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Société

Niveau scolaire en baisse

Le collégien tiraillé

mardi 19 février 2013 | Andrianjohary Noroelisoa

« L’enseignement scolaire ne fait plus le poids, face à l’entrée en vogue d’innombrables distractions qui submergent les élèves » se plaint un enseignant d’histoire et de géographie de collège. L’essor de la technologie est la première raison qui met la distraction en tête des priorités des élèves actuels. En l’occurrence, il s’agit principalement des médias, puis des appareils audiovisuels comme les MP3, iPod et MP4.

« Les parents ne sont pas assez disponibles et assez sévères dans la surveillance de leurs enfants », affirme notre enseignant. « La plupart d’entre eux ne savent même pas que leurs enfants apportent des appareils audiovisuels en classe », ajoute-t-il. Les enseignants, de leur côté, n’arrivent pas à observer le comportement de leurs élèves. Ces dernier arrivent, sans être vus, à écouter de la musique pendant les heures de cours. Il leur suffit de dissimuler leur appareil dans leurs vêtements. Ils feignent ainsi la concentration, sans l’être, ce qui fait l’affaiblissement de leur niveau d’attention.

La concentration se réclame

« Adapter les méthodes d’enseignement devient indispensable, actuellement, pour attirer l’attention des élèves », déclare un autre enseignant de matière littéraire. Il ajoute que les élèves ne sont pas concentrés après plus de 15 à 20 minutes. Et même durant ces instants, le professeur doit parfois faire usage de la colère pour que les élèves soient attentifs.

« Le plus grand enjeu, dans cet état de fait, c’est que le programme des matières littéraires est assez long, surtout à partir de la classe de quatrième », témoigne le professeur d’histoire et de géographie. L’établissement ainsi que les parents d’élèves ne tolèrent en aucun cas que le programme scolaire soit inachevé. Dans une séance de deux heures, pourtant, les élèves ne peuvent se concentrer que durant 15 à 20 minutes. Les matières en question risquent d’être bâclées.

Influence de la nouvelle technologie

Les médias prennent une place considérable dans le quotidien des élèves et des étudiants. L’évolution d’Internet et les diverses informations divulguées dans la presse, à la radio et à la télévision permettent l’insertion rapide des élèves et étudiants dans la réalité quotidienne. Cette opinion vient d’un observateur social qui considère la nouvelle technologie comme un outil efficace pour le développement rapide et durable de l’enseignement.

Cette efficacité a des limites, selon les enseignants. Ils déclarent que les médias, tous comme les autres véhicules audiovisuels, contiennent plus de distraction que d’information qui puisse promouvoir l’éducation. La majorité des élèves, étant des jeunes encore à la recherche de leur personnalité, sont plus attirés par ce qui est superficiel. Ces élèves ainsi ne s’intéressent pas du tout aux éditions d’informations et encore moins aux documentaires. Dans le cas d’Internet, les recherches liées aux études n’y sont pas prioritaires aux yeux des élèves. Leur intérêt réside plus dans les téléchargements de chansons et de films ou dans les jeux.
Les parents certifient les points de vue des enseignants. Ils affirment, de leur côté, que faute de temps, ils n’arrivent pas à accompagner totalement leurs enfants dans leurs études.

Les matières scientifiques : bêtes noires en permanence

« La continuité de l’arithmétique vers la mathématique est introuvable au sein de l’enseignement », déclare un enseignant des mathématiques. Les enfants s’intègrent difficilement dans un nouveau monde qui ne leur permet pas d’assimiler immédiatement les matières scientifiques, après le CEPE.
« Les chiffres et les formules telles PR= PA+Frais et autres, sont les principaux constituants de l’arithmétique », souligne un instituteur du cycle primaire. Il ajoute qu’après le CEPE, le raisonnement est de rigueur pour les mathématiques, et c’est là que se situe la difficulté des élèves. Cet instituteur explique alors que les mathématiques n’utilisent pas seulement les chiffres, mais également les lettres, comme « a, b, c … » ou « x, y » et d’autres signes. Ce changement ou ce saut voire ce revirement de situation fait perdre la perspicacité des élèves. Ils ne retrouvent pas la cohérence qui lie l’arithmétique et les mathématiques.

L’enseignant des mathématiques appuie ce point de vue et ajoute que les élèves ont, également, eu l’habitude de faire du « par cœur ». Une habitude qui freine le raisonnement, la pièce maîtresse indispensable en mathématiques.

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