Après l’ESCOPOL qui s’est exprimé la semaine dernière sur les affaires nationales et la sortie de crise, en particulier à propos des mesures d’apaisement (notamment l’amnistie et le code d’éthique et de déontologie), ce mardi 10 avril, le HPM (Hery Politika Mitambatra) a donné au Maestro Betongolo une conférence de presse au cours de laquelle, ce groupement s’est lui aussi exprimé sur la situation politique et son évolution dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route, en évoquant notamment les élections et la crise cyclique. Le HPM au grand complet déclare que la tenue d’une élection pour cette année, au rythme de l’avancement du processus et tout en se référant aux remarques des experts de l’ONU en matière d’élections, est précipitée. Elle serait une erreur fatale susceptible de générer une autre crise. Les Ralison Roger, Victor Manantsoa ou encore Lemalade Eric sont persuadés qu’il faut respecter les 11 mois que les Nations unies ont suggérés sinon recommandés comme délai nécessaire pour réaliser des élections crédibles dans le pays. Ce délai est, selon le HPM, indispensable pour franchir toutes les étapes nécessaires afin de parvenir à une élection digne de ce nom. D’après ce groupement politique, les lois sur l’amnistie, le conseil de Fampihavanana malagasy, le code d’éthique et de bonne conduite devraient être mis en place et appliqué avant la tenue des élections.
Refonte des listes électorales
Les membres ont expliqué qu’ils ne fuient pas les urnes mais cherchent à éviter les crises cycliques engendrées par des élections mal préparées et qui ne sont pas admises par tous. En tout cas, ils ont émis des critiques à l’endroit des listes électorales de la Commission Electorale Nationale Indépendante de la Transition (CENIT) et en exigent une refonte.
Le HPM n’a pas manqué d’évoquer la représentation des partis politiques au sein des démembrements de la CENIT et exige de ce fait la réunion des entités signataires de la feuille de route avant la mise en place des démembrements de cette commission ; de même pour la détermination du calendrier électoral qui ne peut s’effectuer qu’avec les experts des Nations-Unies. Toutes ces préparations nécessitent plusieurs mois et ne devront pas se faire à la hâte pour éviter les crises cycliques.
Enfin et non des moindres, le HPM considère que la question de l’amnistie devrait se traduire par un grand pardon. Le Comité du Fampihavanana Malagasy devrait se charger de son application, selon toujours les membres de cette plateforme, pour permettre le retour de tous les exilés dans leur pays.
Recueilli par Bill







