Le conseil des ministres de ce mercredi 18 avril, présidé par le président de la transition, a abrogé le décret de nomination du Directeur du Bureau de cadastre minier de madagascar (BCMM). Son nom n’a pas été indiqué et aucune décision non plus n’a été révélée sur son successeur. Aucune information sur les motifs de cette abrogation ; ce qui laisse à penser que les critiques d’organisations de la société civile, dont celles du CDE de Serge Zafimahova, qui portaient sur le BCMM accusé d’être à la fois juge et partie dans l’octroi de permis et de détermination ou de conclusion des contrats avec les entreprises minières pourraient y être pour quelque chose. On ne peut non plus écarter que cette réduction des droits de l’or jusqu’à 50%, ou cette braderie, comme l’ont qualifié beaucoup d’observateurs, soit à l’origine notamment de cette conclusion surprenante du président de la transition lors de ce conseil des ministres. Il a en effet partagé aux membres du gouvernement ses préoccupations quant à l’exportation d’or. Il affirme que c’est une richesse nationale et l’État a le devoir de protéger son exploitation. Le président de la transition a ainsi déclaré qu’il n’est pas d’accord avec les textes en vigueur et qu’il faut les reformuler pour que cet or apporte le maximum de plus value à l’État. Il a par ailleurs ajouté que seule la Banque centrale est habilitée à acheter de l’or et, le cas échéant, à procéder à son exportation par voie d’appel d’offre international, avec toute la transparence requise en la matière. A son avis, la « question n’est pas d’observer ou pas les textes en vigueur mais de protéger la richesse nationale pour que celle – ci, à l’exportation, apporte le maximum de plus value à la Nation » (fin de citation).
Recueilli par Bill







