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vendredi 9 décembre 2016
Antananarivo | 16h00
 

Communiqué

SeFaFi

Langue malgache et francophonie

jeudi 10 novembre

À quelques semaines du sommet de la Francophonie à Antananarivo, le scepticisme est général. Occupées à prétendre que tout va bien, les autorités installent le décorum qui jettera la poudre aux yeux des chefs d’État invités. Mais elles gardent un silence épais sur le budget officiel alloué à cette manifestation et sur les contrats PPP conclus dans le cadre des Projets [1], en dépit des multiples demandes émanant de la société civile. Une chose est sûre pourtant, nous le paierons très cher, ce sommet, et pas seulement en termes de coût matériel, financier ou économique. Car une question plus profonde se pose : qu’avons-nous obtenu en contrepartie ? quel est le rôle joué par la francophonie dans notre pays ? Une introspection s’impose, pour saisir le contexte dans lequel nous évoluons, et pour prendre de bonnes décisions pour le futur.

Le plurilinguisme doit commencer avec le malgache

Madagascar dispose d’un atout rare en Afrique : une langue unique, enrichie par des variantes dialectales auxquelles tiennent les régions [2]. Cela pose l’épineuse question de choisir le dialecte qui sera utilisé par tous en tant que langue nationale. La plupart des pays (France, Italie, Allemagne) ont connu ce dilemme, qui se résout rarement de manière consensuelle. La plupart du temps, la variante utilisée par ceux qui détiennent le pouvoir s’impose à l’ensemble de la population. Madagascar n’échappe pas à cette logique, le dialecte merina étant devenu par la force des choses (et en particulier par son usage dans les médias et dans l’enseignement) l’équivalent de langue officielle malgache.

Une situation de fait qui, tout en satisfaisant les Merina, indispose les locuteurs des autres formes dialectales. Non seulement il n’existe aucun acte officiel pour conforter cette situation, mais les autres dialectes sont souvent ignorés par les médias nationaux et par le système éducatif. Des publications en valorisent certaines [3], mais leur impact est marginal. Aussi est-il urgent d’engager un vaste dialogue à l’échelle du pays, pour que cette question centrale soit débattue, et qu’une solution satisfaisante pour tous soit trouvée et mise en œuvre. Il fut question, un moment donné, de créer un « malgache commun » qui reprenne des éléments aux différents dialectes, mais la tentative tourna court : le scepticisme des linguistes se vit conforté par un désintérêt massif des populations concernées. L’impasse reste totale.

En attendant, la langue malgache dépérit, lentement mais sûrement, et la récente disparition de trois de ses illustres défenseurs, Henri Rahaingoson, Juliette Ratsimandrava et Rajaona Andriamananjara, n’est pas pour améliorer les choses. Les jeunes d’aujourd’hui ne s’expriment qu’en langage codé, et les lettres comme le « w » et le « x », inexistantes dans l’alphabet malgache, envahissent jusqu’aux publicités… en malgache.

L’autre face du même problème nous ramène à la francophonie. Insulaire et peuplée de moins de 25 millions de locuteurs (à peine plus que la seule ville indienne de Mumbai), Madagascar n’a aucune chance de voir sa langue s’implanter à l’étranger. Dans le monde contemporain, il est impossible, voire suicidaire, de rester emmuré dans sa propre langue et dans sa propre culture. Il lui faut donc impérativement une ou même plusieurs langues de communication internationale. La colonisation lui a imposé l’usage du français, comme à d’autres pays, notamment africains. Avec cette différence majeure que la plupart de ces pays comptent chacun des dizaines de langues et que le français y est devenu la langue commune à tous, comme l’anglais en Afrique du Sud, au Nigeria ou en Inde. Mais à Madagascar, l’histoire récente n’a fait qu’aggraver la situation.

A partir de 1978 en effet, un programme de « malgachisation » initié par le président Ratsiraka a visé à rendre à la langue malgache toute sa place dans l’administration et dans l’enseignement. Si le projet était louable et a favorisé la démocratisation de l’enseignement, sa mise en œuvre s’avéra désastreuse. Car les efforts déployés pour définir la forme du malgache à employer, pour élaborer les outils pédagogiques, pour forger un vocabulaire nouveau (scientifique, technique et autre), ou pour former les enseignants, sont restés insuffisants. Sympathisant de ces réformes, le Père Rémy Ralibera avouera plus tard : « Pour moi, ce fut une sorte de génocide culturel » [4].

Par la suite, la Constitution modifiée en 2007 précisait en son article 4 que « le malagasy est la langue nationale. Le malagasy, le français et l’anglais sont les langues officielles ». Dans la constitution de 2010 par contre, il n’est plus question de langue officielle, le même article 4 stipulant que « le malagasy est la langue nationale ». On ne saurait mieux reconnaître que la question n’est toujours pas tranchée et reste plus que jamais d’actualité.

Du français à la francophonie

D’après les statistiques du Ministère de l’Éducation nationale (2015), 46 % des Malgaches seraient analphabètes, utilisant le malgache uniquement comme langue d’expression et de communication. Or le français est encore la langue d’éducation, que les générations successives d’éducateurs (instituteurs, professeurs des collèges et des lycées, et évidemment les fameux maîtres FRAM) maîtrisent de moins en moins. Pour les classes moyennes et privilégiées par contre, ne pas maîtriser le français est une honte, car cela les prive d’un important « signe extérieur de richesse ». D’où l’engouement pour les écoles d’expression française qui, en dehors des écoles agréées par l’Agence pour l’Enseignement du Français à l’Etranger (AEFE), manquent de sérieux et de rigueur. Le faible taux de réussite au CEPE (58,7 % en 2016) constitue déjà un fort signal d’alarme pour susciter une réflexion nationale sur l’enseignement en général et la langue d’instruction en particulier. À quoi sert-il d’avoir des jeunes qui parlent à peine le français et s’expriment mal en malgache ? Le fort taux d’abandon scolaire entre le primaire et le secondaire ne pourrait-il pas s’expliquer par le fait que les élèves ne s’identifient pas à ce qu’ils apprennent ? ou qu’ils ne comprennent pas la langue ou le dialecte dans lesquelles on leur transmet les connaissances censées les instruire ?

C’est précisément à quoi devrait servir le prochain sommet de la francophonie. Mais où en sommes-nous, aujourd’hui ? 1,5 million de Malgaches, soit 6 % de la population, maîtriseraient le français, à l’oral comme à l’écrit [5]. Quant aux locuteurs anglais, leur nombre n’est pas connu, mais il reste faible. Un choix devra donc être fait, auquel les responsables se sont refusés depuis des décennies. Après un début de scolarité en malgache (en précisant sa forme dialectale), il conviendrait de renforcer le français, là où c’est possible sans nuire à la scolarité en malgache, et de privilégier une autre langue de communication internationale (anglais, chinois, arabe ou espagnol) pendant le secondaire, pour que les élèves maîtrisent effectivement le français et une deuxième langue internationale. Et tout cela, en élaborant des manuels adaptés et en formant des enseignants compétents. Il ne suffira pas de décider dans l’abstrait, comme il est d’usage chez nous, sans se préoccuper du suivi pendant les décennies à venir…

La francophonie peut-elle y aider ? D’après l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), « le terme francophonie est apparu pour la première fois vers 1880, lorsqu’un géographe français, Onésime Reclus, l’utilise pour désigner l’ensemble des personnes et des pays parlant le français. On parle désormais de francophonie avec un « f » minuscule pour désigner les locuteurs de français et de Francophonie avec un « F » majuscule pour figurer le dispositif institutionnel organisant les relations entre les pays francophones » [6].

Il est important de noter aussi la dimension géopolitique majeure de la francophonie, la langue française ne pouvant être réduite à son aspect purement linguistique et ne pouvant être culturellement ou politiquement neutre, notamment en Afrique et à Madagascar. La francophonie regroupe 274 millions de personnes parlant le français, réparties sur les cinq continents, un nombre assez modeste sur le plan international. Mais c’est aussi une machine institutionnelle qui, au-delà de l’OIF, regroupe entre autres le Sommet des chefs d’État et de gouvernement, le Secrétariat général de la Francophonie, l’Agence Universitaire de la Francophonie et l’Association Internationale des Maires Francophones. Elle dispose en outre d’un média officiel, TV5 Monde, qui, au-delà de l’information, véhicule des valeurs, des façons de penser et des modes de vie occidentaux.

La question qu’on devrait peut-être se poser est alors de savoir comment l’accueil du sommet de la Francophonie explique, clarifie et énonce ce que nous voulons. Quelle langue utiliser au quotidien, à l’école et au bureau ? Quelle politique linguistique appliquer ? Le fait de célébrer la langue malgache chaque année, de façon plutôt superficielle, ne suffit pas pour rassurer sur la santé de notre langue maternelle. Et pas davantage des réformes cosmétiques telles que l’instauration de trois nouveaux cycles de trois ans pour remplacer les deux cycles actuels de 5 et 4 ans : cette réforme de façade amusera la galerie tout en compliquant la vie des écoles, mais ne résoudra en rien les vrais problèmes de l’éducation nationale. La réflexion doit suivre son cours, mais rapidement et surtout durablement, car il y a péril en la demeure. Voulons-nous, oui ou non, demeurer francophones ? Il faut en mesurer les enjeux et les impacts socioéconomiques, culturels et politiques ; en un mot, en débattre, en discuter, en parler, et non pas éviter indéfiniment ce sujet brûlant pour ne s’intéresser qu’aux fastes et aux réjouissances à venir. Pourquoi ne pas profiter du sommet de la Francophonie pour en discuter directement avec les instances concernées ? Cela permettra de trouver une certaine utilité à un évènement à propos duquel aucun citoyen n’a été consulté.

Antananarivo, 5 novembre 2016


SeFaFi
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Notes

[1À titre d’exemple, les conditions du contrat avec la China Harbour Engeneering Company, pour la construction de nouvelles bretelles autoroutières, ne sont pas connues.

[2L’unicité de la culture malgache, et donc de sa langue, est attestée par le mythe d’Ibonia, dont la même thématique se retrouve dans les versions antemoro, antam-bahoaka, merina, masikoro, sakalava, antankarana, antanosy, vezo, etc. Voir François Noiret, Le mythe d’Ibonia, le grand prince (Madagascar), Karthala et Foi & Justice, 2008. Un second volume, avec 4 nouveaux récits, sera publié en 2017.

[3Ainsi de la série Angano malagasy - contes de Madagascar : Tsimamanga et autres contes malgaches en dialecte masikoro (Traduction et présentation de Velonandro), Foi & Justice, 2016 ; L’origine des choses. Récits de la côte ouest de Madagascar (Traduction et présentation de Velonandro), Foi & Justice, 1995 et 2002. Les Contes antankarana (1990) et Contes betsimisaraka (1992), traduits et présentés par le P. Maurice Schrive, sont épuisés et seront réédités par Foi & Justice en 2017.

[4Cf. Rémy Ralibera, Souvenirs et témoignages malgaches. De la colonisation à la III° République, p. 166 (et tout le chapitre IX : La « malgachisation », un génocide culturel ?, pp. 165-180), Foi & Justice, 2007.

[5Cf. L’Express de Madagascar du 29 août 2014, « Francophonie : 1,5 million de Malgaches maîtrisent le français ».

23 commentaires

Vos commentaires

  • 10 novembre à 10:01 | FANTOMAS (#7269)

    je tiens tout d’abord à souligner la grande qualité de cette article.
    Antillais et marié à une femme malgache, je vis dans le nord de l’Ile et j’ai appris le malgache officiel.
    Quand je parle ou j’écris en malgache officiel, on me regarde avec de grands yeux !!

    J’ai remarqué que dans les banques dans lequel il y a des distributeur de billets, des malgaches ont besoin d’aide alors que les terminaux propose aux clients de choisir la langue malgache !!

    Il y a donc un réel problème linguistiques à MADAGASCAR, c’est curieux que tout les malgaches ne parlent pas la même langue, comment les choses peuvent-elles évoluer ?

  • 10 novembre à 10:15 | Dadabe (#9116)

    Bonjour,

    Voici un « balayage » intéressant, inquiétant, et assez complet, d’un sujet important (sinon vital) qui concerne d’abord les Malgaches et beaucoup moins le Sommet de la Francophonie qui n’a strictement aucune utilité à cet égard. La langue anglaise demeure pour l’instant la ’’seule’’ langue indispensable en ce qui concerne la communication internationale, et donc l’économie qui mène plus sûrement le vaste monde que ne le font désormais les idéologies. Il suffit de se rendre sur internet pour s’en rendre compte. En ce qui concerne l’expression des cultures, chaque langue a son rôle à jouer et le français, tout particulièrement, peut même revendiquer une place internationale non négligeable.
    A Madagascar, la langue malgache (celle des merina, peu importe, mais enrichie de ses particularités locales) est indispensable. Mais à Madagascar seulement...
    A Madagascar, le français aussi est indispensable et l’anglais le devient plus que jamais.
    Après, les polyglottes malgaches se feront plaisir avec le mandarin, le portugais ou le russe. Mais les usagers de ces dernières langues, à l’internationale, s’expriment déjà bien en anglais. Cela se vérifie chaque jour.
    Une question : comment enseigner une ou plusieurs langues qu’on ne pratique pas ? Merci Ratsiraka. Joli bilan, bel héritage...

    • 10 novembre à 10:58 | vatomena (#7547) répond à Dadabe

      Le sommet de la Francophonie à Madagascar,c’est la fable de la grenouille qui veut s’enfler pour etre plus grosse que le bœuf ,comme dirait La fontaine

    • 10 novembre à 14:12 | Dadabe (#9116) répond à Dadabe

      Bonjour Vatomena,

      C’est bien de connaître La Fontaine, notre Esope du Grand Siècle (français). Je vous souhaite de passer une bonne journée. Ici, à Antsirabe, le ciel devient menaçant... Je m’attends à de grosses pluies en fin de journée (et un peu de délestage, peut-être ? Pour le plaisir...).
      En attendant, continuez à nous instruire et à persifler tout en douceur (mais si, mais si, vous adorez persifler, de façon toujours subtile, comme un parfum de fleur !).

  • 10 novembre à 10:54 | Paulo Il leone (#6618)

    La vérité c’est que la langue malgache (tous dialectes confondus) n’est pas un outil de commnication et de réflexion approprié pour communiquer et raisonner à notre époque. C’est comme essayer de labourer un champ immense avec un araire du 1er siècle de notre ère.

    Tant que les décideurs Malagasy n’auront pas compris que l’usage du malgasy commelangue principale constitue une entrave à tout développement économique, culturel, social, il n’y aura pas grand espoir d’amélioration dans ce pays.
    Je donne un exemple caricatural certes mais bien réel : la plupart des Malgaches que je côtoie et qui ne sont pas francophones confondent allègrement « hier » et « demain », « mari » et « femme », pour ne citer que ces exemples les plus flagrants.
    Les Gaulois ont bien adopté le latin qui a rapidement supplanté les dialectes autochtones sans que les Gaulois « perdent leur âme » ..
    Pourquoi les Malgasy sont-ils si frileux dès qu’il s’agit de s’affranchir de traditions ou d’éléments culturels qui les enserrent comme des carcans etle sempêchent d’avancer et de se remettre en question ? Je n’ai pas la réponse mais je pense que c’est que question qui vaudrait la peine d’être examinée de près...

    • 10 novembre à 14:26 | Dadabe (#9116) répond à Paulo Il leone

      Bonjour Paulo II leone,

      Que le malgache ne soit pas une langue de communication internationale, cela va de soi. Il en est de même pour quelques centaines d’autres langues tout à fait respectables et vecteurs de longues traditions culturelles. Je ne vois donc aucune contradiction entre le fait de préserver farouchement une langue (sa poésie, sa littérature, sa tradition orale, ses chansons, ses mots d’amour...) et celui d’apprendre une deuxième voire une troisième langue d’usage, à l’international ou non.
      Le corse, le breton, l’alsacien, l’occitan, la langue d’oïl, pour ne citer que celles-là, sont des langues à part entière et leurs locuteurs parlent tous le français et, le cas échéant, d’autres langues internationales. Le problème essentiel ne réside pas dans l’incapacité des enfants et adolescents à pratiquer une ou plusieurs langues étrangères (les Malgaches sont au moins aussi intelligents que les autres êtres humains), mais dans la capacité de l’Etat à former et payer des enseignants dignes de ce nom. A cet égard, Madagascar n’a cessé de reculer depuis la décolonisation (en qualité, non pas en nombre d’élèves scolarisés) et ces dernières années ont été particulièrement catastrophiques (les statistiques mêmes du Ministère de l’Education nationale malgache sont assez éloquentes !).
      Cela dit, à bien des égards, la tradition peut être effectivement un ’’carcan’’. Sur ce plan je suis d’accord avec vous. Tout est donc affaire d’équilibre, d’éducation, d’ouverture d’esprit et de bon sens.

    • 10 novembre à 14:39 | vatomena (#7547) répond à Paulo Il leone

      @Dadabe
      Ne nous oubliez pas .Votre regard sur nous et sur nos malheurs sont précieux.Il est juste et clair . Il n’est pas brouillé par l’accoutumance à nos erreurs et à nos défauts.Ce qui vous donne un parler franc.Vous ne portez aucun ressentiment qui puisse altérer un jugement.Le témoignage impartial est peu connu ici.

      Malgaches et Français ont tort d’oublier dans les écoles notre La Fontaine d’autrefois.

      Apres la pluie ,le beau temps :les roses et les œillets du jardin....

  • 10 novembre à 12:13 | Vohitra (#7654)

    Miarahaba Tompoko,

    Manana harena iombonana isika Malagasy, dia ny teny izay hahafahana mifampita hevitra, hahafahana maneho fihetsehampo sy fombam-piarahamonina, teny manana lafiny sy efitra isam-paritra, na dia izany aza nefa dia misy ny olana mitoetra izay lasa zary sakana tsy hahafahana mitondra fivelarana miantefa any amin’ny vavahadintsaina sy ny tsikalam-pieritreretana ho any amin’ny fandrosoana iombonana :

    • Tsy voafaritra mazava hoe inona no antsoina hoe « tenim-pirenena »
    • Mbola tsy azo lazaina hoe « miaina » ny teny hifanakalozan-kevitra
    Raha ny teboka voalohany no hitodihana, dia avy hatrany dia ny lasa sy ny vesatry ny tantara no lasa hisatra sy sakana : mbola tsy tafatoetra sy mijoro ao anaty fahafenoina ny Firenena iombonana, misy ireo mibaby ny tarazo ka mihevitra fa izao teny hifampizarana izao dia amin’ny ankapobeny mifototra amin’ny teny hifandraisana avy eo ankibon’Imerina, ary izy ireo mihevitra fa ilaina hasiam-panitsiana mba hahafahana maneho sy mitaratra ny fombam-piarahamonina sy kolontsaina misy any amin’ny Faritra hafa, heverin’ny sasany fa ny fanakapohana amin’izao endriny sy firafitra misy ankehitriny ny teny izao dia mitory ho fanjanahantsaina ka ilaina fanitsiana ; vokatr’izay fomba fijery izay, dia sadaikatra ny sasany hanambara aminkitsimpo fa efa tafapetraka ary mitombina ny antsoina hoe « teny Malagasy ofisialy », raha tsorina izany dia ny tomponandraikitra tokony hitondra fanitsiana tsy manao izany, ary ny mpisitraka ny teny ihany koa tsy manao ho laharampahamehana ny hitondra ampahibemaso ny heviny sy ny ahiahiny ary ny tena foto-pisainany ka dia tsy mahagaga raha lasa mihazohazo ny toedraharaha ; hoy aho hoe, avelao ny tantara hipetraka ho harena, ary tsy isika izao no hijoro hitsara ny tantara, ary tokony ho tsaroana fa ny teny iombonana dia hahafahana mizara sy mifanaja ao anaty fahasamihafan’ny kolontsaina sy fomba ary riba.

    Raha ny teboka faharoa indray no hovoasana, dia mbola maro ireo voambolana vaovao tokony hampidirina ao amin’izao teny hifanakalozana izao, teny izay hahafahana maneho ny fivoaran’ny hairaha sy haitao mivoitra avy any amin’ireo tany mandroso, ka hitondra antsika any amin’ny fanarahandia ny fivoarana takian’ny fandrosoana, ny tsy fahampian’izay no miteraka ny teny sadasada mifangaro voraka ka lasa manefy ny taranaka ankehitriny sy ho avy ho lasa « safiotra fisaina sy fiteny ary fomba fihevitra ». Ny zavamisy sarotra hafenina ihany koa nefa dia maro ireo teratany Malagasy no tsy manao ezaka mihintsy hifehezana ny teny iombonana, tsy vonona ny hahafoy fotoana mba handalina sy hanefy saina ka hiroboka hanovo fahaizamanao sy fahazarana arapiarahamonina amin’ny teny Malagasy mangarahara, mety ho fahalainana miaro hakamoana ve sa henatra sa hambo diso toerana no antony ? ahoana tokoa ary no hitaizana olona ho tia sy hisitraka amim-pitiavana ny tanin’ny razany raha ny tenin’ny razany aza tsy hananany zotompo hanehoan-kevitra ?

    Fehiny, tsy ny fampidirana ny teny vahiny mihintsy akory no olana eto Madagasikara, fa ny fotopisainana sy ny fahabangan’ny tandrohasina sy fahavononana hanandratra sy hampirenty ny tenindrazana ho fanilo mpanazava ny làlana hizorana ho any amin’ny fandrosoana mifandraika sy sahaza ny fiarahamonina sy ny fianakaviana Malagasy.

    Hoy ny oham-pitenenana hoe :« Doradora vava any ivelany, fa toa olo-moana an-trano »

    Mankasitraka Tompoko

    • 10 novembre à 13:29 | ratiarivelo (#131) répond à Vohitra

      Salama e ! Tena MARINA dia MARINA ny voalazanao Tompoko , fa matetika isika tompony ihany no malailay hifonosana @ny TENIN-DRAZANTSIKA **** Isika MALAGASY no manao : VARY lena voatoto : ka samy te-ho LOHANY !!! Manao toy ny VALALAN’ALIKA , na ny tompony aza tsy tia azy !! mahereza e !

    • 10 novembre à 13:30 | ratiarivelo (#131) répond à Vohitra

      Salama e ! Tena MARINA dia MARINA ny voalazanao Tompoko , fa matetika isika tompony ihany no malailay hifonosana @ny TENIN-DRAZANTSIKA **** Isika MALAGASY no manao : VARY lena voatoto : ka samy te-ho LOHANY !!! Manao toy ny VALALAN’ALIKA , na ny tompony aza tsy tia azy !! mahereza e !

    • 10 novembre à 13:31 | ratiarivelo (#131) répond à Vohitra

      Salama e ! Tena MARINA dia MARINA ny voalazanao Tompoko , fa matetika isika tompony ihany no malailay hifonosana @ny TENIN-DRAZANTSIKA **** Isika MALAGASY no manao : VARY lena voatoto : ka samy te-ho LOHANY !!! Manao toy ny VALALAN’ALIKA , na ny tompony aza tsy tia azy !! mahereza e !

  • 10 novembre à 12:39 | Ibalitakely (#9342)

    1- Madagasikara voalohany indrindra dia toy ny firenena maro dia maro rehetra, izany hoe tany am-piandohany tany avy, dia nisy mpanjaka kely (roitelets) isaky ny faritra avy izay tsy dia mitovy ny fahalebiazany & ny heriny. Dia tsy maintsy nisy ny fifanafiana ka tsy maintsy nisy ny resy & naharesy … ary hoy ny natanjaka teto t@ izany fotoana hoe “ny ranomasina no vala-parihiko”. Dia tokony tsy atao mahagaga raha ny fitenin’izay matanjaka hatrany no no narahin’izay babony.
    2- eto Madagasikara anie dia tsy misy loatra izany dialecte izany fa subdialecte no azo iantsoana azy ka ny fomba fiteny aingana & mitelina/mampitombo feo & fiovana kely @ teny iray (variance) isam-paritra no mitranga matetika. Ary betsaka ny teny niombonana hatrizay toa : lanitra, tany, rano, rivotra, afo, làlana, vary, … ary tsy izay be mpampiasa koa ve no be mpanaraka hoy ianaeo raha ny fiaraha-monina no jerena kely ?
    3- Rehefa tonga ny vazaha mpanjanaka naka an-keriny [1] ny nosy (& ny manodidina azy) ka rehefa tonga ny fangatahana @ fiverenan’ny fahaleovantena na retour à l’indépendance, izay raha t@ 1950 ny nangatahina dia hoe “hafaka 25 taona izany mba iomanan’ny vahoaka … izany hoe any amin’ny taona 1975 raha aingana indrindra”, nefa dia notapoiny ny Malagasy ka tonga dia nomena [2] izany fiverenan’ny fahaleovantena izany ny 1960. Vokany : tsy nisy zavatra vonona avy amin’ny vahoaka Malagasy fa izay efa novolavolain’ ny mpanjanaka tany no nabosesiny naraina → teo nanomboka teto no nisian’ny hoe ohatra teny ofisialy roa ifaneraserana dia ny Malagasy ofisialy & ny frantay [3] izany.
    [1] ny avy any ivelany aza tonga manafika ny kely & malemy no izy ka maika ny mifanakaiky fa dia amin’izao taon-jato faha XXI izao, 2016, dia mola misy mody mahalahelo ny nahazo ny tany aloha tany dia mbola miseho izany anti-merina izany hono !!!
    [2] teo no nahafantarana ny fiasan’ny frantsaftrika nanomboka t@ Charles de Gaule.
    [3] moa tsy izany ve no nahatonga ny raharaha 1972, mbola tena notatànan’ny vazaha mpanjanaka tanteraka ny repobilika voalohany : na ny lehibe rehetra isaky ny ministera mbola mena sofina aby.
    * Izaho dia mihino fa na ny Koreana Avaratra na ny Japone na ny Sinoa ohatra dia tonga hatrany @ fianarana ambaratonga ambony ny « koreanisatio & japonisation & sinoaisation » any ka tsy niankina @ fiteny hafa loatra ry zareo, fanamafisana teny vahiny angamba no fanaony.

    • 10 novembre à 14:23 | Ibalitakely (#9342) répond à Ibalitakely

      Ankohatra ny hoe mifaninana amin’ny teny hafa, common wealth an’ny anglo saxon indrindra, ny francophonie eto Afrika dia fanagejana tsotra izao araka ny tanjona frantsafrika. T@ 2008 raha nanomana io sommet de la francophonie & sommet de l’UA i Madagasikara dia nofinganin’io frantsafrika io ny mpitondra t@ izany fotoana satria francophobe izao hono, na dia i COLAS frantsay aza ohatra no nampanamboarin’io olona io ny rova Manjakamiadana, fa ankehitriny tsy dia izay indray (francophobe) ny fipetraky ny lalao ka misesy ny fanoanan’ny avy any ivelany, ry Michael Jean no loha laharana amin’izany. Dia ny lafiny varotra & toe-karena no mody resahina betsaka.

  • 10 novembre à 13:11 | Isambilo (#4541)

    Il y a une langue unique malgache avec ses déclinaisons régionales, chose rare dans le monde entier et qui vaut d’être soulignée. Pour rappel, en France coexistent le français officiel, sa version dialectale qui est l’occitan ou l’alsacien et des langues autres : basque, breton, catalan.
    Il faut souffrir d’une insuffisance intellectuelle sévère pour ne pas comprendre un interlocuteur malgache où qu’on soit dans l’île. Ou d’une mauvaise foi militante.
    Elle a été élaborée sous la coordination d’un missionnaires gallois (D. Jones), la collaboration de 12 Malgaches et de Radama pour le système phonologique. C’est Radama qui a décidé de l’adoption de l’alphabet latin au détriment de l’alphabet arabe des sorabe.
    Le merina a été la base parce que c’était la déclinaison dialectale la plus répandue au 19e siècle. Mais on ne peut pas dire que c’est du merina car Jones a mis son grain de sel dans la syntaxe. Il suffit de comparer les discours de Radama de cette époque et la première traduction de la Bible pour s’en convaincre.
    Que la Sefafi soulève ce genre de sujet montre qu’elle n’a qu’une connaissance artificielle du pays et du travail linguistique commencé par Frederic de Houtman dans la baie d’Antongil et la publication de son lexique malais-malgache-hollandais en 1603 (téléchargeable sur internet).
    Affirmer que le malgache freine le développement intellectuel est un non sens. C’est une langue vivante. La preuve : karoty et carotte.
    Chaque langue a son génie propre et une blague en malgache ne peut être appréciée dans toute sa finesse qu’en malgache. Exemple : boka milomano, tafita vao rendrika.
    Pour ce qui est de la francophonie, c’est une simple histoire d’organisateurs de congrès ou de foire. Il y en a qui en vivent.

    • 10 novembre à 14:33 | Dadabe (#9116) répond à Isambilo

      Bonjour Isambilo,

      Merci pour les informations que vous apportez. Un petit détail cependant : l’alsacien ne me semble pas être la ’’version dialectale« du français mais plutôt un dialecte allemand. Non ? La Sefafi a malgré tout le mérite de produire un texte intéressant à la veille d’un Sommet qui promet de l’être beaucoup moins. Enfin, bravo de souligner le »génie propre" à chaque langue. On l’oublie trop souvent...

  • 10 novembre à 13:13 | kartell (#8302)

    Le français a subi un échec cuisant dans le pays, hier, langue véhiculée du colonisateur, aujourd’hui, elle est réservée à celle des affairistes touristiques et à certaines femmes, en quête d’un parraineur généreux et peu regardant ! …..
    Hier, langue de partage de la culture de « nos ancêtres les gaulois », elle s’est échouée au même rythme que celle de notre économie, laissant , ici et là, quelques îlots éparses de pratique plus ou moins sélective !….
    Cette langue imposée offrait encore la possibilité de neutraliser le choix partial d’un parler ethnique plus qu’un autre, elle a été soldée par un Ratsiraka, pourtant chantre fanfaron de son usage dans ses discours officiels !
    Aujourd’hui, le bilan est sans appel et ce n’est pas un sommet de l’esbroufe qui risquera de stopper une agonie programmée, son image a désormais perdu de son aura surtout économique et de son intérêt pratique….
    Elle est en voie de devenir la langue du passé, de celle de nos aïeux, qui voyaient en elle, une certaine forme de promotion sociale mais les temps ont changé et le marasme installé a enfermé le français dans un carcan dévalorisant, qui faite lui, désormais, une langue sans issue pour un pays qui empreinte la même voie !….

    • 10 novembre à 14:45 | Dadabe (#9116) répond à kartell

      Bonjour Kartell,

      D’ordinaire j’apprécie vos écrits, assez rudes et polémiques, mais intéressants. Cependant, je me permets deux remarques aujourd’hui.
      D’une part, dans le cas qui nous intéresse, ce n’est pas tant le français qui subit un échec cuisant (le nombre de vrais locuteurs malgaches, non comprise la diaspora, n’a jamais été très important). C’est bien plutôt l’échec de l’Education nationale malgache qui est cuisant, comme fut scandaleuse la ’’malgachisation’’ de Ratsiraka (on peut faire d’une bonne idée de départ un vrai scandale par simple blocage idéologique).
      D’autre part, votre vision de la langue française est particulièrement négative (un petit blocage idéologique, à votre tour ?). La langue française, croyez-moi, n’est pas moribonde. Les meilleures universités américaines l’enseignent à ses meilleurs étudiants et de Russie en Amérique du Sud il est toujours de bon ton de s’exprimer en français. Laissons à l’anglais son côté utilitaire et tout à fait impérialiste (qui, d’ailleurs, ne me dérange pas du tout) et laissons vivre les autres langues où le français figure en très bonne place, au plan mondial, que cela vous plaise ou non.
      PS - ’’Emprunte’’, pas ’’empreinte’’. Le français, qui exige quelques efforts et une patiente relecture, commence avec sa grammaire, son orthographe et syntaxe...

    • 10 novembre à 15:36 | kartell (#8302) répond à kartell

      Bonjour Dadabe,

      Vous avez raison de compléter mes affirmations en précisant que faute d’enseignants, le français se meure de pouvoir être instruit aux jeunes générations mais il est la victime essentielle, véhiculée par une décolonisation mal négociée et surtout assimilée….
      Quand à cette notion de « moribondité », elle n’était envisagée que dans le cas exclusif malagasy même si elle semble connaître un nouvel essor encourageant dans certains pays de l’Est….
      Les prévisions de son extension internationale sont et seront fanfaronnées lors du prochain sommet mais méfions-nous des probabilités et des sondages, trop consanguins !…...
      Mais, ce parler français deviendra-t—il la langue des pauvres ? il y a qu’un petit pas à franchir, n’en déplaise à certains esprits francophones…franchouillards !.

    • 10 novembre à 16:04 | vatomena (#7547) répond à kartell

      Est ce un hasard ,un calcul ou le mérite qui a fait accorder deux grands prix littéraires à des porteurs de noms bien étrangers cette année ?

  • 10 novembre à 13:36 | Jipo (#4988)

    Bonjour.
    L’ ile soeur, Maurice pour ne pas la citer, en est que la parfaite démonstration, sa réussite tant économique, que touristique sont des exemples à suivre, que les dirizents Malagasy ne semblent pouvoir intégrer, racisme, xénophobie, ou désinvolture ?
    Mr roland ratsyraca, vous voulez développer le tourisme, mais quel genre de touristes désirez-vous réellement , sachant que les Malgaches qui en ont les moyens se barrent tous à l’ étranger pour joindre l’ utile à l’ agréable, et n’ investissent pas un ariary, pour leur sinistre patrie .
    Quels touristes restent-ils donc à cibler ?
    Alors développer le Malgache oui comme la monnaie , mais pour échanger avec qui ???
    Quand on a comme priorité que : celle de se nourrir, quelle place voulez-vous accorder à la fierté, qui plus est de maitriser une langue, à commencer par la sienne, quant à celle d’ un autre ...
    Quelle crédibilité accorder à cette minorité qui ne représentera jamais la majorité, qui la spolie, l’ ignore et la méprise ?
    le dilemme se pose, aucun ne voulant etre sacrifié et pourtant ...

  • 10 novembre à 14:26 | tanguy37 (#7699)

    De toutes façon : Anglophone ou Francophone,et dans quelques decennies le chinois,il faudra bien choisir.Les bretons parlent encore le breton,comme les alsaciens,les auvergnats,les catalans mais ils parlent tous le Français (et ça date de François 1° !!!!)
    c’est plus facile pour ce faire comprendre !!!!

  • 10 novembre à 21:11 | Isambilo (#4541)

    Dadabe,
    Vous avez raison complètement. Je déplore que la Sefafi soit aussi superficielle. Mais peut-être n’est-ce que l’illustration d’une culture trop superficielle très fréquente à Dago, et même pour chez ceux qui ont les moyens d’avoir accès à autre chose en ayant vécu d’autres expériences ailleurs.

  • 14 novembre à 15:34 | Ibalitakely (#9342)

    NY TENA MARINA MOMBA NY TENY MALAGASY (tohiny)
    Ankohatra izany dia misy zavatra tsara azavaina kely mikasika ireo teny roa ireo :
    FRANCOPHONE & FRANCOPHILE.
    -  francophone : dia faritra na firenena iray mampiasa ny teny frantsay ao aminy ifaneraserana na langue officielle de communication izany, ka raha i Madagasikara manokana no resaina dia araka ny lalàm-panorenana misy nonomboka ny Repoblika 1° di any teny malagasy ôfisialy no tenim-pirenena voalohany na première langue officielle & ny teny frantsay kosa dia natao faharoa.
    -  francophile : dia olona mahay miteny frantsay ka raha eto Madagasikara manokana ihany koa no lazaina dia mizara maromaro ny Malagasy : ao ny tsa vao mahay mihintsy ; ao ny mpanao vary amin’anana izany hoe mahazo ny teny vahiny fa sahirana rehefa miteny & ao ny tena avanana tokoa fa ny tahany no ambany dia ambany satria ampahan’ny olona @ tanàn-dehibe ihany ireto farany.
    -  Fa ny zavatra mampivaraontsana dia ireto Malagasy sendra lasa any am-pita izay tsy mampianatra velively teny Malagasy ny zanany, asa kamo ve sa mahametra azy ve sa ahoana ??? Fa ny vahiny eto amin-tsika, na taranaka faha firy teraka eto na faha firy, dia mahay tsara ny tenin-drazany.
    -  Farany dia ny fampidirana ny teny vaovao, teknika & teknôlaojia indrindra, avy amin’ny teny vahiny tsy tokony asiana olana satria na ny samy firenena goavana & efa ela nanoratana aza dia manao izany avo koa, ohatra : electronic-électronique-electronica- электроника … ; transistor-transistor-transistore-Транзистор.

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