.

    • 12 octobre 2015 à 12:25 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à Menalahy

      Même la CHINE, le plus grand pollueur du monde donne du temps au temps quant les mesures à adopter pour la protection de l’environnement vont à l’encontre de ses intérêts socio-économique.
      Plus de discernement et de responsabilité dans les mesures à prendre si l’on veut des résultats concrets. Le m’as-tu vu n’a pas sa place car le WIN-WIN reste le leitmotiv dans le monde.

      La population doit avant tout être éduquée avant de subir des sanctions incommensurables et injustifiées pire que celles des DAHALOS NIOVA FO.

    • 12 octobre 2015 à 12:51 | Menalahy (#9072) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Exact. Car même dans les pays occidentaux qui ont institué le tri des déchets, il reste encore beaucoup à faire.

      La Californie qui est la région la plus avancée et la plus ambitieuse en matières de préservation de l’environnement, a un budget colossal pour atteindre son objectif de zéro déchet à l’aube de 2030.

      C’est dire que sans volonté politique réelle, sans un budget conséquent et sans l’adhésion de la population à la mise en oeuvre d’une décision politique, fut-elle la meilleure au monde, toute prise de décision n’est que gesticulation pour amuser la galerie et devient un coup d’épée dans l’eau.

    • 12 octobre 2015 à 14:48 | jangobo (#8776) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Mon conte à moi, c’est que c’était des tsakitsaky qu’il a achetés pour accompagner les whisky du dernier container et que cela n’a pas tenu, d’où frustration du haut responsable qui a dû boire sans lafika et tsindry.

    • 12 octobre 2015 à 14:50 | Eloim (#8244) répond à plus qu'hier et moins que demain

      - Les sacs plastiques sont une source de pollution considérable, durant tout leur cycle de vie.
      - Leur production consomme des produits pétroliers, de l’eau, de l’énergie, et émet des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique.
      - Jetez un coup d’oeil ceci énumérant la durée estimée de la biodégradation de certains déchets :
      * Mouchoir en papier : 3 mois
      * Mégot de cigarette : 1 à 2 ans
      * Chewing-gum : 5 ans
      * Huile de vidange : 5 à 10 ans
      * Canette en aluminium : 200 à 500 ans
      **Sac plastique : 100 à 400 ans
      ***Bouteille plastique : 10 à 1 000 ans
      Est-ce connaître les méfaits de ces produits non biodégradables pourrait nous faire changer de COMPORTEMENT malgré la PAUVRETE qui parfois considérée comme source de nos INDIFFERENCES face à des mesures d’interdiction comme celles-ci ?

    • 12 octobre 2015 à 15:13 | Menalahy (#9072) répond à jangobo

      C’est criminel ce que vous avez écrit car je crève la dalle et j’ai vidé, hier soir, la dernière bouteille de whisky japonais que j’avais mis de côté à l’insu de ma femme ! :-)

    • 12 octobre 2015 à 15:45 | jangobo (#8776) répond à Menalahy

      Ça vous apprendra à ne pas m’avoir invité et pour avoir bu, derrière le dos de votre cheire moitié.

      La prochaine fois, gardez-en un peu pour le vas-y bon !

      Ou plutôt, passez par Toamasina, je suis sûr qu’il y en aura, en reste. Et à moindre prix

    • 12 octobre 2015 à 16:05 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à Eloim

      Tout ce que vous venez de citer et beaucoup d’autres (emballage en plastique de toutes les marchandises neuves importées ou non à commencer par les aiguilles jusqu’au siège des 4x4 flambants neufs) ne sont pas interdits car l’interdiction concerne seulement les sachets plastiques de moins de 50microns pouvant être utilisé comme PANIER (donc moins de 1% des déchets en plastique de notre pays en brandissant les sanctions les plus sévères au monde) : C’est de la discrimination, ni positive ni négative, associée à de l’incompétence caractérisée qui sert à tromper la communauté internationale peu regardante certainement.

    • 12 octobre 2015 à 16:17 | Eloim (#8244) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Vous avez trouvé le mot juste : discrimination (un peu fort) ou exclusion ! Merci.

    • 12 octobre 2015 à 16:19 | Eloim (#8244) répond à jangobo

      A moins que toutes les bouteilles sur les marchés ont été déjà CONFUSQUEES !
      TCHIN TCHIN !

    • 12 octobre 2015 à 16:49 | Menalahy (#9072) répond à jangobo

      Promis, juré, je nous garderai une bonne bouteille la prochaine fois à condition que vous ramenez les « tsakitsaky ».

      Hélas, je suis obligé de me cacher de ma chère épouse car si elle savait que je m’imbibe avec de l’alcool, avec ma cirrhose avancée, elle n’hésitera pas à utiliser son rouleau à pâtisserie !

    • 12 octobre 2015 à 16:52 | Menalahy (#9072) répond à Eloim

      Vous voulez dire que ces précieuses bouteilles sont déjà passées au marché noir ?

      Cela ne m’étonnera pas car tout n’est pas perdu pour tout le monde.

    • 12 octobre 2015 à 17:20 | caro (#7940) répond à Menalahy

      Pardon, un « rouleau à pâtisserie » ?

      Non ! Ce sera carrément un renouvellement de cadre !

    • 12 octobre 2015 à 18:44 | Menalahy (#9072) répond à caro

      Ah, Caro, vous ne connaissez pas ma ’tendre et douce" épouse ! Mdr

    • 12 octobre 2015 à 18:54 | caro (#7940) répond à Menalahy

      Ah, oui ! Je comprends mieux maintenant pourquoi vous m’aviez conviée à ne pas trop opposer les deux gentes :P

    • 12 octobre 2015 à 20:34 | Menalahy (#9072) répond à caro

      Il n’y a pas que des femmes battues, n’est-ce pas ?

      Comme quoi, tout s’équilibre et la justice existe :-)

    • 12 octobre 2015 à 20:46 | jangobo (#8776) répond à caro

      Bon, maintenant des apartés !?!? (les deux gentes ?)

      Et le renouvellement de cadre, c’est quoi ? La pièce à côté ou carrément l’appartement ailleurs ?

      Pour ce qui est des bouteilles, rien ne se perd, tout se transforme.

      Aujourd’hui, c’était du sous-taxe ; demain, ce sera de la contrebande.

      Eclairez-moi sur la route des bouteilles mais bien avant qu’il ne reste plus que le carton.

      Et le p-ifomètre, est-ce que ça ressemble de près au tâtogramme ?

      Peuvent-ils assimiler ou simulent-ils ? Le lièvre intelligent qui tourne autour du carotte : parce que la racine appétissante est sous-terre et l’appétit n’aide pas à cumuler les idées.

      Pour ce qui est de réunionites, pourquoi ne pas se donner du temps pour passer aux choses sérieuses comme disent les militaires et libations nécessitent du bon temps. Les choses sérieuses, c’est le principal qui n’est qu’attribut et comme je n’étais pas bon en grammaire, le sujet passe à côté de l’essentiel.

    • 12 octobre 2015 à 21:50 | caro (#7940) répond à Menalahy

      Il faut croire que non. Y en a qui sont plus malheureux que les autres hein !

      Mais c’est rien, quand ça arrive pensez aux bouteilles planquées ! Mdr.

    • 12 octobre 2015 à 21:54 | caro (#7940) répond à jangobo

      Oh, ça reste public. Plus de visa A comme dans le temps !

      L’histoire de cadre, euuh… c’est du coup de pied à la croupe pour faire place au jeunot ! Mdr.

      Quant au pif, au tatô ou à la simulation, je trouve que ce n’est pas l’imagination fertile qui vous manque !

      Pour le reste, je laisse Menalahy faire aller ses inspirations, il doit être bien placé pour :D

  • 12 octobre 2015 à 10:30 | Eloim (#8244)

    Les mesures d’accompagnement entrent bien dans le cadre de la bonne gouvernance (Gouverner, c’est prévoir).
    Certes, les saches plastiques non bio-dégradables polluent notre environnement dont des études scientifiques ont été menées sur là-dessus et les résultats ont été significatifs et convaincants pour qu’on arrête de les utiliser dans la vie courante, dont les étalages de connaissance nous expliquant les détails ne s’avèrent pas utiles.
    Notre tic repose sur l’attitude de nos gouvernants de négliger l’essentiel car cette interdiction affecte un grand changement de la vie quotidienne de la population.
    L’usine qui fabrique ces sachets est obligée de fermer ses portes. Cette fermeture d’usine entraîne directement des pertes d’emploi dont des bouches à nourrir vont rejoindre la classe des DEMUNIS qui augmentent en nombre du jour au lendemain.
    Les consommateurs ainsi que les marchands réclament des mesures d’accompagnement en substitution de ces sachets non biodégradables et commencent à sentir la difficulté de la mauvaise adaptation de changer cette manière de vivre loin des sachets plastiques.
    Le plus important, ce qui est embêtant dans cette histoire d’interdiction, qui s’avère ne pas INSTRUCTIF du tout, c’est de faire sortir le CROC DU DIABLE : la sanction sévère avec des amendes qui s’élèvent à « DES » millions ainsi que des peines d’emprisonnement. Quelle gouvernance ! Un peu de pédagogie s’il vous plaît !

    • 12 octobre 2015 à 10:59 | RAMAHEFARISOA Basile (#9107) répond à Eloim

      - « Mesure d’accompagnement ou QUOI » ?
      Cette affaire des sacs plastiques ne se décrête pas mais elle demande du travail de longue haleine.
      - "Changement de mentalité et d’habitude
      - et avoir préparé des sacs de « SUBSTITUTION ».
      Après les trafics illicites de...,maintenant,c’est le « TRAFIC DES SACHETS PLASTIQUES » qui aura encore des adeptes de la facilité.

    • 12 octobre 2015 à 14:55 | jangobo (#8776) répond à Eloim

      Que voulez-vous ? Nous apprenons sur le tas et vous nous dites toujours d’agir alors, qu’est-ce action sans déraison !

      Et puis, on ramassera les pots cassés après. Et comme on n’est pas obligés de démissionner, il n’y a rien à perdre.

    • 12 octobre 2015 à 16:02 | Eloim (#8244) répond à jangobo

      Ce n’est pas le fait d’interdire l’utilisation de ces sacs qui m’embête mais les SANCTIONS SEVERES qu’on brandit chaque fois qu’il y a des mesures IMMATURES prises sans mesures d’accompagnement. Pour mon humble intervention, à ce que je sache que l’Etat Malgache n’est pas un Etat-Gendarme qui ne fonctionne qu’avec des sanctions.
      Il ne faut pas confondre VITESSE et PRECIPITATION.
      Vous savez comme moi que nous sommes assez « vulnérables » d’entendre parler toutes actions tendant à opprimer d’une façon ou d’une autre le peuple. Pourquoi avant de prendre telles ou telles mesures, vous diffusez les avantages et les MEFAITS de l’utilisation de tel sac en utilisant les mass média surtout pour INFORMER ET EDUQUER la population sur les effets néfastes de ces objets polluants dans notre environnement (sol, eau, mer ainsi que ceux qui y habitent) ainsi que son impact sur le CLIMAT ?
      Nos critiques ne peuvent pas atteindre l’objectif tel qu’on réclame le départ de qui que ce soit mais de RECADRER que certaines choses doivent être associées à de telles choses pour arriver à la cohésion de quoi que ce soit pour que des bonnes coordinations puissent être mises en oeuvre pour atteindre nos buts, qui sont le bien-être de toute la population.

    • 12 octobre 2015 à 16:20 | jangobo (#8776) répond à Eloim

      Les mesures immatures sont le fait des gouvernants.

      L’Etat-gendarme sévira si c’est le petit peuple.

      Voyez florens (ou florilège de bêtises), il est toujours à la place .

      Ne dites pas que nous ne sommes pas dans un état-gendarme. Faites la grève et vous verrez les portes d’Antanimora s’ouvrir grand.

      Donc, réclamez mais lentement et sans bruit.

  • 12 octobre 2015 à 10:38 | Turping (#1235)

    Le ministère de l’environnement préconise les paniers fabriqués avec des fibres naturelles pour remplacer les sacs en plastique,.....
    - Vu ,la quantité de paniers malgaches en fibres naturelles exportés tous les ans vers l’Europe ,le Japon ,USA ,....tous les malgaches doivent posséder au moins un panier en fibre(aravola ,penjy ,...) ,en raphia ,etc....dont le coût n’excède pas 1dollar .
    - Concernant les sacs plastiques biodégradables ,c’est aussi un moyen alternatif pour sauvegarder la planète contre les pollutions .Donc ,le Ministère de l’environnement avec la politique laxiste doit évoluer un peu de ce côté là .Ce sont les bonnes mesures d’accompagnement .

    - Le faît d’avoir interdit les sacs plastiques non biodégradables par conséquent est une bonne mesure car ces derniers issus de la transformation pétrolifère mettent plusieurs siècles pour disparaitre de la nature ,de l’environnement .La pollution des mers est aussi concernée .
    - Sacs plastiques non biodégradables ou bouteilles en plastique non biodégradables car tout cela revient à la même problématique (du pareil au même) quant à la lutte qu’il faudrait mener .Raisonde plus ,Madagascar n’a pas encore d’industries de recyclage ,donc il faut faire très attention car les déchets cumulées formes des couches polluées irreversibles .

    • 12 octobre 2015 à 10:39 | Turping (#1235) répond à Turping

      Lire :forment

    • 12 octobre 2015 à 11:03 | RAMAHEFARISOA Basile (#9107) répond à Turping

      Sac plastique biodégradable:0,04 euro
      - soit 130/150 Ariary dans les supers-marchés

    • 12 octobre 2015 à 11:26 | Eloim (#8244) répond à Turping

      Mais ce qui est AMUSANT dans cette histoire c’est qu’on autorise encore l’utilisation de bouteille en plastique et des sachets en plastiques plus de 50µ ainsi que les emballages. De plus les supermarchés mettent en vente d’autre type de sachet plastique dont on ignore la qualité, biodégradable ou non, ...

    • 12 octobre 2015 à 11:39 | Turping (#1235) répond à RAMAHEFARISOA Basile

      Basile ,
      - Les sacs plastiques biodégradables comme les paniers ,logiquement c’est à la portée de tout le monde (les riches comme les pauvres ).0,04 euro soit 130/150 Ariary ,ce n’est pas la mer à boire .
      - Ce qui est dommage c’est la demi-mesure qui a été prise :On interdit d’un côté la mise en vente des sacs plastiques non biodégaradables (bonne mesure ) alors que paradoxalement on ne donne même pas le permis ni l’autorisation de la mise sur le marché dela vente des sacs biodégradable .
      - Pareil ,l’histoire de l’arrêt de remblai/deblai ( comme une démi -mesure) ,car on a pris une décision ,l’ interdiction des constructions illicites sans avoir proposé des moyens préventifs ,accompagnatifs de renforcement des digues (fefiloha ) à l’approche de la saison des pluies alors que les dégâts causés par les intempéries étaient énormes l’année dernière.Mesures préventives dans l’attente des études ,de la politique gouvernementale en la matière s’il existera à faire évoluer la situation alarmante.
      Conclusion :Remarque personnelle :Il y a aussi le civisme ,les informations à transmettre auprès de la population pourquoi on interdit ces sacs plastiques non biodégradables ?

    • 12 octobre 2015 à 11:51 | Turping (#1235) répond à Eloim

      Salut ,
      C’est amusant comme vous le dîtes car prendre une démie mesure même si la décision prise a été bonne n’est qu’une partie de l’interdiction à faire .
      - Au fond ,le problème de pollution ne sera pas résolu que sur le long terme si la conscience écologique ,environnementale ne sera au rendez-vous .
      - Vous êtes dans le domaine du nucléaire ,radiothérapie si ma mémoire est bonne .Donc ,vous connaissez bien ce domaine de pollutions sur toutes les aspérités (radioactive ,écologique,environnemental) comme l’émission des gaz à effet de serre ,les plastiques non biodégradables sont des polluants méconnus par le grand public d’autant plus qu’on n’a pas encore les industries de transformation ,de recyclage !

    • 12 octobre 2015 à 13:00 | sanois (#8546) répond à Turping

      Les gens propres ne jettent pas leurs saletes n importe ou....

      Je n ai JAMAIS jeté d ordures sacs plast etc n importe ou.

      A la maison
      j ai creuse un trou de 2 m x 1 m et 1 ,5 m de profondeur Cela fait 4 ans que je deverse mes dechets organiques ; Tous les 2 ans je recupere le compost. Mes chiens font la chasse aux rats mais on m a mange mon chat !!!!!! trop sympa
      Pour les plastiques ( bouteilles etc ) je les donne au gardien qui les revend ainsi que la ferraille des conserves.Plastique pas bon = brulés
      Les sacs plastique de supermarche me servent quand je vais aux marchés et quand ils sont morts ou sales , je les brule.....
      Ne parlez pas de pollution atmospherique ou alors soyez heureux qu il y ait de moins en moins d avions qui consomment 12 a 15 tonnes de kerosene a l heure ( en 18 a 19 m cube)

      En Europe on trie ses dechets et ils ont des emballages.Et nous ?

      De toute facon vu l etat des marché , avoir un panier assez gros ne facilite pas le passage !!!!

    • 12 octobre 2015 à 13:12 | Menalahy (#9072) répond à Turping

      Bonjour Turping, ça fait un bail...

      L’utilisation des grands cabas en fibres naturelles ne résout pas le problème posé par cette interdiction. Ce n’est qu’une des solutions à faire adopter par la population.

      Il faut aussi penser à l’emballage et au transport de certains denrées alimentaires qu’on ne peut pas mettre directement dans le sac en fibre naturelle.

      Comment emballer la viande hachée, par exemple ? Dans du papier journal polluée par les encres ?

      Ce gouvernement est totalement coupé de la réalité et du quotidien de la population. C’est pour cela qu’il prend des mesures qui ressemble à un emplâtre sur jambes de bois.

      Et quand, enfin, il se réveille en constatant que les mesures d’accompagnement n’ont pas été prises (mise en place de solutions de remplacement, pédagogie auprès de la population), la contestation s’est déjà installée et la décision est considérée par la population comme arbitraire et inefficace.

    • 12 octobre 2015 à 14:32 | Turping (#1235) répond à Menalahy

      Bonjour Menalahy,
      - Sur ce sujet ,nous sommes d’accord ! car au fait le débat relève aussi sur la façon dont on consomme ,les attitudes à prendre car le problème de fond ne se situe pas sur un sujet mais plutôt sur l’ensemble des sujets vastes ,la causalité environnementale sur le long terme .
      - Hier ,on a parlé des remblais /deblais ,les évacuations des eaux qui posent beaucoup de problèmes .Les sacs plastiques non biodégradables ont une grande partie ,de responsabilité dans cette affaire pour boucher les canalisations alors que les structures pré-existantes ne permettent pas de faire face à tous les problèmes .Enfin tout relève de l’éducation et la responsabilité gouvernementale ,civile citoyenne ,éducation ,civisme ,etc....et aussi le minimum de moyens pour y faire face aux catastrophes écologiques ,environnementales et planétaires .
      - La différence c’est que même les pays pollueurs ,les plus avancés ne parviennent pas encore à maintenir le cap malgré leur volonté .Par contre ils ont les moyens pour le recyclage en faisant des efforts .

    • 12 octobre 2015 à 14:52 | Turping (#1235) répond à sanois

      Sanois ,
      - C’est bien vous avez de bonne attitude ,de civisme à faire face aux problème écologique ,environnemental .Ce geste de prévention écologique n’est pas à la portée de tout le monde car ils méconnaissent ou n’ont pas été informés des risques liés aux pollutions .
      - Donc ,c’est une question d’éducation ,d’apprentissage à l’école sur les pratiques qu’il faudrait mettre en pratique .
      - Compte tenu de la situation ,la pauvreté qui touchent la majorité de la population ,les bouteilles en plastique trouvent toujours des repreneurs alors que ce qui n’est pas toujours le cas partout car y en a qui les jettent dans la mer ,etc,.... surtout les sacs plastiques usagés d’autant plus qu’il n’y a pas assez de bacs d’ordures dans toutes les communes .
      - De plus les bacs reservés au triages des ordures ménagères n’existent que dans les pays dévéloppés ainsi que les industries de recyclage.
      - On ne parle pas de pollution atmosphérique avec ces sacs non biodégradables mais plutôt de pollution environnementale et écologique .
      - La pollution environnementale c’est une autre paire de manche avec l’émission de gaz à effet de serre ,l’émission des gaz polluants ,gaz toxiques (NO ,CO ,les soufres,CO2 ,etc,....) par les véhicules ,les industries ,les brûlis sauvages ,etc.....

    • 12 octobre 2015 à 15:05 | caro (#7940) répond à sanois

      « Les gens propres ne jettent pas leurs saletes n importe ou....Je n ai JAMAIS jeté d ordures sacs plast etc n importe ou. » :

      Bravo à vous, vous avez de l’éducation. Mais la plupart de nos compatriotes ne se trouve pas encore à votre niveau. Donc, il faut réapprendre. Tout le monde ne peut pas disposer autant d’espace que vous : « j ai creuse un trou de 2 m x 1 m et 1 ,5 m… ».

      « Les sacs plastique de supermarche me servent quand je vais aux marchés et quand ils sont morts ou sales , je les brule..... » :

      JE BRULE : erreur… à ne plus commettre. Les plastiques brûlées dégagent des émanations toxiques dont la plus connue est la DIOXINE.

    • 12 octobre 2015 à 15:33 | Eloim (#8244) répond à Turping

      Mes amis qui travaillent chez ANDRA à Saclay, siège de la CEA m’ont fourni des riches informations avec leurs études hautement scientifiques sur les déchets plus polluant et nocifs de notre planète sans parler du nucléaire dont l’étalage du contenu ne nous intéresse guère.
      Je reviens toujours sur l’attitude de nos gouvernants face à cette interdiction. Pourquoi des SANCTIONS SEVERES pour les fautifs (usagers et commerçants) alors que l’oubli des mesures d’accompagnement signe fort de négligence dans un gouvernement qui prône théoriquement d’appliquer la bonne gouvernance ?
      Même les pays développés ont mis 2 à 3 ans pour faire disparaître dans le circuit commerciale ce sachet plastique non biodégradable. Chez nous, le tic au tac sous la mesure d’oppression qu’on espère arriver à faire « oublier » l’utilisation de de ces sacs.
      Anecdote : Hier quand j’ai une altercation avec un ami malgache qui habite tout près de chez nous à Drancy, lui il est très choqué d’entendre parler que des mesures draconiennes ont été sortie à Dago alors que même en Europe on a moins de chance d’accepter et/ou de reconnaître que tel sac plastique est biodégradable ou pas car il n’y a jamais eu aucune information les concernant ? Je lui ai répondu, Dago à 12000km de chez nous, alors oublions l’oppression que peut subir notre famille puisqu’on ne sait plus comment reconnaître l’apparence d’un sac bio ou non ? ... Comme si on a toujours l’habitude de tromper et de se tromper sur telle ou telle situation.

    • 12 octobre 2015 à 17:03 | Menalahy (#9072) répond à Eloim

      Et si tout ceci relevait de l’infantilisation de la population considérée comme des « bado, dondrona sy kentrina » par des soi-disant personnes ayant fait des études universitaires ?

    • 12 octobre 2015 à 21:19 | Eloim (#8244) répond à Menalahy

      Incompréhension ou blague de mauvais goût ?

    • 12 octobre 2015 à 21:43 | Menalahy (#9072) répond à Eloim

      Je ne blague pas avec un sujet aussi sérieux que le comportement du pouvoir à l’égard de la population.

    • 13 octobre 2015 à 09:02 | RAMAHEFARISOA Basile (#9107) répond à Turping

      Dès qu’il s’agit d’illicite,il faut oser « SEVIR » et « APPLIQUER » les sanctions d’une manière radicale.Point barre !
      UN ETAT FORT !
      Nous sommes habitués :« MBOLA HIRESAKA ALOHA ».
      Pour moi,il faut un « CHANGEMENT » mené d’une façon sèche et rapide pour éviter « TOUT PALABRE SANS FIN ».Point barre !

      Basile RAMAHEFARISOA-1943
      b.ramahefarisoa gmail.com

  • 12 octobre 2015 à 10:41 | Menalahy (#9072)

    Hier encore, sur un fil de discussion, j’avais pris comme exemple d’imprévoyance de ce gouvernement et comme exemple de notre manque d’intérêt à la sauvegarde de notre environnement quotidien, cette interdiction de sachets en plastique.

    Mais il y a déjà plusieurs mois de cela, dès l’annonce de cette interdiction, j’avais dénoncé l’absence des mesures d’accompagnement, en particulier, pour les opérateurs de cette filière qui devraient se reconvertir sous peine de voir disparaître leur gagne-pain.

    Il y a une dizaine de jours, Midi Madagascar a parlé de cette interdiction des sachets en plastique. Mais j’ai été le seul à commenter. Comme si cette interdiction n’impactait ni la vie économique des opérateurs, ni notre vie quotidienne.

    Mieux, Midi Madagascar a repris leur article sous une autre forme. Et j’ai encore été le seul à commenter. Je vous fais l’honneur de copier-coller ici l’intégralité de mon commentaire :


    Début du copié-collé

    Discussion on Midi Madagasikara 1 comments
    Sachets en plastique : Produits biologiques comme solution alternative
    Menalahy
    Menalahy il y a 4 jours

    Comme d’habitude, on met la charrue avant les boeufs.

    On légifère à chaud et on oublie les mesures d’accompagnement telles que :

    - > la recherche ou la mise en place de solutions alternatives auprès des fournisseurs de sacs en plastique

    - > et la nécessaire pédagogie auprès des utilisateurs qui ne peuvent pas
    faire la différence entre un sac en plastique de moins de 50 microns et
    un sac en plastique biodégradable.

    Utiliser des sacs biodégradables faits à partir d’amidon de maïs ou de manioc serait une solution écologique au remplacement des sacs en plastique traditionnels.

    Toutefois, il ne faut pas solutionner un problème pour en créer un autre encore plus important.

    Est-ce que l’amidon de maïs ou de manioc proviendrait de cultures destinées à l’alimentation humaine et/ou animale ou bien, est-ce que ces amidons proviendraient de cultures spécifiquement réservées à la production de ces sacs biodégradables ?

    Si ces amidons provenaient des cultures destinées à l’alimentation humaine et/ou animale, on retire du circuit alimentaire des produits essentiels et on aboutira à une famine ou à une augmentation du prix de ces produits sur le marché des PPN.

    On ira alors de Charybde en Scylla.

    Ce qui ne serait pas étonnant au pays du « mora mora » et de « la politique du tâtonnement et du coup par coup » car nos dirigeants semblent ignorer que « gouverner c’est prévoir »...

    Fin du copié-collé


    Dans mes posts, j’insiste sur un mot : la pédagogie. Car la population a besoin d’être informée, d’être enseignée pour la sortir de l’obscurantisme
    dans lequel on la maintient pour mieux la manipuler.

    Cette pédagogie doit être répétitive car c’est par la répétition des enseignements qu’on arrive à intégrer l’essentiel de ce qu’il faut retenir.

    Ce n’est pas une répétition de type ’mantra« car nous en avons assez soupé des mantras du »paradis socialiste« , des mantras du »minoa fotsiny« , des mantras du »iny làlana iny« , des mantras du »fin de délestage en trois mois".

    Notre intérêt à tous est de tirer tout le monde vers le haut et non en laissant certains de nos compatriotes sur le bord de la route.

    Si certains de nos compatriotes restaient au bord de la route, ils deviendront des boulets qui empêcheront le décollage de l’avion-Madagasikara.

    Pire, ces compatriotes laissés au bord de la route finiront par grossir démographiquement les rangs des mécontents. Et un jour ou l’autre, ils finiront par nous réclamer leur dû dans une violence qui se terminera par le chaos.

    Notre intérêt commun est que tout le monde arrive à participer au développement du pays et non à maintenir ce système de développement séparé : d’une part, ceux qui profitent des progrès, et de l’autre, ceux qui se contentent des restes laissés par les premiers.

    • 12 octobre 2015 à 10:56 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à Menalahy

      Bonjour,

      Toujours sérieux et responsable : Chapeau car de tels initiatives de débat d’idée et de clairvoyance font généralement défaut sur le forum. On préfère se taper dessus pour des obédiences quelconques au lieu de débattre sur le fond des idées.

    • 12 octobre 2015 à 12:30 | Menalahy (#9072) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Parfois, j’hésite à écrire car les volées de bois vert que les uns et les autres s’envoient n’incitent pas à participer au débat d’idées.

      Mais je n’arrive pas à rester muet devant notre inertie.

      Tout est devenu urgent et prioritaire à Madagasikara et notre pays a besoin de toutes ses forces vives pour le redresser.

      Loin de moi l’idée d’accuser qui que ce soit d’être le premier responsable de notre situation, mais il faut se rendre à l’évidence que nous sommes tous responsables de cet état de fait.

      Toutefois, les responsables principaux sont nos gouvernants successifs qui ont pratiqué la politique du laisser-aller pour mieux se remplir les poches et le colonisateur qui a réussi à nous diviser profondément et à transformer notre Fihavanana en « halako bika tsy tiako tarehy + »ory hava manana".

      C’est cette division héritée du colonialisme qui ressort quand les contributeurs se contentent de s’invectiver au lieu de débattre de l’essentiel.

      Tout le monde veut le redressement de notre Patrie mais nous nous contentons des querelles de chapelle qui ne profitent qu’aux politiciens qui nous l’ont tous mis, bien profondément et sans vaseline (suis-je une langue de vipère en disant les choses telles qu’elles sont ? ).

      Attention, je ne vis pas dans le monde du bisounours et je ne demande pas à ce que nous nous aimons du jour au lendemain.

      Mais sommes-nous incapables de mettre de côté ce qui nous divise idéologiquement et faire comme les « vazaha mody miady fa ny kobay an-kelika hiany » ?

      En politique, il faut avoir le sens du compromis et, parfois, malheureusement, il faut aussi accepter les compromissions.

      Nous devons mettre dans un pot commun toutes les idées (bonnes ou mauvaises). Puis faire le tri à travers des discussions et ne retenir que les bonnes idées communes et sans vouloir imposer ses propres idées sous le prétexte fallacieux que « moi-moi-moi-je-suis-le-plus-intelligent ».

      C’est un pari difficile à réaliser mais c’est un pari que nous pourrons gagner avec un peu de bonne volonté de la part de chacun.

    • 12 octobre 2015 à 14:49 | caro (#7940) répond à Menalahy

      Bonjour Menalahy,

      « Mais sommes-nous incapables de mettre de côté ce qui nous divise idéologiquement et faire comme les « vazaha mody miady fa ny kobay an-kelika hiany » ? » :

      Ceci ne me semble pas facile à mettre en œuvre de par notre nature, surtout si nous n’avons pas encore subi l’influence forte des cultures occidentales en la matière.

      Nous raisons davantage sentimentalement car nous ne sommes pas aussi cartésiens que les occidentaux. Vous voulez une preuve ? la persistance des rancunes entre nous lorsque l’on nous a fait un mal : « mafanafana toy ny ratsy nataon-kavana ».

      Un autre exemple : Rajoelina-Ravalomanana vous dit quelque chose ?

      « (suis-je une langue de vipère en disant les choses telles qu’elles sont ? ) :

      Il semblerait que oui, même si ma conviction n’aille pas dans ce sens dans la mesure où vous m’êtes d’un « air, d’un comportement et d’un niveau » peu commun sur ce forum, semblant oublier que la majorité de nos compatriotes aurait du mal à vous suivre : discutable allez-vous me dire ?, c’est une impression personnelle sans qu’il y ait de jugement.

      « Nous devons mettre dans un pot commun toutes les idées (bonnes ou mauvaises). Puis faire le tri à travers des discussions et ne retenir que les bonnes idées communes et sans vouloir imposer ses propres idées sous le prétexte fallacieux que « moi-moi-moi-je-suis-le-plus-intelligent » :

      J’adhère, une application de ce qui s’entend par « voankazo an’ala, ny mamy atelina, ny mangidy aloa » . Sauf que voyant les inepties débitées sur ce forum, le pot risquerait de vite se remplir des mauvaises que des bonnes.

    • 12 octobre 2015 à 15:08 | jangobo (#8776) répond à caro

      caro,

      bonnes ou mauvaises, les idées sont des idées mais qui va les creuser ?

      MISY MIHAINO VE ?

      Pensons à la rencontre nationale que le PM va initier le 14 octobre : est-ce que cette rencontre est en relations avec l’appel (obligatoire ?) du Président avec les maires ?

      Et si le maire ne vient pas, faute de moyens financiers, sera-t-il destitué et remplacé par un PDS, avant même de travailler ?

      Et pourquoi ne pas déplacer le Président par faritany ? Ou cela coûtera-t-il plus cher à l’Etat vu l’appétit de l’ogresse ?

      Je m’excuse de ces réponses sarcastiques mais parfois aussi, on s’oublie pour déraisonner comme non dirigeants.

    • 12 octobre 2015 à 15:38 | Menalahy (#9072) répond à caro

      Bonjour Caro,

      Je ne veux pas jouer les leaders d’opinion, ni les prophètes. Je voudrais simplement éveiller les consciences comme les sonneurs d’alerte.

      Pour cela, je veux bien ^tre qualifié de « langue de vipère ». Ceci dit, je ne prends pas pour une insulte votre réflexion à ce sujet car vous ne lancez pas une attaque et vous ne me faîtes pas un procès d’intention.

      Dns mon post, je n’oublie pas le niveau d’éducation de la majorité de nos compatriotes. Et j’ai martelé à plusieurs reprises qu’il y a une nécessaire pédagogie à entreprendre vis-à-vis de cette population mais aussi vis-ç-vis de tous les citoyens car nous sommes tous concernés par les problèmes évoqués ici.

      Ma démarche politique (dans sons sens originel qui est la gestion de la vie de la cité) n’est pas une démarche théorique mais une démarche pragmatique.

      Par expérience, je sais qu’’il faut qu’une idée germe pour qu’elle soit féconde. Car si on ne sème pas, on n’aura rien à récolter.

      Je sais parfaitement que les mentalités changent très doucement. Mais l’essentiel est de persévérer pour faire fructifier les bonnes idées semées.

      De part mon éducation et mes études, j’ai fait mienne le cartésianisme. Mais, nos compatriotes ne sont pas dénués ni de « jugeote » ni de pragmatisme quand on leur explique correctement les tenants et les aboutissants d’un problème.

      Notre Kolontsaina en témoigne car ce Kolontsaina est tiré de l’observation de la vie et de son environnement, au sens large.

      Le respect de l’environnement et du vivant, au sens large, est le fondement notre Kolontsaina. Mais nous l’avons oublié en l’ayant remplacé par d’autres idéologies.

    • 12 octobre 2015 à 15:44 | caro (#7940) répond à jangobo

      Vos questionnements sont bien fondés. Le point commun qui les unis c’est « le manque flagrant de coordinations dans toutes les actions du gouvernement ».
      Il y a trop de « cloisonnements » dans les arcanes de nos administrations et personne n’est vraiment capable d’assumer une vrai responsabilité, celle-ci se diluant au cours des hiérarchies et des barrières entre autorités.

      Et comme vous dites, a priori, il n’y a personne pour donner suite aux idées susceptibles de servir.

    • 12 octobre 2015 à 15:51 | jangobo (#8776) répond à Menalahy

      Parler pour parler :

      halako tarehy ve moa tsy tiako bika avy hatrany sa ny tarehy no bika ?

      Tsy ory hava-manana kosa fa ory hava-mihinana e !

      Malagasy manan-kobay, ny tsy miady no voa. Te hitanontanona eo !

    • 12 octobre 2015 à 17:09 | Menalahy (#9072) répond à caro

      Sans vouloir faire de procès d’intention mais juste un rappel historique :
      cette dilution des responsabilités a permis au régime nazi de prospérer.

    • 12 octobre 2015 à 17:33 | caro (#7940) répond à Menalahy

      On peut regarder de cette manière si l’on veut, mais ainsi, les circuits et le temps que prend un dossier avant d’être effectivement traité ne permettent pas une efficacité. N’auriez-vous jamais entendu parler de « simplification administrative » ailleurs afin de rendre les rouages de l’administration plus fluides ?

      Nous nous trouvons dans un contexte où la mise en place de système rapide de traitement des dossiers et des affaires exige de nous une intelligence particulièrement poussée.
      Ce qui n’est pas malheureusement le cas avec ce Ministre qui a « oublié » un gros morceau de son dossier avec les mesures d’accompagnement.

    • 12 octobre 2015 à 17:41 | Menalahy (#9072) répond à jangobo

      Pour ma part, je préfère une harmonie entre le visage et les proportions du corps.

      Parfois, j’observe que certaines personnes ont un visage agréable mais, hélas, quand son corps est trop callipyge de type hottentote, je pousse un soupir de déception car je ne m’imagine pas en train de batifoler dans du saindoux.

      Parfois, le corps est harmonieux mais le visage est repoussant. Et là encore, je pousse un soupir de déception car je ne me vois pas en train de coller le poster d’une star pour apprécier les délices promis par le corps désirable.

      Quand on crève la dalle, c’est certain qu’on ne peut qu’envier celui qui a la bouche pleine.

      Quand à votre dernière phrase, elle illustre notre façon de traiter le Fihavanana. Certains abusent de leur position sociale dans la famille ou usent à tort et à travers de leur bouche pour imposer leur point de vue.

      Ny vava samy manana araka ny fitenin’ilay mpanao hatsikana izay, ka izay mahay mampiasa ny vavany no manana ny teny farany.

    • 12 octobre 2015 à 17:58 | caro (#7940) répond à Menalahy

      « Je ne veux pas jouer les leaders d’opinion, ni les prophètes. Je voudrais simplement éveiller les consciences comme les sonneurs d’alerte. »,

      Une autre fois, vous avez indiqué également que vous « n’avez pas l’âme d’un prédicateur » :

      En prenant une à une ces positions, doit-on comprendre que Menalahy se satisferait de jouer « l’homme de l’ombre » sans jamais affronter les premières lignes, même si une demande lui était faite ?

      Je note que lorsque qu’on est promoteur d’une idée, on peut croire que son meilleur ambassadeur est lui-même.
      Par conséquent, lorsque vous prônez plus d’une fois sur cette plateforme qu’il faut « de la pédagogie de la population » - en particulier lors de notre échange du 10.10.15 dans la rubrique : Tous les yeux sont braqués…, où vous n’avez pas d’ailleurs donné suite à mon post, bref …, - n’y en aurait-il pas une incohérence en laissant les autres prendre la place ?

      En d’autres termes, pourrait-on envisager de voir dans un avenir, proche ou lointain, vu sa hauteur de vue, Menalahy contribuer de manière effective à une œuvre sociale, caritative, ou tout simplement « inspirateur » d’idée pour le bien de notre pays ?

    • 12 octobre 2015 à 18:16 | caro (#7940) répond à Menalahy

      « … en train de batifoler dans du saindoux. » : ha ha ha !

      Un jour, un contributeur s’adressant à son interlocuteur disait ici :

      « Vous êtes unique ! » :-D

    • 12 octobre 2015 à 20:18 | Menalahy (#9072) répond à caro

      Dans un post assez lointain, j’avais écrit à Isandra que dans une autre vie, j’étais très engagé dans la vie politique au point que j’ai reçu des pressions amicales de la part des membres de mon Parti et de la part de mon entourage pour occuper un poste électif.

      Mais la vie décide autrement car entre une profession qui demande des sacrifices et de l’abnégation et une vie familiale à construire au vu de l’âge de mes enfants dont le dernier n’a que 8 mois, j’ai dû revoir mes activités politiques à la baisse sans toutefois y renoncer totalement car l’ambition reste malgré tout.

      Il faut savoir faire la part de l’essentiel et de la moins essentielle car on ne peut pas être au four et au moulin au risque de courir vers le burnout et ma profession est réputée pour être une des plus exposées au burnout.

      Pour le moment, ma vie professionnelle est trop importante pour que je la sacrifie et ma vie de famille passe avant mes ambitions sociales car je n’ai pas fait des enfants pour les laisser grandir dans la nature.

      César aurait dit : « je préfère être le premier personnage dans une petite ville, au lieu de n’être que le second à Rome ». Cette phrase (apocryphe ou non) résume assez bien ma conduite dans la vie. Mais cela ne doit pas non plus amener à des ambitions qui dévorent l’être car je ne sais que trop les conséquences négatives que cela amène. Le principe de Peter, vous connaissez ? Le mélange des genres ?

      Le temps travaille pour moi car jusqu’à maintenant, sans trop me vanter, j’ai réussi à faire intégrer certaines de mes idées partout où je passais (travail, vie politique, vie sociale). Une de mes méthodes de travail est « la politique du couloir » : cela prend du temps mais les résultats sont à la hauteur des attentes.

      Pour qu’une idée fasse son chemin, il ne suffit pas de l’énoncer. Il faut ensuite trouver des oreilles attentives et des cerveaux prêts à l’accepter et à la mettre en œuvre. Ce sont ces oreilles et ces cerveaux qui me font défaut, en ce moment : je manque de temps pour faire un travail de prospection car le petit groupe qui m’entoure n’est pas assez solide pour porter mon projet.

      Une fois toutes les conditions réunies, peu importe qui va concrétiser l’idée en question puisqu’elle a été bien intégrée dans chaque cerveau du groupe. En principe, le promoteur de l’idée ne devrait plus s’occuper de la mise en œuvre du chantier mais de la coordination de tous les acteurs pour éviter un dérapage ou un changement inapproprié de la ligne de conduite convenue (la ligne du parti si vous voulez).

      En attendant de réunir une équipe solide et cohérente, je dois me contenter de prêcher dans le désert et continuer mes activités politiques et sociales à un humble niveau tout en préparant ce projet. Je ne veux pas mettre la charrue avant les bœufs pour ne pas compromettre mon projet.

      Vous me faites trop d’honneur en parlant de « la hauteur de mes vues ». Restons sur le plancher des vaches car en nous envolant dans les airs, nous risquons d’avoir le vertige et perdre la tête.

      Quand j’avais écrit à Saricine que je n’ai pas l’âme d’un prédicateur, c’était pour lui dire que je n’avais pas l’intention de jouer les prêcheurs qui nous bombardent avec leurs versets, de temps en temps. Vous devriez savoir que j’ai déjà fait de la prédication, dans une autre vie, puisque vous étiez présente lors des discussions houleuses sur le genre.

      Si j’ai pu ne pas avoir répondu à certains de vos posts, ce n’était pas par mépris ou pour une autre raison. Souvent, je ne vois pas les réponses à mes posts (la hiérarchie des fils de discussion n’est pas logique sur MT) ou alors le temps me manque pour répondre à tout le monde. Je mets toujours un point d’honneur à répondre mais personne n’est tenue à l’impossible.

      Cordialement

    • 12 octobre 2015 à 20:29 | Menalahy (#9072) répond à caro

      Si on ne peut plus rigoler, ce serait triste.

      Et puis, je ne suis pas si unique que cela car j’en connais qui préfère la qualité à la quantité.

      Mais cela n’empêche pas certains de courir après les Venus hottentotes.

      Et je ne leur jette pas la première ni la dernière pierre car tous les goûts sont dans la nature, heureusement.

      Comme ça, tout le monde il est content comme disait un ami maghrébin.

    • 12 octobre 2015 à 21:15 | jangobo (#8776) répond à Menalahy

      Menalahy,

      Raha miandry ho feno bala ange ny basy vao hitifitra, mety tsy ho eo intsony ny vorono hojokoina e !

      Dia ny tara loatra vao miainga ange, mety tsy ho tafainga mihitsy.

      Ary ny mpaminany ange tsy masina an-taniny e kanefa raha hiandry ny tsy afaka hampita ny hevitra, ireny ange mazana sofina fotsiny ka mampiditra sy mamoaka fa ny saina enti-madinika, verin’ny sakafo lany.

      Comme le fil des discussions n’a pas vraiment de logique comme vous dites, je peux m’emmêler les pinceaux. Un éléphant dans un jeu de quilles ou une maison de verre.

      Je donne des coups de pieds et j’essaie de voir qui va au-délà de la rembarde : le rembarré ou le bourré ou l’embarqué ou le rabroué ou le bluffé.

      Assez de verbiage pour aujourd’hui. Bien le bonjour chez vous.

    • 12 octobre 2015 à 22:09 | Menalahy (#9072) répond à jangobo

      Souvenez-vous de la fable de « du lièvre et de la tortue » : rien ne sert de courir, il faut partir à point.

      De plus, dans l’imaginaire japonais, la tortue est le symbole de la longévité.

      Avant de livrer bataille, il faut mesurer ses forces et compter ses troupes.

      Waterloo, vous connaissez ? Un désastre qui entraîna l’abdication de qui vous savez.

    • 12 octobre 2015 à 23:30 | caro (#7940) répond à Menalahy

      Bonsoir Menalahy,

      Waow, je ne m’en attendais pas tant ! Merci pour votre réponse.

      Vous êtes une main de fer dans un gant de velours, avec cette démarche à la mille pattes, comme le dit si bien une expression de chez nous, distinguant soigneusement en prenant votre temps la vitesse à la précipitation.

      Si j’ai parlé de hauteur de vue, c’est que je l’ai ressenti comme telle sans qu’il soit nécessaire que je vous en fasse des éloges car les mots reflètent l’âme de son auteur.
      Votre modestie vous honore et je pense que votre quête ne devrait pas tarder à porter son fruit malgré la placidité qui l’entoure, car de la manière dont les idées s’expriment, sans même que vous ayez parlé de ce projet auparavant, votre recherche ainsi que vos idées me semblent faire leur chemin.

      Même si la curiosité me titille pour en savoir davantage, il est préférable que l’auteur du projet se charge de lui-même de l’initiative, s’il juge nécessaire de le porter à la connaissance du public.

      Cordialement.

    • 12 octobre 2015 à 23:47 | caro (#7940) répond à Menalahy

      Il ne me reste qu’à supposer donc que ce qui suit décrit votre « tendre et douce » :

      https://www.youtube.com/watch?v=lnRS3A_iIYg

    • 13 octobre 2015 à 10:49 | Menalahy (#9072) répond à caro

      Si je parle de pédagogie presque tout le temps, c’est que j’en connais un peu un rayon. Je fréquente divers types d’auditoires et je suis obligé d’adapter mon discours selon l’auditoire auquel je m’adresse.

      Ceci dit, je n’ai aucun mérite à cela car c’est également la vie qui m’a imposé cette adaptation de mon discours et de mon attitude.

      J’espère que ce projet que je considère comme « mon bébé » verra le jour sans forceps.

      Mais je ne peux pas en dire plus car cela peut porter malheur :-)

      Ne soyez pas trop gourmande car cela peut mener à l’indigestion.

      Et souvenez-vous le Serpent a profité de la curiosité de Eve. Et nous connaissons la suite.

    • 13 octobre 2015 à 13:36 | caro (#7940) répond à Menalahy

      « … je suis obligé d’adapter mon discours selon l’auditoire auquel je m’adresse. » :

      Bien sûr, même parlant de cru, Châteauneuf-du-Pape et Château La Pompe relèvent de deux mondes différents.

      De mémoire de forumiste/forumeur, il me semble m’être servi déjà du terme « insaisissable » ! Si cela ne s’appelle pas finesse, ça y ressemble !

      Vous souhaitant plein succès pour votre « bébé »,

      Cordialement

  • 12 octobre 2015 à 11:08 | RAMAHEFARISOA Basile (#9107)

    La seule solution proposée :
    - « RAMASSEZ DE FORCE TOUS LES SACS PLASTIQUES ».Point barre !

    Basile RAMAHEFARISOA-1943
    b.ramahefarisoa gmail.com

    • 12 octobre 2015 à 11:45 | leclercq (#4410) répond à RAMAHEFARISOA Basile

      Utiliser la force !!!et pourquoi pas la peine de mort aussi pendant que vous y êtes , vous ne pensez pas que« vos flics et vos autres amis armées »agissent déjà d’une manière arbitraire pour simplement pouvoir soutirer de l’argent sous n’importe quel prétexte .

    • 12 octobre 2015 à 12:35 | Menalahy (#9072) répond à leclercq

      C’est pourtant la force que ce gouvernement utilise pour que ses décisions soient appliquées. non ?

      Je ne crois pas que Basile voulait dire qu’il faut forcer la population à ramasser les déchets et les sachets en plastique mais simplement que c’est la leçon qu’on peut tirer de cette décision qui a été prise précipitamment pour satisfaire la Communauté Internationale et pour prétendre se mettre au rang des pays éco-responsables.

    • 12 octobre 2015 à 15:49 | Stomato (#3476) répond à Menalahy

      Les mauvaises habitudes sont faciles à prendre. Et difficiles à perdre !

      L’usage des sacs plastiques s’est très vite répandu à Madagascar, comme dans d’autres régions du globe.
      Ces sacs sont très pratiques, raisonnablement solides et ils sont étanches ce qui est pratique pour un pays où il pleut « parfois »...
      En outre ils sont faciles et économiques à produire avec un sous produit pétrolier dont on ne sait pas vraiment quoi faire d’autre.
      Autre avantage, ils ne sont pas septiques lors d’un premier usage donc des aliments ne sont pas contaminés, et tant que l’on n’y met pas d’aliments chauds il n’y a pas de risque de désorption de plastifiants dans les contenus.
      En somme c’est le moyen d’emballer idéal.
      Sauf que le recyclage est très onéreux et ne pourrait se faire qu’après nettoyage... contrairement aux bouteilles facilement recyclables pour faire d’autres bouteilles ou des fils que l’on peut tisser pour faire des vêtements chauds... Il semble qu’il y ait des régions de Madagascar où il fait parfois très froid... Non ?

      Comment remplacer ces sacs plastiques dont l’interdiction à Madagascar semble être un bon exemple d’écologie punitive ?
      Comment fabriquer localement (de préférence) des contenants capables de rendre le même service que les sacs plastiques ?
      Voila un bon sujet à traiter par les nationalistes tous crins...
      Plus sérieusement il est possible de fabriquer des textiles étanches pour fabriquer des clones de sacs en plastiques.

      J’ai presque envie de faire traiter ce sujet par des élèves ingénieurs qui doivent faire un projet de création d’entreprise...
      (Et hélas il n’y a pas de Malgaches dans la promotion de cette année. Les candidats n’ont pu venir pour cause de visas...)

    • 12 octobre 2015 à 15:53 | jangobo (#8776) répond à RAMAHEFARISOA Basile

      Comment les ramasser de force ou faut-il les plomber pour sentir que ça pèse ?

      Et il n’y a pas à forcer les sacs plastiques, déjà qu’ils se déchirent tout seul, sous le poids des atodin-dainga !?!

  • 12 octobre 2015 à 12:15 | Isandra (#7070)

    Ça devient habituelle avec ce régime des apprentis...soit, ils sont dans tergiversation, soit dans la précipitation,...Quelle que soit la situation, le résultat est toujours le même,...fiasco total...

    Ce genre de précipitation est courant ce dernier temps,...sans concertation, ni mesure d’accompagnement,... Ra8s s’y mettent aussi, d’ailleurs, avec cet arrêté suspendant le remblaiement,...lequel met tout le monde dans un même panier,...

    • 12 octobre 2015 à 15:56 | jangobo (#8776) répond à Isandra

      Il doit rire gras, le boaikely. Si ce n’était que lui, la voiture du filoha serait encore en exercice et pin pan pin pan, klaxon sans coup d’état.

  • 12 octobre 2015 à 13:11 | Tsisdinika (#3548)

    Sans s’attarder à polémiquer sur cette excuse bidon d’oubli de mesures d’accompagnement, j’aimerais attirer l’attention de tous sur d’autres polluants qui ne sont pas considérés avec suffisamment de sérieux par pratiquement tout le monde.

    Des forumistes ci-haut ont déjà soulevé le problème des bouteilles en plastique, auquel je rajoutte les emballages de biscuits et autres friandises jetés n’importe où par les enfants mais aussi les adultes. Il faudrait éduquer la jeune population sinon au recyclage, du moins au tri des déchets, mais surtout à attendre de trouver une poubelle pour s’en débarasser. Dans un pays où on doit encore exhorter certaines franges de la population à déféquer dans un lieu dédié et ensuite se laver les mains, c’est pas un luxe. Bref, tout déchet plastique ou non biodégradable doivent recevoir le même traitement, la même interdiction, sinon il faudrait que les entreprises qui commercialisent leurs produits dans ces emballages perdus (bouteilles, biscuits, etc.) soient rendues responsables pour le nettoyage a posteriori ou bien à mettre en place des moyens de collecte de leurs pollutions aval, parce que c’est bien de cela qu’il s’agit. Star, Socobis et les autres doivent faire des études d’impacts environnementaux aux mêmes titres que les sociétés réputées polluantes comme les mines.

    La prochaine étape après l’interdiction, outre la mise en place d’options de rechange que le ministère a « oublié », me semble être la collecte des déchets plastiques éparpillés dans la nature. Ceci pourrait constituer une solution pour résorber de façon temporaire le chomâge au sein des sociétés qui ont fabriquées ces sachets (à moins que ces gens-là se considèrent « trop bien » pour ce genre de boulot).

    Quoi qu’il en soit, le péril plastique est une réalité dont nous ferons mieux de ne pas minimiser. Il faut savoir que des « nouveaux continents » existent actuellement au milieu de tous les grands océans de la Terre et sont constitués de déchets plastiques divers ( http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/09/le-7e-continent-de-plastique-ces-tourbillons-de-dechets-dans-les-oceans_1696072_3244.html), et qu’on y contribue pas mal à notre niveau. Raison suffisante pour arrêter d’abuser des emballages plastiques.

    Enfin, pour en revenir au de tri des déchets, il faudrait se pencher sérieusement sur comment rendre inoffensif les piles dont nous Malagasy sont encore très friands. Personnellement, je ne jette jamais mes piles usagés et préfère les conserver quelque part où ils ne risquent pas de polluer la nappe phréatique. De même que je ne fais jamais faire de vidange d’huile dans les garages « eny amin’ny sisiny » parce que cette bouillie infecte est souvent déversée par ignorance ou par manque de « mesure d’accompagnement » dans les caniveaux.

    • 12 octobre 2015 à 13:33 | Menalahy (#9072) répond à Tsisdinika

      Vous qualifiez les « mesures d’accompagnement » comme des « mesures bidon ».

      Pourtant, le reste de votre long post bien argumenté prouve le contraire. Mais passons sur ce petit paradoxe sans importance.

      Vous préconisez le tri des déchets. Soit Mais, est-ce que, même avec une pédagogie bien faite, c’est une solution pour la population qui n’est pas consciente des effets pervers de ses déchets ?

      Même dans les pays qui procèdent au tri des déchets selon leur nature, cette politique n’est encore qu’imparfaite car ce n’est pas toujours facile à réaliser et cela demande du temps également de faire le tri.

      Une solution serait de faire comme la Californie qui a possède une brigade spéciale s’occupant de vérifier que les tris ont été bien faits.

      Mais, ne rêvons pas, cette solution californienne est irréalisable chez nous, ne serait-ce que du point de vue budgétaire. Déjà que les ramassages des ordures ressemblent à des travaux d’Hercule !

      Une solution serait de créer une taxe sur les emballages. Taxe prélevée à la source (fabricants et/ou distributeurs de produits). Cette taxe sera prélevée à la source et injectée directement dans des structures chargées du tri et/ou du recyclage des déchets.

      C’est une solution à notre portée et indolore pour le consommateur final mais à une condition : que l’argent récolté n’aille pas dans les poches d’un petit malin qui y trouverait une nouvelle source d’enrichissement personnel.

      Je prends un exemple : quand vous achetez une boisson en Allemagne, une taxe est rajoutée au prix de la boisson. Le commerçant collecte la taxe, un peu comme la TVA, et la verse à un organisme chargé du recyclage des déchets.

      Entre temps, il faut créer des structures chargées du tri et des collectes des déchets financées par cette taxe et par d’autres sources de financement.

      Mais, je peux rêver !

    • 12 octobre 2015 à 14:27 | caro (#7940) répond à Tsisdinika

      « … auquel je rajoutte les emballages de biscuits et autres friandises jetés n’importe où par les enfants mais aussi les adultes » :

      C’est de l’éducation, il faut réapprendre à tout le monde, sans exception, ce qu’est l’hygiène. Il y a une énorme nécessité d’apporter dans les programmes scolaires le volet « hygiène et santé » avec l’accompagnement de formation au préalable des éducateurs. Auquel on pourrait ajouter des programmes radiodiffusés ou audiovisuels adaptés aux besoins.

      Vous souvenez-vous dans le temps des « mpisafo tanàna » qui viennent verbaliser lorsque votre cour n’est pas balayée ? Il nous faut réintroduire des civismes de ce genre car le n’importe qui est devenue la règle, même dans la mentalité.

      « Il faudrait éduquer la jeune population sinon au recyclage, du moins au tri des déchets,… » :

      Votre histoire de recyclage me fait penser que vous êtes un peu hors contexte.
      Chez nous, on a bien l’application de « rien ne se perd, tout se transforme ». Ce dont vous parlez, c’est plutôt le rejet de ce qui ne peut absolument plus servir, et encore… et dans ce cas, on revient sur ce que je dis plus haut : la rééducation, ou pour être plus exact, l’éducation.

    • 12 octobre 2015 à 15:20 | jangobo (#8776) répond à caro

      Les mpisafo tanàna ont disparu de la circulation en 1972, après la révolution car, nous avons considéré (ou plutôt les autorités de l’époque) que cela empiétait sur notre liberté.

      On dit que la paupérisation d’un pays est constatée par la prolifération du nombre de petits gargotiers. Une idée géniale du clown d’exercice : nous n’achetons plus crue, il vaut mieux acheter directement chez le gargotier et augmenter le nombre de WC publics que je trouve déplorable. Plus de sachets et enrichissement des petits commerçants.

    • 12 octobre 2015 à 15:55 | Menalahy (#9072) répond à jangobo

      Les gargotiers ont toujours existé à Antananarivo car nous avons une culture du « vary mitsangana ».

      Certes, la multiplication des gargotes pourrait être le signe d’une paupérisation car la population cherche des moyens pour survivre.

      Mais cette multiplication des gargotes pourraient aussi être le signe d’un changement de mode de vie : la mère de famille n’a plus le temps (ou ne se donne plus le temps ? ) de cuisiner car ses travaux extérieurs accaparent son temps.

      Sans compter le temps perdu au téléphone pour papoter ou pour cancaner (mifosa). Et je n’oublie pas le temps passé sur Facebook, Twitter et les sites « spécialisés ».

      Cela pourrait aussi être un signe de la dislocation des liens familiaux car en se contentant des plats cuisinés à déguster sur place, le repas n’est plus le temps de la réunion familiale autour de la table ou du tsihy.

    • 12 octobre 2015 à 15:55 | caro (#7940) répond à jangobo

      « … et augmenter le nombre de WC publics » : quel humour …

      Plutôt la multiplication des « coins – endroits moins exposés, derrière un arbre, … » - inaccessibles à la gente féminine.

    • 12 octobre 2015 à 16:38 | Tsisdinika (#3548) répond à caro

      Chers Caro et Menalahy,

      Je n’ai malheureusement pas connu le temps des « mpisafo tanàna » mais j’ai grandi sous le régime socialiste, connu pour être privatif de liberté et de bien d’autre chose. Et c’est à cette époque justement que le « rien ne se perd » et le système D à la Malagasy ont connu leur essor. Quand je parle de recyclage, je n’entends pas nécessairment le retraitement industriel des emballages pour réinjection dans le circuit de commercialisation. J’entends plutôt réutilisation. À l’époque socialiste et bien après, je me souviens qu’on allait au marché avec des harona penjy et des sachets plastiques lavés et relavés pour être réutilisables. Pareil pour les denrées liquides comme l’huile. Même les biscuits pouvaient être achetés au détail. Tout ceci bien entendu est du au faible pouvoir d’achat. On ne jettait pratiquement que des déchets organiques. Revenir à cette pratique que l’on pourrait considérer aujourd’hui bien mesquine et pingre face à l’illusion de facilité et de consumérisme qu’a apporté l’emballage plastique démocratisé, est un effort à faire. Se réapproprier cette « pauvreté » qui nous a rendu plus en phase avec notre environnement, en quelque sorte.

    • 12 octobre 2015 à 18:26 | caro (#7940) répond à Menalahy

      Nos gargotes, me semble-t-il, demeurent toujours des consommations sur place et non pas encore du « à emporter » pour justifier une libération de la femme pour la tâche correspondante.

    • 12 octobre 2015 à 20:46 | Menalahy (#9072) répond à caro

      Il arrive que certaines personnes viennent avec des récipients pour acheter certains produits cuisinés par les « vary mitsangana » et ensuite consommer à la maison.

      C’est le cas lorsqu’il y a des invités surprises et qu’il n’y a rien à la maison ou que ces invités arrivent à l’heure du repas et qu’il n’y a pas assez à partager.

    • 12 octobre 2015 à 20:47 | Menalahy (#9072) répond à caro

      Les WC publics c’est pas mieux que les petits coins derrière les arbres ?

    • 12 octobre 2015 à 20:53 | Menalahy (#9072) répond à Tsisdinika

      Je n’ai pas connu non plus les « mpisafo tanàna » et je n’ai pas souvenance des sachets en plastique qu’on réutilise après lavage.

      Le recyclage que vous préconisez est-il conforme aux normes d’hygiène actuelles ? j’en doute fort.

      Toujours est-il que nous ne devons pas singer les pays industrialisés dans la préservation de l’environnement car non seulement, nous n’avons pas les mêmes moyens qu’eux mais, de plus, nous avons certainement des idées novatrices.

    • 12 octobre 2015 à 23:59 | caro (#7940) répond à Menalahy

      Hum ! On n’en trouve pas forcément au moment où ça arrive !

  • 12 octobre 2015 à 14:08 | caro (#7940)

    Bonjour,

    « Le ministre en personne, Henri Rabesahala a avoué que son département « a oublié de mettre en place une mesure d’accompagnement » :

    Une faute avouée, dit-on, est à moitié pardonnée, et on en aurait bien ri si ce n’était pas tragique.

    Le terme tragique peut sembler exagéré pour du sachet plastique, mais ce qu’on ne mesure pas, ce sont ses conséquences dans la nature car il ne se dégrade que plus de cent ans après, voire cinq cent selon certaines études.

    On a donc , d’une part, l’effet direct sur notre environnement, et d’autre part, les conséquences économiques au niveau de toutes les activités qui en sont induites .

    1) Cette absence de mesure d’accompagnement donne la mesure de la rigueur et du professionnalisme de nos gouvernants.
    Il est inconcevable que l’on n’ait pas tenu compte au préalable de tous les tenants et les aboutissants de la question, c’est une manifestation claire d’ une absence d’expérience pour gérer un dossier.

    Certes, c’est une question dont la maîtrise ne peut pas forcément être immédiate, mais lorsque l’on est assis sur le fauteuil d’un ministre, il faut faire preuve d’imagination, de savoir rassembler des compétences - de préférences pluridisciplinaires – capables de faire face à n’importe quel contexte. Ce genre d’amateurisme n’apporte rien au pays qui a plus que besoin d’évoluer au plus vite.

    Il est fortement souhaitable que les responsables qui ne répondent pas aux attentes des postes pour lesquels ils sont nommés soient remplacés sans considérations autres que celles du résultat obtenu. Nous avons constamment des manifestations de gestion au jour le jour qui donnent l’impression que la notion de méthode est inconnue de nos gouvernants.

    Est-il pour autant possible d’imaginer qu’au sein de ce ministère, il n’y aurait pas une seule personne capable de connaître ce que c’est la méthode de CQQCOQP, d’une simplicité biblique, pour ne pas se tromper lors de l’étude d’un dossier ? Invraisemblable.

    2) L’autre aspect de l’absence de cette mesure d’accompagnement est constitué par le manque de pratique pédagogique - chère au contributeur Menalahy – aussi bien pour les « usagers » que les industriels.

    Pour les premiers, il aurait fallu faire une campagne de sensibilisation sur les effets néfastes des sacs plastiques dans l’environnement par voie radiodiffusion et audiovisuelle. La simple diffusion en boucle d’une émission, d’un reportage ou l’organisation d’un débat aurait fait l’affaire sur toutes les chaines. Les « usagers » auraient pu dès lors se préparer psychologiquement et pourquoi pas envisager eux-mêmes ce qu’ils peuvent utiliser.

    Pour les seconds, en dehors des consultations, des réunions ou d’échanges avec les professionnels du secteur, les autorités devaient mettre l’accent sur le respect de la date à laquelle la mesure allait prendre effet en leur accordant le temps nécessaire pour qu’ils puissent s’organiser en conséquence.

    L’on se demande effectivement si cette disposition a été prise ou non, car lorsqu’on voit des salariés faire le pied de grue devant l’usine de leur employeur, on peut bien supposer qu’aussi bien les uns que les autres n’ont pas pensé à la mise en œuvre effective de la mesure. Et il ne faut pas oublier que les employeurs au même titre que les salariés ont des droits à observer et à faire observer.

    De deux choses, l’une, soit on a toujours compté sur une mollesse d’application de la mesure ; soit, l’autre, on y pensait mais on croyait pouvoir faire du forcing.
    En tout état de cause, la conséquence est claire, celle de son effet sur le plan économique.

    « Il a ainsi promis de se concerter avec les opérateurs économiques susceptibles de produire et d’approvisionner le marché de sacs en plastique biodégradable » :

    Mieux vaut tard que jamais, mais le mal est fait. Notre ministre fait un peu le « docteur après la mort ».

    On peu néanmoins parler aussi du manque de pression de la part des industriels du sac biodégradable.
    En supposant qu’ils s’étaient préparés pour être au taquet le jour de l’entrée en vigueur de la mesure d’interdiction, ils auraient fait d’une pierre deux coups : celui de mettre sous la barbe du ministre qu’il ne fait pas correctement son job ; puis celui de prendre haut la main le marché des sacs.

    En résumé, aussi bien les gouvernants que les industriels de ce pays ont besoin de faire énormément d’efforts car ce qui se voit dans ce dossier n’est que l’image d’un amateurisme dont l’évolution est vivement souhaitable.

    A bon entendeur salut.

  • 12 octobre 2015 à 14:37 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Ce n’est plus une demi-mesure mais une décision catastrophique sur la santé publique car elle va multiplier la maladie des mains sales en cette période chaude avec des emballages insalubres pour les aliments cuits (mofogasy et consorts) : Remercions le bon Dieu si le Choléra et ses corollaires (les maux de ventre, de gorge, etc..) ne referont pas parler d’eux prochainement.

    A force de prendre à chaque fois des mesures impopulaires et irréfléchies, je crains le pire pour ce régime et pour notre pays.

    • 12 octobre 2015 à 15:28 | jangobo (#8776) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Pour ce régime, il a déjà atteint son degré d’âneries mais seulement, nous aurons maintenant à récolter les sachets plastiques plus difficiles à recycler.

    • 12 octobre 2015 à 15:30 | bebera (#8478) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Sans parler d’autres choses qui polluent : les avions, les 4/4 qui roulent dans toute l’île etc...
      Mais pour le bling bling tout est permis car c’est pour les nantis.
      Lamentable...

    • 12 octobre 2015 à 16:08 | Menalahy (#9072) répond à bebera

      Vous savez très bien qu’ils ne luttent pas contre la pauvreté mais contre les pauvres.

      Quand ils auront éliminé les pauvres, ils pourront se pavaner avec leur corps de ventripotents et polluer avec les 4x4.

    • 12 octobre 2015 à 16:15 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à bebera

      A mon humble avis les cigarettes et l’alcool sont plus dangereux (des produits nocifs et cancérigènes) pour l’être humain que les sachets plastiques mais pourtant ils ne sont pas interdits : Pourquoi ?

    • 12 octobre 2015 à 16:27 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à jangobo

      Il vient d’interdire les CANDIDATS LIBRES au BACCALAUREAT pour la prochaine session afin d’améliorer le taux de réussite parait-il et on ne sait plus si la limite d’âge sera également de mise pour ce diplôme universel car pour être fonctionnaire il faut avoir moins de quarante ans : Quel âge pour être candidat d’école au baccalauréat ? C’est de l’aberration voire de la nullité absolue.

    • 12 octobre 2015 à 16:52 | caro (#7940) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Vous faites semblant, ou c’est pour de vrai ? C’est une question de taxe , bon sang !

    • 12 octobre 2015 à 18:05 | Menalahy (#9072) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Je me pince après avoir lu votre scoop Si c’est avéré, c’est que ce gouvernement est devenu fou. Y a-t-il encore assez de place à Anjanamasina ?

      Sinon, on organise un « asilethon » pour leur construire un lieu approprié à leurs délires.

      Interdire les candidats libres est une mesure discriminatoire pour ceux qui ne peuvent plus être admis dans le cycle d’enseignement et pour ceux qui veulent passer cet examen pour le plaisir de le passer ou pour d’autres raisons personnelles.

      Améliorer le taux de réussite au Baccalauréat nous amènerait quoi, au juste ? A nous dire qu’il y a plus de reçu alors que le niveau de l’enseignement est en baisse constante ?

      J’ignorais qu’il y a avait une limite d’âge pour passer le Baccalauréat qui est un examen qui sanctionne la fin des études secondaires et n’est ni un concours ni un examen d’entrée à quoi que ce soit.

      Ce gouvernement marche sur la tête !

    • 12 octobre 2015 à 18:33 | caro (#7940) répond à Menalahy

      Il faut reconnaitre que ce gouvernement est quelque part le reflet de ce que nous sommes, les malgaches.

      A ce titre, un meilleur taux de réussite fait une bonne figure : « la culture du paraître ! »

      Nous avons besoin de tout revoir de fond en comble.

    • 12 octobre 2015 à 21:01 | Menalahy (#9072) répond à caro

      Non, ce gouvernement ne reflète pas ce que nous sommes. Il ne reflete qu’une certaine couche de la société : celle du bling bling et du m’as-tu-vu.

      Je refuse de toutes mes forces de leur ressembler.

      Et en plus, quelqu’un a écrit qu’ils viennent d’interdire les cours particuliers dans les écoles publics.

      Ce gouvernement marche sur la tête. Il est en train de programmer sa fin prochaine avec des mesures discriminantes, impopulaires et sans queue ni tête.

    • 12 octobre 2015 à 21:27 | jangobo (#8776) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Et le cancre, tel que moi qui n’a pas pu passer son baccalauréat qu’à mes heures d’oisiveté, que vais-je devenir ?

      L’idée ne serait-elle pas d’avoir l’effet contraire, c’est-à-dire diminuer le taux de réussite ?

      Serai-je obligé de revenir sur les bancs de l’école, à faire des caricatures de cœur pour la voisine ou bâiller aux corneilles car les neurones ne suivent plus.

      Ce ne serait pas une nouvelle idée loufoque pour abêtir le travailleur qui ne pourra plus faire des cours particuliers, à cause de défaut d’heures ouvrables ?

      Bêtises de dirigeants quand tu nous tiens.

      Comme je l’ai déjà dit, ils agissent avant de réfléchir et ils doivent se taper dans le dos pour qui aura trouvé l’idée la plus farfelue..

    • 13 octobre 2015 à 00:07 | caro (#7940) répond à jangobo

      A confirmer, mais il me semble avoir compris que ce sont les cours particuliers dispensés dans les Etablissements publics (locaux) qui sont concernés par cette mesure.

    • 13 octobre 2015 à 09:18 | RAMAHEFARISOA Basile (#9107) répond à bebera

      Je rejoins « bebera ».
      A chaque fois que je visionne des vidéos sur MADAGASCAR,je ne vois que des 4/4 dans les villes !
      Quelle ironie !
      par rapport à ce qu’on crie sans cesse :
      - « MADAGASCAR,le Pays le plus pauvre du Monde ».
      IL FAUT UN CHANGEMENT,certes,MAIS D’UNE FACON FORTE et RADICALE.
      Chaque Malgache aura à manger chaque jour.Point barre !

      Le PADESM et ses héritiers.

      Basile RAMAHEFARISOA-1943
      b.ramahefarisoa gmail.com

  • 12 octobre 2015 à 15:54 | Stomato (#3476)

    Qui donc se plaint de l’absence de recyclage à Madagascar ?

    Vous avez pourtant de très bons spécialistes du recyclage !!!

    Pensez vous aux 4mis qui fouillent les décharges de la bonne ville qu’est la capitale ?
    Et vous avez sur place un maitre d’œuvre qui sait les faire travailler !
    Un certain Monsieur Pédro Opéka !
    Pourquoi ne pas aller consulter ceux qui savent, ou qui se renseignent quand ils ne savent pas !

    Mon idée n’est pas bonne ? Je sors.

    • 12 octobre 2015 à 16:12 | Menalahy (#9072) répond à Stomato

      Mais Stomato, pourquoi consulter ceux qui savent ou se renseigner quand on a des lacunes ?

      Est-ce que ces dirigeants ne se montrent-ils pas plus compétents que ceux qui savent et plus intelligents que ceux qui sont directement concernés par les problèmes ?

      Vous êtes un petit rigolo, vous :-)

    • 12 octobre 2015 à 17:22 | Tsisdinika (#3548) répond à Stomato

      On peut faire sortir quelque chose de constructif de votre boutade.

      Mais d’abord, soyons précis : ce que vous appellez les spécialistes du recyclage ou de la réutilisation, sont ce qu’on appelle les « mpikatra ». Ils ne fouillent pas les bacs à ordures ou les dépotoirs pour se nourrir d’aliments avariés comme les gens l’imaginent mais pour collecter tout ce qui est réutilisable. Chaque mpikatra possède un territoire bien précis composé d’un ou plusieurs bacs et gare aux « braconniers ». Ils écoulent ensuite leurs produits (appelons le fruit de leur travail comme il convient) sur un marché spécifique comme celui de la Réunion Kely où des artisans viennent s’approvisionner pour donner une nouvelle destinée et une nouvelle destination à ces produits.

      Quant à Pedro Opeka, il a su tirer plusieurs mpikatra vers le haut en leur fournissant d’autres solutions de subsistance comme les produits de carrrière par exemple mais surtout en leur permettant d’avoir un toit sur la tête et une éducation pour leurs enfants qui faute de mieux faisaient la manche. En cela, Opeka ne les a pas fait travailler comme vous l’affirmez mais il leur a rendu leur dignité d’homme, l’insulte suprême ayant toujours été de ne pas reconnaître leur travail ingrat de mpikatra comme étant un travail, et de les traiter en conséquence de 4mis.

    • 12 octobre 2015 à 17:50 | Stomato (#3476) répond à Tsisdinika

      Merci de réagir de la sorte.

      Et de considérer que l’on peut sortir du positif de ce qui n’était absolument pas une boutade de ma part.

      Je connais Pédro Opéka (je ne lui reconnait pas le titre de père, lequel est pour moi réservé à deux personnes au monde.) depuis le début des années 90.
      Je suis allé le voir à trois reprises et ai pu constaté comment il faisait travailler hommes et femmes pendant que des enfants allaient en classe.
      Je maintiens qu’il les a fait travailler car il n’y a rien de plus dégradant pour un Homme de ne pas pouvoir travailler et de ne rien faire pour l’aider à travailler. Et le travail qu’il leur a fait faire s’est avéré être une source de richesse, richesse directe et indirecte par les dons récoltés de par le monde.

      Mais oui ces humains remis au travail sont devenus des spécialistes du tri et du recyclage, en plus que des constructeurs émérites et des artisans très habiles.
      L’on se plain facilement des nids de dinosaures sur les rues et boulevards de la capitale. Pourquoi ne pas refaire ces voies de circulation en remettant des pavés ? Akamasoa dispose de gens qui ont mis des pavés sur les voies de leurs villages. Il est quasiment certain que cela couterait moins cher en devises que d’importer du goudron et faire travailler des firmes étrangères pour refaire les voiries !
      Oui, pendant la durée des travaux cela créerait des embouteillages (déjà présents sans travaux) mais après ce serait le pied !

      Dans ce domaine aussi Madagascar est assis sur un trésor inexploité !

    • 12 octobre 2015 à 17:52 | Stomato (#3476) répond à Menalahy

      J’aimerais pouvoir rigoler davantage avec vous.
      Bonne soirée.

    • 12 octobre 2015 à 18:29 | Menalahy (#9072) répond à Stomato

      @ Tsisdinika et Stomaro,

      Je me réjouis que ce sujet passionne beaucoup de monde et que des débats cnstrutifs surgissent enfin sur ce forum au lieu des invectives qu’on a l’habitude de lire.

      Comme je l’ai écrit plus haut, ce sujet n’a passionné personne dans les forums où ce sujet a été évoqué, aussi, je me réjouis doublement que chacun des forumeurs proposent des solutions concrètes.

      Je ne vais pas rajouter à ce que vous avez proposé comme solutions car elles sont bonnes à prendre. Aux responsables de les concrétiser.

      Si « on » ne fait pas appel à ces « mpikatra » c’est probablement parce que personne ne se sent capable d’aller à leur rencontre : ce serait salissant et indigne pour nos dirigeants de descendre de leur 4x4 aux vitres teintées et fréquenter ces va-nu-pieds.

      Mon explication peut paraître simpliste de prime abord, mais connaissant la mentalité ostracisante d’une certaine couche de la population, je ne serai pas étonné que cela explique cette non-exploitation de la main d’oeuvre locale.

      Certes, les Malagasy marchent pieds nus sur de l’or, encore faut-il que le Malagasy sache employer correctement sa main d’oeuvre existante et exploiter à bon escient ses ressources naturelles.

      Vaste programme après mure réflexion.

    • 12 octobre 2015 à 18:31 | Menalahy (#9072) répond à Menalahy

      Lire :

      débats constructifs

      et non :

      débats cnstrutifs

    • 12 octobre 2015 à 18:49 | caro (#7940) répond à Stomato

      Dans le contexte actuel où les financements extérieurs ont du mal à venir, j’ai déjà proposé sur ce forum le recours au pavage des voies susceptibles d’en être dépannées. J’étais désagréablement surprise lorsqu’un participant m’avait répondu que cette idée était dépassée alors que ce pays regorge de carrière d’où l’on peut tirer les matières premières de ces pavages.

      Dans le même ordre d’idée, j’avais invoqué le recours aux véhicules KARENJY fabriqués à Madagascar pour nos chers députés qui ne réclament que des TOYOTA V8 ou V12 pour certains. Je n’ai pas eu beaucoup de retours car l’appel du « rutilant » fait vraisemblablement tourner le dos au « toutim ».

    • 12 octobre 2015 à 21:18 | Menalahy (#9072) répond à caro

      Plus on est pauvre, plus on veut le dernier cri.

      C’est la mentalité de nos compatriotes. Non pas que je leur refuse de jouir des biens haut de gamme mais ils veulent ressembler aux modèles diffusés par les magazines et les médias.

      Un exemple : il m’arrive d’envoyer du matériel informatique en très bon état car je suis un peu maniaque avec tout ce qui a une valeur technologique.

      Mais, il faut voir le visage de la personne à qui vous rendez service : un rictus et à peine un merci car cette personne s’attendait à du matériel neuf et d’une certaine marque alors que ce que j’offre ne date que de 2 ou 3 ans, donc encore valable technologiquement parlant.

      Ils croient peut-être que je passe dans un magasin et on m’offre gratuitement le matériel. A moins que je doive leur payer de ma poche ce que je ne m’offre même pas.

      Et ne parlons pas des vêtements neufs ou à peine portés que ma femme et moi envoyons « pour dépanner » : ils veulent seulement certaines marques car les marques de vêtements que nous envoyons leur sont inconnues. Donc, ils ne peuvent pas se pavaner avec tel ou tel vêtement de marque inconnue à Madagasikara.

      Pauvres mais exigeants.

    • 13 octobre 2015 à 00:28 | caro (#7940) répond à Menalahy

      Tout ce que vous décrivez reflète bien l’état d’esprit, généralement parlant, qui prévaut.

      Vous refusez d’être assimilés à eux, soit, mais la réalité peut dépasser l’imagination.

      Si vous n’aviez vu que des rictus, à moi, on m’avait même prêté des mots que je n’ai même pas prononcés : « … ianareo milaza ho mahavita… » lors d’un soutien à une action sociale pour vous en demander plus.

      Mais c’est comme ça, donc soit vous abandonnez, soit vous faites comme si de rien n’était en faisant comme la tortue qui s’était dite :

      « hodin-tsokatra ilatsahan-kavandra, ka henoy izany ry hazon-damosiko !, mais ce n’est pas agréable à entendre.

    • 13 octobre 2015 à 08:34 | Stomato (#3476) répond à caro

      Caro, nul n’est prophète en son pays...

      Il existe encore en France (pardon pour l’exemple mais je le connais...) de nombreuses chaussées aujourd’hui goudronnées qui le sont par dessus un pavage maintenant séculaire. Et ces chaussées résistent bien au poids des véhicules de nos jours.
      C’est une bête question de physique élémentaire qui explique cette résistance.
      Oui, vous avez eu raison de préconiser le pavage des rues de villes de Madagascar. Il y a les matériaux de base, la main d’œuvre et l’expertise. Tout cela à portée de main. Manque la volonté politique, que dis-je la vision pour faire des actions mettant au travail des gens qui ne demandent que cela, car nombreux sont les Malgaches et Malagasy qui ne demandent qu’à travailler contrairement à la légende de culture du mora mora...

      Je connais très bien un des membres responsables de la création d’une association nommée Le Relais en France. Il était encore en fonction quand Le Relais s’est implanté à Madagascar. Cherchant un local pouvant servir d’entrepôt, celui de Karenjy libre pour cause de faillite leur a été proposé.
      Voyant ce qui restait dans le local ils ont décider de chercher un autre local et de relancer la fabrication de voitures. Mais des relations difficiles avec Renault et avec le groupe PSA ont provisoirement arrêtés la fabrication. Mais ils cherchent ailleurs qu’en France, comme les français ne veulent pas faisons fi de leur stupidité.
      Effectivement le look actuel des voitures faites récemment n’est pas particulièrement engageant. mais la Ford T des origines ne l’était pas non plus. Si des ouvriers Malagasy capable de refaire des ailes de 404 acceptent de bosser pour Karenjy tous espoirs sont permis. Et pourquoi ne pas imaginer des voitures de luxe faites sur mesures à Madagascar ?
      Oui est-il le « Fameux Génie Malagasy » si souvent cité ici et ailleurs ?

      Rassurez vous Caro, il suffit parfois d’un petit rien pour démarrer de grandes choses. mais rien n’est instantané !

    • 13 octobre 2015 à 14:02 | caro (#7940) répond à Stomato

      Merci de votre optimisme pour ce pays.

      Il n’y a pas de mal à pendre l’exemple de la France, au contraire, pendant les périodes de vaches maigres, il faut tirer profit de tout ce qui peut l’être. En réalité, ce n’est qu’une façon de parler, car les vaches , étaient plus souvent maigres qu’autrement.

      A la rigueur, cette question de pavage, lorsqu’on n’en voudrait plus parce qu’on aurait l’abondance – ce que je souhaite vivement, mais qui ne risque pas dans un avenir proche -, on peut très bien le couvrir de macadam dessus. Et comme vous le précisez, aucune question de tonnage ne se posera pour la charge qu’il aura à supporter.

      Lorsque vous trouvez que « … le look actuel des voitures faites récemment n’est pas particulièrement engageant », vous avez raison mais qu’à moitié.

      Certes, ces KARENJY ne sont pas encore au standard européen avec les toutes dernières technologies, mais à regarder les derniers modèles sortis, les efforts déployés ne sont pas vains comme ce celui-ci : http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fwww.lerelais.mg%2Fsites%2F50659442bcd7ac584b000004%2Fassets%2F546353015918ad413a00045d%2FPB042054__800x600___533x400_.jpg&imgrefurl=http%3A%2F%2Fwww.lerelais.mg%2Frubriques%2Fautomobile-karenjy&h=400&w=533&tbnid=vFJlhvGTvSOUZM%3A&docid=6i0S6-vRuCiqPM&ei=D-EcVpS3CsOvacmYgvAI&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=1249&page=1&start=0&ndsp=12&ved=0CDAQrQMwAWoVChMI1PqGyaK_yAIVw1caCh1JjACO

      Encore merci de votre optimisme qui est tellement fort jusqu’à dire : « Et pourquoi ne pas imaginer des voitures de luxe faites sur mesures à Madagascar ? », mais n’oublions pas que nous n’avons à Madagascar que l’ « emballage » car la motorisation dans sa totalité n’est pas encore conçue ou fabriquée dans le pays.

      Je vous rejoins dans ce que vous entendez par : « … il suffit parfois d’un petit rien pour démarrer de grandes choses. »

      Cordialement.

  • 12 octobre 2015 à 18:38 | diego (#531)

    Bonjour,

    On dit gouverner c’est prévoir !

    Quand on ne gouverne pas, on prévoit rien. Quand on ne sait pas gouverner, on ne sait pas prévoir. Et dans un pays ingouvernable, avec la volonté du monde, on pourra rien prévoir.

    Tout a un coût. Pour ceux qui ont des toilettes dans leurs maisons, tirer la chasse d’eau a un coût, l’eau et l’épuration d’eau. C’est chiffré à la fin du mois par la Jirama. Même chose pour l’électricité et même les délestages ont des coûts !!!!!!!

    Les hommes politiques adorent baratiner, mais il faut aussi être capable de parler de l’économie ! La politique va de pair avec l’économie. On ne peut pas parler de l’une, se gargariser matin midi et soir de l’une, sans parler avec sérieux et suffisamment une assez bonne connaissance l’autre.

    On ne prend pas une décision politique et ne pas la chiffrer.

    Combien coûte à l’État une journée de grève à la Jirama ? Le sait-on ? Et qui en parle ?

    Tout le monde parle de tourisme, c’est à la monde. Mais le sait-on ce que le tourisme représente pour l’économie malgache ? La moyenne mondiale est entre 3 et 10%. Pour la France et les pays occidentaux, le tourisme représente autour de 6-9% de l’économie nationale ! Pas négligeable et cela représente surtout des emplois !

    Qu’est-ce qui empêche nos gouvernants et le régime d’aborder les problèmes du pays sous l’angle économique, puisque nous avons des élus légitimes et des institutions légitimes ?

    Nous savons que les caisses de l’Etat sont vides. Mais alors il faut être logique avec nous même. Il faut se poser la question comment faire pour renflouer les caisses ?

    Quelles sont les options, celles qui sont à notre portée et celles qui ne le sont pas ?

    D’où la nécessité d’avoir des budgets. On doit savoir ce qu’on a, ce qu’on veut obtenir et comment le payer.

    Tout a un coût !!!! Et développer un pays, lutter contre la pauvreté a un coût :

    - COMBIEN ????

  • 12 octobre 2015 à 19:25 | Jipo (#4988)

    Bonsoir .
    Bien que le sujet soit d’ actualité, je trouve pitoyable que ces prétendus « dirigeants », n’ aient rien d’ autre à faire que de s’ occuper de sacs plastiques !
    80 % de la population demande à manger, du travail, de la sécurité, de la Santé et de l’ éducation !
    Toute cette bande de parvenus arrivistes , ne font que plagier ceux qui ont réglé ces problèmes depuis longtemps, alors les sacs plastiques, une diversion de plus en plagiant comme d’ habitude, ceux qui n’ ont rien à foutre d’ autre que faire ierch leurs compatriotes pour justifier le croute .
    Ces sacs plastiques devraient etre noués sur leurs têtes une fois pour toutes, avis aux amateurs ...

    • 12 octobre 2015 à 21:34 | jangobo (#8776) répond à Jipo

      Jipo,l

      Ils sont dirigeants mais ne dirigent rien.

      Vous dites plagier dans la tête, ils croient avoir tout inventé.

      Votre idée de sacs plastiques à nouer est à creuser mais je préfère les nouer sur leurs pieds. Ainsi, ils seront encore plus lents à la détente puisqu’ils pensent pas les pieds.

  • 14 octobre 2015 à 11:18 | Stomato (#3476)

    Très occupé hier je n’ai ^pu me connecter pour répondre à Caro.

    >>Encore merci de votre optimisme qui est tellement fort jusqu’à dire : « Et pourquoi ne pas imaginer des voitures de luxe faites sur mesures à Madagascar ? », mais n’oublions pas que nous n’avons à Madagascar que l’ « emballage » car la motorisation dans sa totalité n’est pas encore conçue ou fabriquée dans le pays.<<

    Renault à jeté un pavé dans la mare en lançant il y a quelques années la marque DACIA. Initialement prévue pour être vendue dans les pays « émergeants » Renault a réalisé que la pauvreté commençait a émerger en France et a décidé de vendre la gamme également en Europe.

    Oui, motorisations et transmissions ne sont pas fabriquées à Madagascar.
    Mais qui a osé proposer à des constructeurs mondiaux de livrer à Karenjy les motorisations pour des « voitures de luxe pour les riches des pays pauvres » ?
    Ou toute autre formule(s) pouvant être mieux/bien acceptées par les clients visés.

    Je ne suis pas bêtement optimiste pour Madagascar. J’ai suffisamment travaillé AVEC, pas FAIT travailler, pour savoir leurs capacités individuelles, tout en avouant ne pas comprendre leurs incapacités collective... Mais il faut bien accepter l’existence de différences et faire l’effort de vivre avec.

    • 14 octobre 2015 à 22:52 | caro (#7940) répond à Stomato

      Bonsoir Stomato,

      Justement, les Karenjy sont équipés de moteur Renault R18, à moins qu’ils aient changé récemment. Je sais qu’ils ont essayé de négocier avec La Française de Mécanique, celle qui fabrique les moteurs pour Peugeot et Citroen mais en vain.

      Les Dacia de chez Renault sont des modèles basiques fabriqués en Roumanie, mais leurs équipements sont encore meilleurs que ceux de nos Karenjy, ce qui est tout à fait normal avec les expériences qu’a Renault.

      Quant à savoir le Bon Samaritain qui équiperait les futurs voitures de luxe made in Madagascar par Karenjy, j’ai bien peur qu’à moins d’un miracle, le temps d’attente risque d’être long. En effet, vous savez que le secteur des automobiles est très concurrentiel, que fournir ses concurrents, même s’ils ne jouent pas dans le même segment, équivaudrait à donner un bâton pour se faire battre ! En plus, de l’esprit bling-bling qui prévaut, les clients ne seraient-ils pas plutôt tentés par des véhicules « importés » ?

      Encore merci de votre appréciation, car si la qualité de la main d’œuvre malgache est reconnue individuellement, les entreprises collectives fonctionnent seulement lorsque l’encadrement est sérieux. Voilà pourquoi vous auriez entendu dire ici et là parfois que les malgaches ont un comportement différent selon que le contremaître soit du pays ou d’ailleurs.

      Cordialement

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