Le jeudi 11 août 2011, le gouvernement de la HAT avait pris des résolutions visant à alléger le fardeau que supporte la population, en particulier les ménages en situation précaire et ceux qui instruisent leurs enfants. Ces mesures avaient alors été annoncées en grande pompe. Pour les rentrées scolaires, il avait été décidé lors de la journée bloquée de ce 11 août, entre autres, la gratuité des frais d’inscription, la dotation de kits scolaires et la construction de nouvelles infrastructures dont des salles de classe. Mais les problèmes ont commencé à être cernés quant à leur mise en œuvre et le gouvernement a dû rectifier le tir ou plus simplement revoir ses ambitions à la baisse, si pour les critiques il fait carrément marche arrière.
En effet, la gratuité des frais d’inscription ne concerne pas tous les écoliers mais uniquement les établissements qui figurent dans la liste des bénéficiaires du programme Education pour tous (EPT). Et comme aucune autre précision n’a été par la suite donnée, on peut aussi logiquement avancer que les kits scolaires et les nouvelles infrastructures telles les salles de classe n’intéresseront que ces mêmes établissements. En tout cas, on observera ce qu’il en est de l’exemption de frais d’inscription dans l’enseignement supérieur public, c’est-à-dire à l’université, alors que des manifestations ont déjà éclaté comme celle des étudiants en Polytechnique à Vontovorona qui avait été dispersée à coups de grenades lacrymogènes et qu’il a été retenu à l’issue des négociations au niveau des universités le remboursement en septembre d’un surplus de 10 000 ariary.
En matière de santé, le mirage de la gratuité des soins et de médicaments dans les hôpitaux publics s’est évanoui. Le médecin général Rajaonarison Pascal, ministre de la santé n’a pu tenir parole et il est revenu sur les résolutions du conseil spécial de gouvernement du 11 août 2011. Il a déclaré ce mardi 23 août que cette gratuité est impossible. Autrement dit, on poursuit dans le recouvrement des coûts des soins et l’achat des médicaments dans les établissements hospitaliers publics sinon ceux-ci fermeront dans très peu de temps.
Seule consolation, les coûts des soins seront à partir du mois de septembre 2011, réduits de 5% tandis que les médicaments dans ces mêmes établissements publics connaîtront une baisse des prix de l’ordre de 15 à 20%. C’est tout ce que le gouvernement peut consentir aux patients qui fréquentent ces établissements hospitaliers publics. Une telle démarche du gouvernement de la HAT augure déjà de ce que les nouvelles infrastructures et hôpitaux modernes en cours de construction pourront offrir aux ménages pauvres. On ne sera pas étonné du recours d’une majeure partie des foyers pauvres auprès des sectes qui prétendent guérir par la prière ou par des séances de désenvoutement.







