Le climat social est de moins en moins rassurant en matière de sécurité surtout. Les reportages des gens de la presse de ce lundi 11 juin, hérissent les cheveux et donnent de la sueur froide. Les détrousseurs pullulent les rues et ruelles et ils ne s’empêchent pas d’user des armes dont ils sont en possession. Des quartiers de la ville de Toamasina sont infestés de ces malfaiteurs qui agissent en plein jour. Mais le plus effrayant c’est ce qui vient de se dérouler dans le Sud, dans une localité limitrophe des districts de Befotaka et d’Amboasary. Une coalition de « dahalo » conduite par un repris de justice, dénommé Remena Bila, composée de quelque 300 individus, ont la semaine dernière assailli la localité de Iabohazo, de la commune rurale de Marovitsika, district de Befotaka. Plus d’un millier de bovidés ont été emportés. Les poursuivants composés d’hommes valides issus du fokonolona et accompagnés d’éléments des forces de l’ordre ont été la cible de ces dahalo armés de fusils d’assauts. Ainsi, environ six ou sept personnes ont trouvé la mort dans les rangs de ces poursuivants. Mais le plus effarant, c’est l’audace de ces dahalo qui ont rapporté au bureau du maire, les fusils abandonnés par les poursuivants qu’ils ont abattu ou pris la fuite. Des représentants de l’Organisme mixte de conception au niveau national (OMC-Nat) ont été dépêchés sur les lieux ; est-ce à dire que l’OMC Régional et l’État-major mixte opérationnel régional (Emmo-Reg) des zones concernés sont dépassés par les événements ?
Il faut l’admettre, l’insécurité est devenue une affaire nationale mais aussi internationale car apparemment les grands chefs militaires sont très préoccupés par cette affaire de violation des aires protégées de Didy (dans les environs d’Ambatondrazaka) par des exploitants miniers illégaux et à laquelle les bailleurs de fonds tiennent beaucoup.
Pendant ce temps, on apprend ce même lundi 11 juin que des soldats, dont un colonel et un adjudant ont été appréhendés car ils voulaient investir l’État-major militaire d’Andohalo dans la nuit du vendredi 8 juin dernier.







