Le prix du riz blanc sur le marché a connu une hausse de 100Ar/kg. Cette hausse n’est pas exceptionnelle et n’est pas inquiétante en cette période indique le ministère du Commerce de la Haute Autorité de transition (HAT). Par rapport à l’année dernière et à la même période, le prix du riz oscillait aux environs de 1350Ar/kg contre 1100Ar/kg actuellement ; et pour rassurer les consommateurs, le ministère du Commerce ajoute qu’actuellement les initiatives des groupements d’opérateurs en riz se libèrent. Ainsi, ils prévoient d’importer quelque 80 000 tonnes de riz blanc pour la période de soudure. Par ailleurs, poursuit le ministère du Commerce, 10 000 tonnes de riz blanc sont déjà en cours d’importation. On prévoit également pour le Sud, précisément pour l’Androy et l’Anosy, l’arrivée sous peu de 2500 tonnes de riz et une autre cargaison de 2000 tonnes pour la partie orientale de l’île.
De toutes les façons, a-t-on compris des informations fournies par le ministère du Commerce et confirmées par celles du ministère de l’Agriculture, la production locale en riz a été cette année bonne. Il suffit de bien les acheminer dans les grands centres de consommation.
Toutes ces informations n’enlèvent pas certaines inquiétudes fondées sur les prix pratiqués par les collecteurs à la collecte du paddy ; des prix qui sont très bas car de l’ordre de 400 à 500Ar/kg et qui ne satisfont pas du tout les producteurs qui se sont endettés dans les opérations de production et qui n’arrivent pas à rembourser convenablement leurs créanciers. Le risque encouru est donc d’une part, la rétention des stocks jusqu’à ce que le prix à la collecte soit rentable ou convenable ; d’autre part qu’en raison de leur déception, les riziculteurs abandonnent la riziculture de marché pour se replier vers la riziculture de subsistance et le pays dépendrait alors de nouveau des importations massives en matière de riz.





