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vendredi 30 septembre 2016
Antananarivo | 22h42
 

Société

Après le CEPE

Le CEG ou le Collège privé ?

mardi 11 août 2015 | Soa

74,97% était le résultat du CEPE d’Antananarivo ville selon les responsables de la Circonscription scolaire (CISCO) d’Antananarivo, un résultat inférieur de 14% par rapport à l’année dernière. Ces chiffres indiquent ceux qui ont pu décrocher le premier diplôme dans le cursus de l’individu. L’élève est alors face à un choix, soit le Collège d’Enseignement général (CEG) soit le collège privé. La préférence des parents d’élèves pour l’étude secondaire tend vers des écoles privées pour des raisons plus pédagogiques que financières.

Les exigences d’un Collège d’Enseignement Général

Tous les élèves ayant obtenu le CEPE et qui ont réussi le concours d’entrée en classe de sixième ont le droit à s’inscrire dans les établissements qu’ils ont choisi. Le CEG d’Antanimena par exemple ne dispose que de 60 places par classe. Selon un directeur de CEG, ce qui spécifie un établissement scolaire public c’est le renforcement de l’éducation civique. En ce qui concerne le programme scolaire, l’enseignement général a un niveau à atteindre par rapport à une manuelle d’enseignement cadrant des objectifs annuels. L’inscription dans un CEG est gratuite mais actuellement un établissement scolaire public est souvent mal géré dixit un enseignant fonctionnaire retraité. Auparavant, les parents et élèves se précipitent et sont fiers d’inscrire leurs enfants au CEG mais ce n’est plus la réalité puisque le système éducatif s’est dégradé à cause de la négligence des inspections sur le déroulement du programme, au niveau des normes comme l’effectif et de la logistique mais surtout de la régression du conseil pédagogique.

La préférence au collège privé

L’établissement scolaire privé est géré par des organismes confessionnels ou laïcs. Rachelle, une mère d’un élève ayant décroché le CEPE 2015 a argumenté que la réussite au concours pour l’entrée en classe de 6ème n’est seulement qu’un test de niveau pour son enfant du fait qu’elle choisira un collège privé. La motivation des enseignants FRAM à instruire est son souci, selon elle. L’éducation a vraiment besoin des professionnels spécialisés en pédagogie. Cependant, la difficulté de la recherche d’emploi amène à une situation différente à cette vision. La mère de l’enfant soulignait : « au niveau secondaire, les établissements dirigés par les missions confessionnelles sont les plus rassurants pour acquérir de bonnes bases ; après l’élève pourra bien suivre le rythme des lycées publics. »

Outre le niveau et la qualité d’enseignement dispensés dans les écoles confessionnelles, les parents apprécient la fermeté d’une discipline d’éducation. Deux pères de familles ont protesté que l’école a le devoir d’éduquer et de former les élèves. La prise de responsabilité de la part des éducateurs peut dépendre de l’écolage. Jean ripostait : « en cette période de crise, rien n’est gratuit ». « Toutefois, il existe encore des enseignants bien expérimentés dans les collèges publics qui assurent un bon encadrement, contredisait Rivo, de plus la multiplication des écoles à expression française accentue la négligence et l’ignorance de la langue maternelle ».

La préoccupation des parents face à l’éducation dans les écoles secondaires s’entremêle avec des nécessités d’assurances tant au niveau financier qu’au niveau de la pédagogie. Mais avons-nous besoin d’une nouvelle restructuration de l’enseignement pour équilibrer les niveaux d’éducation des enfants malgaches ?

2 commentaires

Vos commentaires

  • 11 août 2015 à 15:52 | Dadabe (#9116)

    L’état de décrépitude de l’enseignement public justifie amplement le désir des parents d’inscrire leurs enfants dans un établissement privé (confessionnel ou non). Encore faut-il en avoir les moyens financiers. Soixante élèves par classe ! Et pourquoi pas 150 ? Plus de 25 en classe de sixième est déjà un beau challenge pour un prof normal.
    Par ailleurs, affirmé que « la multiplication des écoles à expression française accentue la négligence et l’ignorance de la langue maternelle » est une bêtise sans fond. Zéro pointé ! L’urgence pour les jeunes Malgaches est d’apprendre, outre leur langue, le français ET l’anglais. Regardez internet : une page en malgache pour 10 millions en français et 50 millions en anglais. Dadabe

    • 12 août 2015 à 13:06 | RAMAHEFARISOA Basile (#9107) répond à Dadabe

      Nos parents avec des classes uniques,ils ont réussi à enseigner.
      LA REFONDATION DE L’ENSEIGNEMENT,à MADAGASCAR !

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