
La délégation reçue par la Préfecture de la Réunion, Monsieur Yanick Paternotte, Député UMP du Val d’Oise.
Le Collectif pour Madagascar et l’Association GTT Réunion ont été reçus conjointement ce 8 juin 2010 à la Préfecture de la Réunion par Monsieur Yanick Paternotte, Député UMP du Val d’Oise, Vice Président des Amitiés franco-malgaches à l’Assemblée Nationale et Monsieur Pascal Collange, Directeur de Cabinet de Monsieur Alain Joyandet, Secrétaire d’Etat à la coopération.
Le Collectif pour Madagascar s’est présenté en tant que groupement de citoyens franco malgaches attachés à leurs deux pays et recherchant un avenir commun durable et prospère pour cette zone de l’Océan Indien.
Le Collectif a également rappelé qu’il n’est au service, ni d’une personne ni de groupes d’intérêts mais que ses membres sont opposés à tout coup d’Etat et défendront farouchement la légalité.
Le Collectif a aussi alerté ses interlocuteurs sur les points suivants :
la France n’a pas intérêt à laisser se développer à Madagascar un sentiment anti-français qui tend à gagner toutes les catégories, qu’elles soient sociales, culturelles, religieuses ou politiques, y compris des intellectuels pourtant jusque-là jugés favorables à la France,
la reconnaissance d’un régime putschiste et la militarisation d’un gouvernement, fût-il de transition, ne peuvent qu’apporter une instabilité chronique forcément préjudiciable à terme aux intérêts français,
le régime de terreur, l’absence de liberté d’expression, le bâillonnement de la presse, l’absence d’une transition consensuelle et inclusive ne constituent pas un climat favorable à l’organisation d’élections libres, transparentes et susceptibles d’être reconnues par toutes les parties prenantes et par la communauté internationale.
Le Député du Val d’Oise estime en effet que « le Gouvernement de la HAT est suffisamment composite et représentatif des différents courants » et que « Monsieur Rajoelina n’a rien d’un putschiste pour s’être personnellement entretenu avec lui lors d’un de ses passages en France ».
Ce même Député soutient la tenue d’une convention nationale qui garantirait l’organisation d’élections, elles-mêmes sous la supervision d’observateurs internationaux. Parmi ces derniers, ont été cités des observateurs de la COI, de l’OIF, de l’Europe.
Les réponses obtenues renforcent l’inquiétude du Collectif pour Madagascar car elles semblent conforter l’idée que la France continuera, en dépit de toutes les mises en garde, condamnations et sanctions de la communauté internationale, d’apporter son soutien au régime putschiste de Madagascar. En effet, le désir de la France de voir se tenir rapidement des élections selon le schéma établi par la HAT de façon unilatérale et non inclusive a été confirmé.
Aussi, le Collectif pour Madagascar reste très pessimiste quant à la volonté réelle de la France de modifier sa politique dans la résolution de la crise malgache.
Il ne fait plus aucun doute que le soutien de la France aux initiatives unilatérales d’Andry Rajoelina a pour unique objectif de réduire à néant l’ensemble des résultats des négociations précédentes (Maputo, Addis Abeba, Pretoria) qu’elle juge défavorable à la HAT.
Manifestement, le Gouvernement français n’est pas prêt à se rallier à la position de la Communauté internationale.








