Le lycée français sis dans le quartier d’Ambatobe a subi le siège des « andrimasom-pokonolona ». Selon les reportages des journalistes de radio Antsiva sur le terrain, les élèves du lycée seraient les otages des « andrimasom-pokonolona » des heures durant alors que c’étaient les sorties des classes.
Les barrages, qui étaient espacés d’une dizaine de mètres l’un de l’autre, ont désorienté les usagers des routes qui conduisent à ce quartier résidentiel et les habitants des quartiers environnants. Les circuits des transports publics qui desservent Ambatobe ou Analamahitsy ont été dévié de fait, générant des désagréments et de l’angoisse.
Les élèves du lycée français n’ont pu être évacués vers la résidence des Charmilles que vers 19 h sous la protection de l’EmmoNat.
Le siège du quartier d’Ambatobe est le fruit d’appels multipliés dans la nuit du jeudi 5 mars pour protéger le domicile de Andry Rajoelina à Ambatobe contre des éléments qui auraient tenté de le kidnapper ou de l’arrêter. Tous les accès à ce quartier ont donc vu s’ériger des barrages dont la fréquence était désagréablement surprenante.
Ailleurs à Antanimena, à Ambohijatovo, à Mahamasina, à Isotry, à Ankazomanga ou à Ampefiloha, ce fut le calme plat si jeudi dernier, ces quartiers étaient encore le théatre de scènes de panique et d’affrontement entre les forces de l’ordre et les groupes d’excités ou de malfaiteurs.
Recueilli par Valis




