Le général de Police, Organès Rakotomihantarizaka, en charge du ministère de la Sécurité intérieure, a rendu publique ce jeudi 17 décembre la note 030-MSI/CAB, qui décide la levée de l’interdiction d’entrée sur le territoire prescrite le 11 décembre 2009. La mesure qualifiée de provisoire et comme étant un acte administratif concernait les délégations des trois mouvances qui ont été à Maputo (Mozambique) et qui sont pour l’instant encore à Prétoria (Afrique du Sud).
La veille, le soir du mercredi 16 décembre, le président Andry Rajoelina a signifié que les personnes concernées par cette interdiction de rentrer au pays pourront le faire avant les fêtes. Aussitôt le ministre s’exécute et sort cette note en deux articles qui ordonne aux autorités civiles et militaires concernées de prendre les mesures nécessaires à la mise en œuvre de ces nouvelles décisions.
La décision d’interdiction (note O366-MSI/CAB du 11 décembre 2009), selon le général Organes Rakotomihantarizaka, était motivée par la nécessité impérieuse d’assurer le maintien de l’ordre public et la paix intérieure du territoire. Plus simplement, elle était destinée à protéger les membres des délégations contre d’éventuelles représailles des mécontents.
Quoi qu’il en soit, entre temps une fille de 12 ans est décédée ; c’est la fille de l’ancien député Raheritafika, qui faisait partie des délégations interdites d’entrée sur le territoire de Madagascar. Elle est décédé, à en croire certains médias, à cause de cette mesure d’interdiction que son cœur n’a pas supporté. Médicalement, aucune source ne l’affirme pour l’instant mais ce qui est rapporté dans la presse indique qu’elle n’a pas cessé de réclamer son père jusqu’à sa mort. En raison de ce décès, une autorisation spéciale de rentrer au pays a été délivrée au père de la jeune fille qui est arrivé à Ivato ce jeudi vers midi. Les autres membres des délégations restés à Prétoria peuvent donc aussi rentrer a annoncé le général Organès Rakotomihantarizaka ce même jeudi 17 décembre.
Recueilli par Valis





