Une sortie de crise nécessite un environnement apaisé dans lequel les arrestations, les violences et les intimidations n’ont plus cours. Ce qui est encore loin de la situation actuelle dans laquelle les brutalités et arrestations pour des raisons de divergences d’opinion se poursuivent et sont apparemment encouragées. C’est le message du Comité Citoyen et des Organisations de Civiles (CCOC).
Lili Razafimbelo, membres du CCOC est claire : « une concertation est impossible tant que le climat de terreur, les arrestations et les provocations d’où qu’elles viennent, perdurent. Si nous voulons sérieusement rechercher le bien du pays et de son peuple, il faut mettre fin à tout cela. En tout cas, les arrestations qui ne respectent pas les règlements portent atteinte aux droits de l’homme et ne nous conviennent pas pour dire qu’elles sont condamnables. Elles ne respectent pas la liberté d’expression pas plus que la liberté d’opinion », explique Lili Razafimbelo.
Le CCOC continue son travail de contact avec tous les acteurs de la crise et toutes les parties concernées. Il ne cesse non plus de consulter les organisations internationales. L’objectif étant de trouver les voies et moyens et de convaincre pour une conduite apaisée et consensuelle de la transition.
Le CCOC, une organisation d’envergure
Le CCOC enregistre à ce jour un réseau dense de 15 entités avec des ramifications dans les 22 régions de Madagascar. Il rassemble au moins, à travers ces entités 1.040.000 membres individuels. Ses ramifications se présentent de la manière suivante : 16 plateformes ou réseaux d’associations nationales, 22 plateformes ou réseaux d’associations régionales, 10 fédérations, 47 associations ou ONG de dimension nationale, 2 906 associations ou ONG de dimension régionale.
Le CCOC équivaut à quelque 1 134 entreprises affiliées, 32 organisations du secteur privé de dimension nationale, 6 organisations du secteur privé dimension régionale, 10 média de dimension nationale, 22 média de dimension régionale, 3 cercles de réflexion et 12 organisations confessionnelles de dimension nationale.
Le CCOC ne se résume pas à cet aspect quantitatif, il est fondé sur des centres assez larges et des principes qui animent ses membres. Le CCOC représente, à travers ses membres, outre les intérêts des individus-citoyens, presque tous les groupes d’intérêts, allant des droits de l’homme, au genre, en passant par les travailleurs, la démocratie, la participation citoyenne et la lutte contre la corruption, contre la violence, les paysans, les jeunes, jusqu’à l’environnement et au développement socio-économique.
Bref, à notre humble connaissance, tout ce qui peut être considéré jusque là comme la majorité silencieuse, non tapageuse, mais qui a ses opinions qui ne sont pas forcément pour l’un ou pour l’autre camp en présence et encore moins pour ceux qui sont venus se rattacher aux belligérants. Leur non engagement dans le conflit ne signifie pas de l’indifférence mais le respect de leur opinion.
Recueilli par Bill





