Des organisations de la société civile adhérant aux accords de Maputo demandent à la Haute autorité de la transition (HAT) la transparence, par respect de l’obligation de rendre compte. Un groupe d’organisation de la société civile a lancé officiellement la demande ce mardi 6 avril 2010, lors d’une conférence de presse tenue au siège de la PFNOSCM à Tsiadana. Cette demande fait suite au constat d’amélioration spontanée et non fondée des conditions de vie de certains membres et dirigeants de la Haute autorité de la transition (HAT).
Lalao Randriamampionona a signalé à la presse que certains membres de la HAT ont pu ériger de grandes constructions qui ressemblent à un château en si peu de temps. Elle a aussi signalé qu’un haut dirigeant de la HAT, qui avait auparavant été faire l’aumône dans divers départements ministériels, a pu miraculeusement acquérir une voiture d’une valeur de 1 milliard 800 millions de francs, lors du Salon de l’Automobile qui s’est tenu au Centre de Conférences International d’Ivato (CCII), l’année dernière.
Compte-rendu
Les organisations de la société civile, partisans de l’application de Maputo demandent ainsi un compte-rendu de la part des membres de la HAT qu’ils qualifient de dirigeants de fait. Une demande qui intervient après la présumée tentative de coup d’État du vendredi 2 avril 2010.
Les membres de la société civile pro – Maputo précisent pourtant qu’ils n’ont rien à avoir avec l’opération entreprise par Marc Ravalomanana. La presse a pourtant qualifié l’interpellation faite par ces organisations de médecine après la mort. « Une interpellation après consommation des infractions ». Face à cette remarque, les organisations de la société civile adhérant aux accords de Maputo, dont le CCOC, l’Accès Zon’Olombelona, le MAMPAFI, le CDE, le PFNOSCM, le FTMF, le Tranoben’ny Tantsaha et le CRAN, précisent que c’est uniquement dans un but de protection des deniers publics.





