
« Si Constant Raveloson ne se rend pas, il le rossera de coups comme il l’a fait avec le colonel Théophile et le colonel ZakaBe. J’ai seulement caressé Manandafy ».
Empêchés par les forces de l’ordre d’entrer dans le jardin d’Ambohijatovo et siéger sur la Place de la démocratie, les partisans de la « légalité » ont rejoint à nouveau ce lundi 4 mai la cour de ce qui reste comme MAGRO à Ankorondrano. Ils se sont donnés rendez-vous ce jour pour accompagner les députés à l’Assemblée nationale à Tsimbazaza à la cérémonie d’ouverture comme ils disent de la sesion parlementaire du premier mardi du mois de mai. Après leur meeting qui s’est achevé par un culte, ils ont été surpris à leur sortie de l’enceinte du MAGRO, par des éléments armés conduits par le commandant Charles Andrianasoavina.
Le commandant Charles, responsable de la Cellule d’arrestation au service de la Haute Autorité de Transition (HAT) a déclaré être à la recherche de Raveloson Constant qu’il veut à tout prix arrêter. L’officier commandant dans l’armée malgache, sorti de l’Académie militaire d’Antsirabe n’a pu cacher sa hargne, voire sa haine pour Raveloson Constant. Il a averti ce dernier par manifestants et presse interposés que « s’il ne se rend pas, il le rossera de coups comme il l’a fait avec le colonel Théophile et le colonel ZakaBe. J’ai seulement caressé Manandafy ».
Il ne s’empêchera pas de faire usage de son fusil, s’il manifeste une quelconque résistance quand il l’attrapera, dit le commandant Charles, devant les quelques femmes manifestants qui l’imploraient d’arrêter les brutalités, les violences et arrestations. Un bel exemple de tenue et comportement d’officier alors que le pays n’est pas en guerre et qu’il a en face de lui des femmes en pleurs, sans armes et à genoux.





