Bon, vous ne connaissez sans doute pas Ivagabao, mais c’est le grand manitou informatique du site, celui qui est le mieux placé pour prédire comment l’internet va encore révolutionner nos façons d’exister.
Alors pour Ivagabao, pas de doute : les réseaux sociaux, c’est la grande révolution de l’internet. C’est ce qui va changer notre façon de papoter, au point que les fabricants de machines à café doivent s’inquièter de leur sort.
Vous savez ce que c’est... Après avoir dû renoncer au papier, on se fait facilement un sang d’encre. Donc, constatant que les gens préfèrent ne plus trop discuter dans les taxi be, Madagascar-Tribune.com est sur les réseaux sociaux, car il vaut mieux être in que out disait-on dans les années 60.
Bilan ? À ce jour, 84 amis Facebook, 72 fans de notre page Facebook et 88 personnes qui nous suivent sur Twitter. Franchement, on a l’air d’être des moins que rien, dans un univers où les célébrités sont censées avoir au moins 500 « amis ».
Bon, par exemple Jacques Chirac, c’est, au sens propre du mot, un has been, il a quand même 2200 amis sur Facebook. Mais il a apparemment aussi une tendance à la schizophrénie, vu qu’il s’agit des chiffres d’une seule des 220 pages qui portent son nom.
Mais c’est clair qu’il paraît vraiment has been, lorsqu’on le compare à Nicolas Sarkozy... 300 pages qui portent son nom, et 220.000 fans de l’une d’entre elles, malgré une cote de popularité que les sondages annoncent au plus bas.
Et il vaut mieux apparemment être un has been qu’un wanna be. Dominique Strauss Kahn atteint péniblement les 4000 fans. Même pas capable de motiver le personnel du FMI ?
Tout ce petit monde fait vraiment petit joueur, lorsqu’on compare à Barack Obama, près de 8 millions de fans. Mais là aussi, le fait d’avoir les projecteurs braqués sur soi semble aider. George Bush culmine à 12.000 fans, et John McCain (vous vous souvenez qui c’est ?) à 565.000 fans. Vous me direz, c’est toujours mieux que Chirac ou Sarkozy, mais bon, vu les proportions relatives d’électeurs qui ont voté pour Obama et pour McCain, il y a comme un biais. Mieux vaut être puissant et célèbre pour avoir des amis. Etre riche doit aussi aider, mais non, Bill Gates n’a que 115 000 fans
Et les notres ? Personne ne semble faire mieux que Mahaleo, 4800 fans sur Facebook. Marc Ravalomanana est loin derrière, avec 2600 amis et 1200 fans.
Andry Rajoelina ne peut pas en revendiquer autant : 670 amis et un groupe de 820 membres. Mais en ce qui le concerne, entre pages de soutien et pages parodiques, on s’y perd un peu. Et lorsqu’on découvre qu’Andry Rajoelina est membre du groupe GTT International et que Mialy Rajoelina est « fan » de Marc Ravalomanana, on se demande si cela reflète une réelle ouverture d’esprit ou si les mots « amis » et « fans » ont encore gardé leur sens.
Oscar Wilde disait : « Je choisis mes amis pour leur bonne présentation, mes connaissances pour leur bon caractére et mes ennemis pour leur bonne intelligence. Un homme ne peut être trop soigneux dans le choix de ses ennemis ».
Il doit rester un fonds de vérité là dedans, parce que c’est un de nos amis Facebook qui nous a amené cette citation. Et qu’il est impossible de demander à devenir « ennemi » de quelqu’un dans le monde aseptisé de Facebook. Mais il semble acquis que la locution « les amis de mes amis sont mes amis » devient chaque jour de plus en plus fausse.





