Contrairement à ce que l’on avait jusqu’ici l’habitude de voir, la cérémonie, qualifiée d’officielle, d’ouverture des travaux de ce mercredi 28 juillet 2010 a surpris plus d’uns car l’événement s’est déroulé sans futilité ni dépense ostentatoire. Et puis elle a réuni peu de monde par rapport à l’immense espace du Palais de la Culture et des Sports mais une assistance assez importante par rapport au nombre de participants escompté qui est de 750 personnes pour les six arrondissements de la capitale.
Ont honoré cette cérémonie d’ouverture des « Dinika Santatra » de leur présence, des membres de la Haute autorité de transition (HAT), la commune urbaine et le conseil municipal d’Antananarivo Renivohitra ; le président de la HAT s’est fait représenter par son Directeur de cabinet, Zazah Ramandimbiarison. Outre les discours des représentants des participants et des organisateurs, il faut souligner la bénédiction du doyen, le général Rabeony Edouard, pour la réussite de ces « Dinika Santatra ». Il s’est aussi adressé aux militaires pour leur rappeler l’unicité des forces armées et leur devise pour la Patrie dans le respect rigoureux de la hiérarchie et de la discipline.
Dans son intervention lors de cette cérémonie, Velompanahy Aristide, président de la Coalition des organisations de la société civile (COSC) a encore une fois expliqué l’objet de ces « Dinika Santatra ». Il a réitéré qu’il s’agit pour les émissaires et les membres du Comité local d’organisation (CLO) uniquement de collecter les propositions émanant des participants. Et cela sans qu’aucune proposition aussi petite soit-elle, ne soit mise à l’index ou ignorée. Ces « Dinika Santatra » qui se tiennent dans les 119 districts de l’île entrent dans le cadre d’un processus visant à chercher la voie pour sortir le pays de la crise et la préparation de l’avènement de la 4e République.
S’adressant à tous les participants à ces « Dinika Santatra » dans les districts, le Pasteur Ramino Paul, président des « Raiamandreny Mijoro » souligne comme Velompanahy Aristide qu’il faut dorénavant savoir écouter les points de vue différents car un dialogue et une discussion ne peuvent exister si les points de vue et les idées sont identiques pour ne pas dire unique. Il n’a pas oublié de penser même à ceux qui refusent de participer et déclare qu’il est toujours à la recherche des méthodes ou moyens pour collecter leurs propositions et leurs idées sur les sujets prévus dans l’agenda de ces « Dinika Santatra » car il ne faut ignorer ou écarter aucune proposition ni aucun groupe. « Il faut oser dialoguer » explique-t-il tout en suppliant quelque part que désormais, l’esprit qui doit animer les participants ne doit plus être les calculs politiques et encore moins les dénonciations ou les accusations et l’esprit de condamnation et de revanche.
Pour la capitale, les « Dinika Santatra » se dérouleront dans les arrondissements et dans les sites suivants :
- Commission 1 au Collège technique mixte (CTM) à Ampefiloha
- Commission 2 dans la grande salle d’œuvre de l’ECAR Ambanidia
- Commission 3 au Gymnase de Besarety
- Commission 4 Dans le Tranompokonolona de Manazara Ouest
- Commission 5 au Restaurant le 87 (ex-La Hutte Canadienne) Manjakaray
- Commission 6 dans la grande salle de la Mairie du 6e Arrondissement





