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samedi 23 juillet 2016
Antananarivo | 16h05
 

Développement

Promotion de la culture de maïs

Le PSDR fait de son mieux

mercredi 16 novembre 2011

Plus d’une centaine de paysans issus d’une dizaine de groupements dans
la commune rurale de Vohitranivona, district de Brickaville, ont
transformé des champs de canne à sucre en champs de maïs. Après le
riz, le maïs devient une source de revenus consistants pour les
paysans, compte tenu de sa rentabilité durable. Le Projet de soutien
au développement rural ou PSDR, dans le cadre de son financement
additionnel, a contribué largement à la promotion de la culture de
maïs et à l’amélioration des revenus des producteurs dans cette
commune.

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Pdt Association Miandrisoa

Une dizaine d’associations paysannes notamment dans les fokontany de
Mizahamiorika et Namahoaka, ont bénéficié de l’appui financier du PSDR
en 2010. Cet appui a permis aux organisations paysannes de se procurer
divers intrants et des matériels agricoles nécessaires dans leurs
activités agricoles. Ces associations exploitent chacune une
superficie de 10 à 20 hectares pour la culture de maïs dont la récolte
se fait deux fois par an.

Rendement plus que doublé

Grâce à l’utilisation de semences améliorées et de nouvelles
techniques culturales, le rendement de la culture de maïs a été
doublé. “Auparavant, nous avons eu l’habitude d’utiliser des
techniques traditionnelles avec un faible rendement qui ne dépassait
pas une tonne à l’hectare. Depuis l’intervention de l’équipe du PSDR,
nous sommes convaincus de la nécessité absolue d’utiliser des
techniques culturales améliorées, qui non seulement augmente le
rendement mais aussi contribue à la fertilité du sol. Ainsi, notre
rendement atteint actuellement 3 tonnes à l’hectare contrairement au
passé
", explique Rafaralahizandriny Fidèle, président de
l’Organisation paysanne (OP) « Miandrisoa ». Cette association a
produit 16 tonnes de maïs pour la culture de contre-saison. Pour celle
de grande saison dont la récolte se fera à partir du mois de décembre,
les membres de l’OP Miandrisoa espèrent moissonner environ 27 tonnes
avec un rendement de 3t/ha.

Extension de surfaces cultivées à moindre coût

Avec les matériels agricoles dont ils disposent suite a l’appui du
PSDR, les producteurs de maïs regroupés dans l’OP « Tsikivy »,
toujours dans le village de Mizahamierika, ont pu étendre la surface
cultivée. Ainsi, la superficie totale occupée par la culture de maïs
pour cette association atteint actuellement 20 hectares contre 7
hectares l’année dernière, selon Mme Harifinina Françoise.

« Ces matériels nous ont aidé à réduire les dépenses pour les travaux
de champ. À preuve, la préparation de la campagne culturale pour une
superficie d’un hectare revient actuellement à 50 000 Ariary contre
300 000 Ariary auparavant. Le nombre de main d’œuvre qui augmente
notablement le coût de revient, se trouve réduit grâce à l’utilisation
de bœufs de traits pour le labour et d’autres matériels indispensables
aux travaux de champ
 », poursuit Mme Harifinina.

Diversification des activités rurales

La diversification des activités agricoles procure des revenus
complémentaires pour les ménages. Le coup de pouce du PSDR aux
organisations paysannes dans la Commune rurale de Vohitranivona –
Brickaville a changé la vie des bénéficiaires tout en leur permettant
d’étendre leurs activités. Les paysans ne se contentent pas seulement
de la culture de riz et du maïs constituant la principale source de
revenus mais ils pratiquent également d’autres cultures et du petit
élevage comme l’aviculture ou l’élevage de bœufs pouvant générer des
revenus complémentaires.

Pour les femmes, membres de l’OP Tsikivy, par exemple, elles se
lancent dans la culture de grenadelle juste après la première récolte
de contre-saison de maïs. Avec une production de 720 kg à 500 Ariary
le kilo, ces femmes ont un fonds de démarrage pour d’autres activités
extra-agricoles comme l’artisanat.

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Sous-projet katsaka

Nombreux sont ceux qui ont témoigné leur réussite après avoir
fructifié les aides du PSDR. « Mon adhésion à l’association m’a valu
un intérêt appréciable. Mes revenus ont connu une nette amélioration
grâce à l’augmentation de la production dont la majeure partie a été
mise en vente pour subvenir aux besoins quotidiens et faire tourner
mes activités et le reste est réservé pour les semences de la
prochaine saison et stocké au GCV (Grenier Communautaire Villageois)
pour faire face à la période de soudure
 », témoigne Baolahady
Jaqueline.

Notons que le kilo de maïs a été vendu à 500 Ariary le kilo en juin
dernier. Les producteurs ne rencontrent pas de problème de débouchés,
même au niveau du marché local. Pour la deuxième récolte de cette
année, les producteurs souhaitent augmenter le prix jusqu’à 1000
Ariary le kilo, vu les dépenses effectuées et la qualité des produits.
Ils préfèrent stocker leurs produits au CAM (Centre d’accès aux
marchés) en attendant le prix idéal.

Recueilli par Valis

3 commentaires

Vos commentaires

  • 16 novembre 2011 à 11:30 | rabri (#2507)

    Mention spéciale « AVEC LES FELICITATIONS DU JURY » pour Valis avec tous ces reportages de proximité sur le développement pris en main par des citoyens ordinaires, preneurs d’initiatives, organisés et responsables.

    Maromaroa ny tahak’itony ry Valis an !!. Comme je l’ai dit sur un autre commentaire : il faut faire l’inventaire de tous ces bons acquis afin de les démultiplier

    Une remarque positive : Brickaville, donc ville côtière de l’est, spécialisée avant dans des cultures industrielles et d’exportation imposeés par les colons (proximité du port de Toamasina oblige !), se tourne donc de plus en plus vers des cultures vivrières rentables. Bravo ! car en effet agronomiquement parlant, la zone Est, HUMIDE, convient plus pour des cultures vivrières ( riz, maïs, manioc, ...). Les paysans eux-mêmes l’ont donc fait. Bravo !

    De telles observations peuvent peut être lancer le débat sur la révision de la cartographie de l’utilisation des sols à Madagascar. La clé d’augmentation du rendement en cultures vivrières, donc pour régler le problème de sous alimentation, peut provenir de l’affectation exclusive des sols des côtes, humides, à ces cultures. On pourrait par exemple réserver une grande partie des sols des Hauts Plateaux (*) à la culture du café ( variété Arabica ) plus prisée à l’exportation au détriment de la variété Robusta (moins de valeur) jusqu’ici cultivée le long de la côte est.

    (*) Des essais ont été déjà faits depuis belle lurette sur ces sols de Hauts Plateaux et donnent des résultats probants avec la variété Arabica ; l’Ethiopie étant un grand exportateur de café Arabica grâce à l’exploitation des sols de ses montagnes

    • 19 novembre 2011 à 14:12 | torakizany (#6069) répond à rabri

      Quand un pays comme le Malawi, sans problème politique particulier comparé à Madagascar, revient de l’implication gouvernementale dans le maïs amélioré, il y a une raison. Cette raison échappe étonnamment au rédacteur. Cette variété hybride, pas de l’OGM, est tellement décrite comme une mise en TOTALE DÉPENDANCE du petit agriculteur pauvre, aux semis de Monsanto et autres, et la face cachée de la tentation, à l’utilisation exponentielle des engrais du même Monsanto.
      Cela commence toujours de la même manière : on vous offre des semis hybrides qui AFFOLENT par leur rendement le pauvre. Il se débarrasse des variétés locales au rendement trés médiocre et se retrouve dés la prochaine récolte, PRISONNIER d’un système qui l’oblige à acheter les semis exclusivement chez des Monsantos, et MULTIPLIER les engrais « TRÉS CHERS » pour obtenir un rendement à peine comparable à la démonstration.
      Certains villageois ont eux, tenté de semer des grains issus de la récolte... mais vainement. LE PIÈGE S’EST REFERMÉ !
      à Madagascar empêtré dans une crise sans fin, il est étonnant que d’autres expériences qui toucheraient l’humain, comme par exemple des essais de vaccins, ne soient encore reportées.
      La vérité est certainement, sans être particulièrement imaginatif, une tentative plutôt réussie des Monsantos et cie de s’imposer en douceur, chez des agriculteurs VULNÉRABLES à plus d’un titre, mais surtout dans l’IGNORANCE CHRONIQUE de ce qu’on leur fait AVALER...
      Les conséquences sociales sont cependant INCALCULABLES ,comme le montre le dernier dossier d’un magazine d’arte-tv sur le maïs dont on parle, au Malawi. Esprit critique, s’abstenir :
      http://global.arte.tv/fr/2011/11/16/monsanto-sinstalle-au-malawi/
      C’est encore en ligne.
      Comme quoi déontologiquement, traiter un sujet, même intéressant, sans fouiller un peu plus que la surface, EST LA SIGNATURE d’un professionalisme bien pauvre. L’auteur et le commentateur rabri, VISIBLEMENT ne sont pas allés jusqu’au fond des choses.
      De là à le féliciter, je ne le ferai pas.

    • 20 novembre 2011 à 11:55 | Clavreul (#432) répond à rabri

      Bonjour,
      En effet, il est possible de cultiver de l’Arabica sur les hauts plateaux.
      Toutefois la caféiculture demande une bonne formation et un sol riche avec un ombrage contrôlé .
      Le Caféier a besoin de paillis et doit s’intégrer dans un système agroforestier . Des caféiers existent sur les plateaux mais ils sont en piteux état .

      C’est cependant une bonne idée de reprendre la culture du café ne serait -ce que pour la consommation locale. Pour sortir de la pauvreté . Le paysan doit diversifier ses sources de revenus.
      Si vous êtes intéressé voici mon adresse E mail
      jean-yves.clavreul wanadoo.fr
      Jean Yves Clavreul

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