Le Secrétaire général du parti MONIMA, Gabriel Rabearimanana, entouré des cadres du parti, a déclaré devant la presse ce mardi 01 décembre 2009 au restaurant La Rotonde à Besarety que le MONIMA s’oppose à cette Transition qui s’est détournée de l’esprit des résolutions de la lutte menée depuis la Place 13 mai. C’est une Transition imposée par le Groupe international de contact souligne-t-il. Depuis que Andry Rajoelina a accepté de se rendre à Maputo et signé les Accords tout en proposant la Charte des valeurs, l’esprit de la lutte « populaire » s’est évanoui et l’échec a commencé. La suite de la démarche est jalonné pour ne pas dire constitue une suite d’échecs, fait-il comprendre, car le pouvoir que le « peuple » a remis à Andry Rajoelina et confirmé par la Haute Cour constitutionnel lui a échappé progressivement.
En fait, de l’avis du MONIMA, le régime de Transition est invivable et ne peut aboutir qu’à l’échec. Le MONIMA est très critique par rapport à l’esprit de consensus et d’inclusivité adopté à Maputo, permettant aux autres chefs de file d’intégrer le pouvoir. La solution que le MONIMA propose est d’une part, de mettre un terme au processus de Maputo et d’autre part de revenir aux structures et à l’esprit de la lutte. Car poursuit Gabriel Rabearimanana, des acquis ont déjà fait leur preuve et défini la démarche et la conduite des affaires nationales. Et l’homme de rappeler les Assises nationales qui ont engendré les conférences régionales ; où en est-on aujourd’hui de la Conférence nationale ?
L’autre issue rapide recommandée par le MONIMA est l’organisation d’élections dans les plus brefs délais et que le gouvernement Monja Roindefo soit rétabli pour ce faire. En tout cas, le MONIMA réitère que son président national, Monja Roindefo va se porter candidat à l’élection présidentielle.
Recueilli par Valis





