Le Directeur de radio « FAHAZAVANA », Didier Ravoahangiarison et un journaliste en la personne de Lolo Ratsimba, un des responsables de l’émission « Ampenjiky » sont placés sous mandat de dépôt. Quant au deuxième journaliste, John Raoly, il a bénéficié d’une liberté provisoire. Le monde de la presse en général, ainsi que l’église protestante FJKM en particulier, se trouvent renforcés dans leur crainte d’un certain harcèlement contre la radio Fahazavana et l’église FJKM.
Les motifs qui ont abouti à ces incarcérations sont, selon des sources proches des victimes de cette décision du Parquet, de supposées collusions avec les événements qui se sont produits à Ampahibe voici quelques jours, quand des soldats ont tenté de se mobiliser pour répondre à une prétendue rébellion ou mutinerie à la caserne du Régiment d’appui et de soutien (RAS). Apparemment, ces responsables de la radio Fahazavana seraient impliqués dans cette affaire qui porte atteinte à la sureté de l’Etat selon d’autres sources.
La situation ne peut laisser la presse indifférente et nombre de journalistes n’ont pu s’empêcher d’exprimer leurs inquiétudes alors que d’autres estiment que de telles intimidations et incarcérations sont inadmissibles. Certains interpellent même le président du parti PFM, Pierre Tsiranana et d’autres chefs politiques. Ils ont en leur temps crié que « toucher aux journalistes et à la presse c’est tirer sur la démocratie ! »
Recueilli par Valis





