Le nouveau Premier ministre de la Haute autorité de transition (HAT), le colonel Camille Vital a réuni les chefs de corps de toutes les parties de l’île et des représentants des diverses composantes des Forces armées et des forces de l’ordre. C’était ce lundi 28 décembre au Centre de conférence international d’Ivato en présence du ministre de la Sécurité intérieure, le général Organès Rakotomihantarizaka et du ministre des Forces armées, le général Noël Rakotonandrasana. La Gendarmerie nationale n’était pas en reste. Bref c’était une affaire entre les hommes en armes de toutes les tendances que souhaitait le Premier ministre mais apparemment, certains « autres » n’y étaient pas.
Quoi qu’il en soit, le principal message du Premier ministre a été bien reçu par l’assistance. Pour préserver et promouvoir la souveraineté nationale et la sécurité du territoire, il faut observer rigoureusement la discipline, la hiérarchie des commandements et la neutralité dans l’exercice de la profession pour laquelle les hommes en armes ont prêté serment, a-t-il signifié. Il ne s’est pas empêché de citer des versets bibliques pour exprimer son souhait et ses aspirations les plus profondes qui l’animent en cette période où la politique perturbe la cohésion et la solidarité des militaires : « mba ho iray ihany izy rehetra » disait-il (traduit librement par « qu’ils ne forment qu’un tout »).
« Rebellion » au RAS Betongolo
Le colonel Camille Vital a été très ferme quant à ce respect de la discipline. Il a averti quiconque parmi les forces de l’ordre qu’ils doivent cessent sur le champ d’exprimer leurs opinions en public ou de faire appel à la presse pour les véhiculer.
Comme pour contredire cet appel du colonel Premier ministre, au même moment, au camp militaire du Régiment d’appui et de soutien (RAS) à Betongolo, des sous-officiers et/ou des officiers, ont publiquement lancé un ultimatum de 48 heures au régime de Andry Rajoelina pour qu’il reprenne les négociations et remette sur les rails le processus de Maputo et d’Addis-Abeba. L’action a été présentée comme une rébellion par la hiérarchie en place, et une tentative de provoquer des troubles au camp et au ministère des Forces armées. Les soldats impliqués ont été arrêtés et soumis aux enquêtes. Ils seraient au nombre de six, avec à leur tête l’adjudant-chef Ratsimihafindramanana Daniel, président de l’association Cosofa
Le chef d’état-major général de l’armée, le général André Ndriarijaona, a affirmé que le sous-officier soupçonné a distribué de l’argent.
Recueilli par Valis





