Ce 1er octobre 2009, le CCOC qui fait partie de la société civile, a encore une fois publié un communiqué dans lequel il appelle à la reprise du dialogue et au respect stricto sensu de la Charte de Maputo. Lors de la rencontre avec les quatre mouvances politiques, cette société civile a sollicité la collaboration des forces armées pour chercher ensemble la solution à la crise. Des contacts ont eu lieu avec les chancelleries croit-on savoir. Et il en est de même avec les forces armées apprend-on du général Guy Ratrimoarivony, membre de la société civile. Aujourd’hui, vraisemblablement avec les intentions déclarées des uns et des autres, notamment de la part des hommes politiques, le CCOC a cru urgent de réitérer son appel au dialogue.
« Seules la poursuite du dialogue, la mise en œuvre des Accords de Maputo et le respect du processus prévu (mise en place des institutions, la concertation nationale, les élections) permettront à Madagascar de sortir de la crise, de rétablir la paix sociale, de relancer l’activité économique et surtout de jeter les bases d’une vraie démocratie à travers les changements dans les institutions et dans la pratique politique auxquels aspire la majorité des Malagasy. Pour mettre définitivement fin aux cycles de crise, toutes les étapes du processus doivent être respectées.
Toute initiative unilatérale d’où qu’elle vienne, ne peut que compliquer la recherche de solution de sortie de crise et prolonger les souffrances du peuple malagasy. Rappelons que, suite à la signature des Accords de Maputo, tous les chefs des mouvances sont sur un même pied d’égalité ».
« Pour cela, toutes les manifestations doivent être suspendues ainsi que toutes les arrestations arbitraires et les actes de violence envers les civils arrêtés. Le respect des principes démocratiques, tels que la liberté d’expression, l’accès équitable aux médias publics doit être assuré afin de garantir la pluralité des opinions ».
Recueilli par Valis





