Ce mardi 22 décembre 2009, non contents d’avoir éparpillé les partisans des trois mouvances qui voulaient entrer au palais de l’Assemblée nationale malgré la présence des forces de l’ordre qui les dissuadaient, les forces de l’ordre sous la conduite du colonel Richard Ravalomanana ont pourchassé les fuyards dans les rues et champs de cresson. C’est l’image retenue par les riverains des sites où se sont déroulés les manifestations. C’est l’image forte qui a le plus marqué les téléspectateurs et habitués des informations de 19 :50 de RTA de ce mardi 22 décembre.
Tôt ce jour-là tous les chemins, en particulier les rues qui mènent au palais de l’Assemblée nationale à Tsimbazaza, ont été gardés par des forces de l’ordre. À tous les piétons, il était demandé où ils allaient et s’ils étaient des résidents dans les parages ou non. On les dissuadait de se rendre au palais. Les leaders des trois mouvances Zafy Albert, Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana avaient en effet appelé à une manifestation pour installer au palais les « congressistes » pour une réunion préliminaire. Ce qui ne put se faire.
Au lieu des milliers attendus, les partisans des trois mouvances n’étaient que quelques centaines. Les deux camps en présence ont commencé à parlementer mais des têtes brûlées ont réussi à faire dégénérer le face-à-face entre les forces de l’ordre et les manifestants, en lançant des pierres contre les forces de l’ordre.
Selon la radio RDB, les forces de l’ordre ont usé de quatre types d’armes dissuasives, dont des grenades assourdissantes, des grenades lacrymogènes et des gaz qui donnent des urticaires et qui provoquent des allergies.
Bilan des échauffourées selon le colonel Richard Ravalomanana, lors d’une conférence de presse l’après-midi du même jour : 13 personnes appréhendées, 8 blessées dont 2 ont été conduites à l’hôpital. L’opération de pourchasse à laquelle quelques habitants d’Ankaditoho ont apporté leur aide a, selon le colonel Richard Ravalomanana, permis de mettre la main sur un individu en possession d’une bouteille incendiaire tandis qu’un autre individu blessé a fui de l’hôpital en y laissant son téléphone portable. Le même colonel de Gendarmerie a déclaré avoir mis la main sur trois personnes qui seraient les instigateurs des manifestants ; elles auraient distribué de l’argent aux manifestants.
Recueilli par Valis





