Le GEBB ou Groupement des exportateurs de bois du Boeny, se demande sur la raison d’être de l’actuel ministère de l’Environnement et des forêts. Il est décrit comme littéralement entre le marteau et l’enclume. Selon le président du GEBB, Liva Rakotojaobelina, ce ministère « frappé d’en haut, bousculé par ses parallèles, tiraillé de l’intérieur par ses agents à travers le syndicat des forestiers, interpellé sans cesse par les organismes environnementaux d’en bas, l’actuel ministère de l’Environnement et des Forêts, détient la clé à nos problèmes. A-t-il encore sa raison d’être ? » se demandent les exportateurs de bois du Boeny.
Souffrant de l’indécision que subissent les 500 conteneurs de bois bloqués au port de Mahajanga depuis plus de 16 mois, les opérateurs forestiers de Mahajanga ne cessent d’attirer l’attention de l’Etat. Le président du GEBB, Liva Rakotojaobelina, a exprimé sa frustration à travers différentes conférences de presse. Après celle d’Antananarivo la semaine dernière, il a rencontré la presse locale de Mahajanga le 6 avril dernier.
Liva Rakotojaobelina a indiqué que conformément à l’arrêté interministériel 10.885/2007 du 03 juillet 2007, le ministère de l’Environnement leur a donné l’agrément à l’exportation de leurs conteneurs. Ces opérateurs de bois ont accepté toutes les redevances exigées par l’État dans l’exercice de leurs activités d’exportation de bois : les 2% du coût des produits à l’exportation du début augmentés à 4% pour finir à 10%.
Au moment de l’embarquement le mois de Novembre 2010, des bois de rose étaient suspectés se trouver parmi leurs marchandises. Des fouilles réglementaires par des autorités interministérielles compétentes de l’État central et du chef de la Région de Boeny avaient été effectuées, aboutissant à un résultat négatif.
Liva Rajaobelina a ajouté qu’ils ont attendu patiemment depuis 16 mois, espérant à chaque conseil et mouvement de gouvernement une résolution. Il a rappelé la déclaration du ministre de l’Environnement et des Forêts dans un quotidien du 23 janvier 2012, disant « nous avons conçu l’arrêté n° 0741/2012, du 18 janvier 2012 pour faciliter la classification et les normes sur les produits forestiers ». Une déclaration qui selon toujours cet opérateur, leur a redonné espoir étant donné qu’ils estiment leurs produits suivre les normes requises. « Malheureusement l’arrêté à peine promulgué a été controversé puis abrogé même à nos combles et malheurs » a-t-il ajouté.
8 euros par jour
Le président du GBB de faire savoir que depuis Novembre 2010, ils continuent de payer la somme de 8 Euros par jour et par conteneur pour frais de magasinage, en plus de ce qu’ils doivent à la Compagnie de navigation pour ses conteneurs. Actuellement, leurs déficits s’élèvent à des centaines de millions d’ariary sans compter le capital gelé dans ces produits bloqués. Leurs clients ont changé de fournisseurs, las d’attendre un dénouement des problèmes des bois de Mahajanga.
Ne perdant pas espoir pour autant, ces opérateurs ont rencontré le jeudi 05 avril un membre de cabinet du haut lieu. Après cette attente de plus d’une année, ces exportateurs de bois de Boeny boycottés malgré eux, espèrent obtenir bientôt une suite favorable de cet ultime entretien. « Nous avons constaté que la solution n’est plus du ressort du ministère de tutelle, nous n’avons pas cessé de frapper, au cours de ces 16 mois, à la porte de bien d’autorités censées compétentes et habilitées à résoudre nos problèmes mais jusqu’ici aucun dénouement » affirma Liva Rakotojaobelina.
Recueilli par Valis








